Encore et toujours moi !!!

Encore et toujours moi !!!

Hallo !!

Encore
moi !!!
Et avec
une nouvelle fic RPS (Real People Slash ou YAOI pour ceux comme moi qui ne savent même pas que ce terme existe) sur nos twins.
Alors
donc les homophobes ils peuvent partir comme à chaque fois ainsi que les cons et les coincés du cul.
Sinon,
les autres je vous acceptent à bras grands ouverts. Vous naime !!!!!!!



J'espère que cette fic, Souvenir de peur vous plaira.

Je tiens juste à préciser que celles qui arrivent maintenant et qui en lisant voient que je demande un minimum de coms, c'est juste pour le fun. Je n'en tiens absolument pas compte et d'ailleurs je ne le fais même plus. Donc ne pensez pas que je suis du genre à demander un certain nombre de coms pour la suite. C'est FAUX !!!!!!

G
ros bizouxxx




Sinièn
# Posté le samedi 13 octobre 2007 11:37
Modifié le vendredi 21 mars 2008 17:03

Chapitre 1 : Un nouveau

Chapitre 1 : Un nouveau
*`¯) *`¯)
.`¯ .`¯) .*`¯)
(_.` (_. . ..`
. . . . . . . .(_.*`¯`*.->
Chapitre 1 : Un nouveau



" Écrire un passage autobiographique de votre enfance à la manière de Proust. "

Je relis cette phrase depuis une bonne demi heure et n'arrive toujours pas à la comprendre. Ou plutôt si ; je l'ai trop bien comprise même.
Notre prof de français nous a donné ce devoir il y a une semaine et je dois le rendre demain. Je déteste faire mes devoirs à la dernière minute mais celui là ... celui là je l'ai repoussé jusqu'à la dernière échéance.
La copie devant moi est toujours vierge et je me demande si elle va ne plus l'être.
Pourtant c'est si simple comme exercice. Il suffit de prendre un souvenir et de broder un peu autour. Dire ce que l'on a vécu et c'est tout.
Oui ... vivre. Mais comment fait-on quand depuis plus de dix ans on ne vit pas ... mais qu'on survit et qu'avant tout ça c'est noir ?
Je ne peux pas faire ce devoir pour la simple et bonne raison que j'ignore ce que vivre signifie.

Je soupire, sentant de nouveau la vague arriver. Ce vide, froid, pesant, angoissant qui m'empêche d'avancer vers l'après. Ma main se pose machinalement sur le tiroir de mon bureau. Avec un peu de chance, je n'aurais pas à aller plus loin.
Je tente de me concentrer sur autre chose mais rien n'y fait. Inconsciemment, je l'ouvre et prends la lame qui se cache dans une petite boite blanche. Blanche comme ce que j'aimerais être ... blanche comme un rêve lointain ... blanche comme une illusion infinie.
Je porte l'objet de ma future déchéance à mon bras et appuis dessus. Je plonge dans cette souffrance chaleureuse avec douceur et douleur. Un bien fou parcourt mon corps tout entier. Le sang coule le long de mon bras et sa vue m'apaise.

Ma feuille n'est plus vierge. Je viens de faire mon devoir ... à ma manière. Comme Proust, mes sens font ressurgir des souvenirs. Des larmes se mettent à couler le long de mes joues alors que je souris bêtement, laissant le rouge s'imprégner dans la feuille, créant une tache, une autobiographie ...

- Tom, on va manger, crie une voix féminine derrière la porte de ma chambre.

Je sursaute. Le temps passe si vite quand j'ai moins mal.

- Je ... j'arrive, dis je en essayant de paraître le plus naturel possible.

Ses pas s'éloignent déjà. J'observe mon bras. La douleur physique a déjà disparu, me laissant à nouveau vide.
Je vais dans ma salle de bain et nettoie vite fait bien fait les traces de mon acte de honte.
Cinq minutes plus tard, je descends les marches et arrive dans la cuisine, un sourire aux lèvres.

- On mange quoi ? Je demande sur un ton enjoué.
- Poulet, riz, me répond ma mère une casserole à la main.

Je m'assois à coté de ma s½ur, lui souriant sachant pertinemment qu'elle n'y répondra pas. En effet, à la place je reçois un regard noir suivi d'un autre triste.
Je détourne la tête, reportant mon attention sur les plats, honteux.
Le repas se passe bien. Une fois finit, je débarrasse la table rapidement pour retourner à mes devoirs.
Elle m'attend dans les marches, adossée au mur.

- S'il te plait. Pas cette fois
, je murmure.
- De toute façon j'arrête. Ça ne t'aide pas. Mais je ne t'abandonne pas pour autant.

Je lui souris et cette fois ci elle me répond. Je dépose tendrement un bisou sur sa joue et lui prends la main.
Une fois dans ma chambre, elle s'assoit sur mon lit et constate les dégâts que je n'ai pas encore effacés.
Elle prend la feuille et soupire.

- Stupide prof, marmonne-t-elle avant de jeter la feuille à la poubelle. Montre, m'ordonne-t-elle en se retournant vers moi.

Je soulève ma manche. Elle ne dit rien. J'ai bien nettoyé. Elle retourne sur mon lit où elle s'allonge. Je m'installe à coté d'elle et me blottis entre ses bras.
Ma s½ur, Ellana ne m'aime pas mais ne me déteste pas non plus. Je n'ai jamais comprit les raisons de son comportement envers moi. Apparemment, ce serait une promesse faite à quelqu'un.

Lorsqu'elle a découvert mon secret j'ai cru que mon monde allait s'effondrer. Mais au lieu de hurler et de prévenir les parents, elle a fermé la porte derrière moi et a pansé mes plaies. Puis elle m'a embrassé sur le front et est partit. La fois d'après, elle a refait le même scénario avec un bonus que je n'ai pas apprécié. Elle m'a giflé sans retenue et j'ai reçu une sacrée engueulade. Elle comprenait très bien pourquoi mais refusait que je me fasse du mal. Elle s'est même proposée pour le faire à ma place. J'ai bien évidemment refusé. Depuis ce jour, elle sait quand je viens de le faire et me le fais comprendre.
Jamais elle ne m'a posé de question. Jamais elle ne m'en a empêché. Elle me réconforte juste quand ça ne va pas mieux après et vérifie que ça ne s'infecte pas. Elle me surveille de loin ... pour cette promesse qu'elle a faite.

Je m'endors rapidement, rassuré par sa chaleur, oubliant totalement Proust et ses madeleines.
Lorsque mon réveil sonne le lendemain matin, elle a disparu. Je me lève péniblement, n'étant décidemment pas du matin. Je choisis mes habits - larges et longs pour cacher mes mutilations - avec classe comme à chaque fois. Puis je prends une bonne douche et m'habille.
Soudain, le devoir de Proust refait surface et je me mets à paniquer. Je me précipite sur mon bureau pour pondre un truc, même débile, mais suis vite calmé en voyant la copie remplie.
Sacré Ellana. C'est à se demander parfois si elle ne m'aime pas un petit peu quand même. Je souris et la range dans mon sac.
Un quart d'heure plus tard, je suis sur le chemin du lycée. Le vent souffle doucement, caressant mon visage. Je me mets à lui parler dans ma tête, lui demandant d'où il vient et s'il va bien. J'en profite pour lui demander si il ne peut pas souffler un peu plus fort pour m'aider à avancer. Une bourrasque plus forte soulève les quelques feuilles, signe du début de l'automne. Je lui sourit et le remercie.

J'arrive enfin au lycée qui grouille déjà d'élèves. Je file direct à ma salle de cours sans prêter attention aux regards langoureux des filles sur mon passage.
Klaus est absent ce matin et je n'ai pas envie de voir les autres. Je m'assois donc dans le couloir, à coté de ma salle et écoute mon mp3.
La prof de français arrive et m'ouvre la classe. Comme à chaque fois, elle essaye de me parler, en vain. Parler de Proust n'est vraiment pas ma tasse de thé. Pourtant ça va très bien avec les madeleines, le thé.
Je m'installe à ma place, au fond près de la fenêtre et regarde le ciel bleu, presque blanc. Le début des cours sonne et une foule de jeunes pénètre la classe dans un brouhaha éreintant.
Personne ne vient s'asseoir à mes cotés, Klaus étant absent.
La prof commence son cours, encore et toujours sur Proust. On en mangera jusqu'en novembre a t'elle dit il y a un mois, à la rentrée. Je suis en train de faire une indigestion aux madeleines quand on toque à la porte, m'évitant de vomir.
C'est un des pions.

- Excusez moi, c'est le nouvel élève dont on vous a parlé.
- Ah oui. Merci
, répond la prof.

Un jeune homme rentre dans la classe, traînant son sac derrière lui. Il a l'air vraiment ravi d'être là ... comme moi.
Il est quelque peu différent de l'ado boutonneux de mon lycée. Déjà on ne dirait pas un garçon mais une fille. Il a de longs cheveux noirs lissés avec des mèches blanches. Ses yeux sont maquillés de noir. Quant à son look, c'est tout mon opposé. Tout lui moule parfaitement le corps. Un look androgyne quoi.

- Je vous présente Bill Kaulitz. Il vient d'arriver dans notre école. Il faudrait quelqu'un pour l'aider à rattraper les cours. Tom tu t'en chargeras. D'ailleurs Bill, va t'asseoir à coté de lui.

A l'énonciation de mon nom, je sursaute. Pourquoi faut que ça tombe sur moi ? Le dis Bill s'assoit à mes cotés et me lance un grand sourire.

- Bill Kaulitz, me dit il en tendant sa main.

Je n'ai vraiment pas envie de lui répondre mais politesse exige.

- Tom Leurfman, je marmonne en lui serrant vaguement la main.

Je le sens se crisper mais n'y prête pas attention. Le cours continue et ma contemplation du ciel avec.
Bill, lui, n'arrête pas de prendre des notes. A quoi bon, la prof prend ses cours sur un site. J'ai qu'à y aller pour les avoir. Mais ça je me suis bien gardé de le dire aux autres.
Ma matinée continue ainsi. Je ne fais pas vraiment attention aux cours, ne notant que le strict nécessaire. Dans ma trousse, mon ciseau me fait de l'½il et j'essaye tant bien que mal de résister. Je n'aime pas trop faire ça au lycée car je n'ai pas de quoi me nettoyer correctement et Ellana refuse.
Comme en français, Bill s'installe à coté de moi au cours suivant, n'ayant pas trop le choix.

Il est déjà la vedette de la classe et même du reste de l'école. Son look a suscité des curiosités et tout le monde veut en savoir plus sur lui. Ça ne fait qu'une heure et demi qu'il est là et même les secondes qui ont sport dans la cour en parlent. Je les vois de part la fenêtre. Je n'arrive pas à suivre toute la conversation vu qu'elles sont loin et n'arrêtent pas de bouger mais je peux lire au moins toutes les trente secondes le mot Bill Kaulitz sur leurs lèvres.
Ce type me sort par les yeux. Et dire que je vais être amené à le côtoyer pour qu'il rattrape son retard. Quoique s'il ne me demande pas, je ne le ferais pas.
A la récrée, je vais m'isoler dans les toilettes. Heureusement qu'elles ne sont pas comme celles des filles ; envahies. Je m'asperge avec un peu d'eau fraîche et m'observe. Je ne comprends pas ce que les filles me trouvent. Comment je peux leur plaire ? Elles fantasment tellement sur moi que j'ai été élu l'année dernière “mec le plus beau du lycée” sans rien faire de particulier. Mais peut-être que cette année j'aurais un peu plus d'espace avec l'arrivée du Bill-on-en-bave-dessus.
J'ouvre les yeux que j'ai fermés pendant ma réflexion et sursaute en le voyant dans le miroir. Son reflet me parait irréaliste sur le moment mais je reprends bien vite mes esprits. Je vais pour quitter les lieux quand il m'attrape le bras afin de me retenir. Il pose sa main exactement sur ma dernière connerie en date. Mais étrangement je n'ai pas mal. Je ressens même une chaleur réconfortante.

- Je voulais savoir si tu voulais m'aider à rattraper ou pas. Parce que si tu veux pas je comprendrais, dit il en me lâchant. On t'as collé d'office et t'as sûrement pas envie de te coltiner le nouveau. Je me débrouillerais, c'est pas grave. Je comprends.

Je n'ai même pas eu le temps d'en placer une. Il est passé de l'hypothèse à l'affirmation sans que je donne mon avis sur le sujet.

- Je te les donnerais, je réponds un peu froidement.

Il relève la tête et son visage se transforme. Un énorme sourire radieux apparaît sur ses lèvres et ses yeux se mettent à briller. J'ai l'impression de lui avoir annoncé qu'on était noël. Il s'avance vers moi et me prend soudainement dans ses bras. Je tressaille à ce contact beaucoup trop proche et familier mais n'ose le repousser.

- Merci, me chuchote-t-il.
- C'est rien, je marmonne, mal à l'aise.

Il relâche son étreinte et part. Moi, je suis comme un idiot, stoïque et quelque peu choqué.
Par chance, Bill ne m'adresse pas la parole du reste de la matinée et n'a aucun autre geste de ce genre envers ma personne.
J'accueille la fin de matinée avec joie et soulagement. Je dois rejoindre Klaus au parc pour déjeuner. Et en plus cet après midi il sera là. Bill devra donc trouver une autre place. Cette nouvelle me redonne du baume au c½ur. Ce n'est pas que je déteste ce Bill mais je ne me sens pas à l'aise à ses cotés.
D'ailleurs, si je ne suis pas à l'aise, pourquoi avoir accepté de l'aider ? Je ne sais pas trop. Ça avait l'air si important que ce soit moi que je n'ai pas pu lui refuser.

Au parc, Klaus m'attend déjà sur un banc.
Klaus n'est autre que mon voisin. Je le connais depuis mon arrivée ici, depuis mes premiers souvenirs. On s'est lié tout de suite. Lui aussi est un peu en décalage. Peut-être parce qu'il se drogue. Mais ça, il ignore que je suis au courant. Si il ne m'en parle pas, c'est qu'il a ses raisons. Comme moi j'ai les miennes pour cacher mes cicatrices. Chacun ses petits secrets comme on dit.
Je m'assois à coté de lui et lui fait un sourire amical. Il me répond de la même manière. On reste comme ça, sans parler pendant un bon moment. On n'a pas besoin de mots. Seule la présence de l'autre est apaisante. Puis mon ventre me rappelle à l'ordre dans un grondement des plus étranges. On se met à rire et on part au snack pour s'acheter un truc. Pendant le trajet, je lui explique brièvement ce qu'on a fait ce matin. Puis je me dis qu'il faudrait peut-être que je lui dise qu'on a un nouveau.

- Au fait, y a un nouveau dans la classe. Un androgyne.
- Ah
, dit il. Il est beau ?
- Si tu veux dire par là qu'on ne parle plus que de lui ; oui.
- Tu crois que je peux avoir mes chances ?
- Absolument pas.
- Pas grave. De toute façon je crois que j'aurais eu du mal à gérer un amant de plus.
- Combien ?


Il réfléchit quelques instants, faisant probablement la liste de toutes ses conquêtes.

- Huit, soupire t'il, comme blasé.
- Bon chiffre.
- Et le vent, il va comment aujourd'hui ?
- Pas trop mal
, je lui réponds, un sourire d'amusement sur les lèvres. Il s'ennuie de la pleine lune. Alors il essaye d'oublier en s'amusant à souffler sous les jupes des filles.
- Un pervers celui là.
- Oui
, dis je en rigolant.

On prend tous les deux des américains et retourne tranquillement au lycée. On ne parle pas. Déjà on a la bouche pleine et en plus on n'aime pas parler. C'est comme ça entre nous. Juste des regards et des gestes. Très peu de mots. Juste ce qu'il faut.
On arrive devant le lycée. Y a pas grand monde et c'est mieux comme ça. La foule c'est pas notre truc. On va s'asseoir sur un banc, restant toujours dans le silence. Je repense à nos premiers jours ici.
Tout le monde croyait qu'on sortait ensemble. Et pour cause on était tout le temps ensemble et Klaus ne cachait pas ses préférences sexuelles. Lorsqu'on l'a apprit, on a bien rit. Tout simplement parce que c'était impossible. Je déteste qu'on me touche et Klaus l'avait très bien comprit. Du coup on ne serre pas la main, on ne se tape pas dans le dos. Rien de tout ça. C'est à distance et je préfère. Même avec mes parents c'est le minimum de contact. Il n'y a qu'Ellana qui a le droit de m'enlacer et de m'embrasser quand ça lui chante. Elle m'y a forcé.
La sonnerie retentit, me sortant de mes songes. Et c'est partit pour deux heures de sport. Deux heures à courir. J'aime bien courir. On va encore me faire des remarques sur ma tenue car je suis le seul à porter un pantalon et un tee-shirt à manches longues, mais je m'en moque.

On a enfin finit la journée. Je sors des vestiaires, avec un sourire d'apaisement. Je commence à sortir dans la rue quand on m'interpelle.

- Tom !! Tom !! A ... attends moi.

Je me retourne et vois Bill courir vers moi. Je décide de l'ignorer. Je n'ai vraiment pas envie de parler. Je continue de marcher. Il me rattrape et se met à la même allure que la mienne.

- Je voudrais rattraper au plus vite les cours. Je me suis dit qu'on pourrait aller chez toi ce soir et que tu me les donnes en m'expliquant un peu.
- ...
- T'en penses quoi ?


Je ne lui réponds même pas. Pas envie. Il va sûrement s'énerver et m'engueuler comme le font les autres, mais non. Il reste juste à coté de moi, comme si on rentrait ensemble. Je sens son regard sur moi et ça me gène encore plus. Pas que j'ai pas l'habitude d'être au centre des regards, mais le sien est perçant. J'ai l'impression que des milliers de lames me transpercent, un peu comme quand moi je le fais. Alors j'essaye de l'ignorer.
Lorsqu'on passe devant chez moi, il s'arrête quelques secondes, me voyant continuer d'avancer. On dirait qu'il sait où j'habite.
Puis il se remet à coté de moi et baisse la tête.

Je ne vais pas bien loin. Juste à quelques mètres, il y a un parc abandonné avec une vielle balançoire. Je pose mon sac par terre et me dirige instinctivement vers l'herbe haute. Elle est encore là. Si belle et si forte parmi les mauvaises herbes. Sa vue me fait sourire. C'est juste un orchis vanille mais elle est magnifique. Je ne sais pas comment elle est arrivée là puisqu'elle pousse en montagne mais je m'en moque. Je vais régulièrement la voir pour prendre de ses nouvelles. J'aime bien son rouge. Il est de la même tonte que mon sang. La voir m'apaise et je crois que ça m'a évité plus d'une fois de me couper.

Bill s'est assit à coté de mon sac et continue de me regarder. Je ne comprends pas ce qu'il cherche. Je fais comme si il n'était pas là. De toute façon je ne le vois pas.
Je m'assois sur la balançoire Elle grince comme à chaque fois, manquant de s'écrouler. Je penche ma tête en arrière. Le ciel est vraiment bleu aujourd'hui. Puis je commence à me balancer doucement, fixant toujours le bleu au dessus de moi. C'est beau, je vole. Le vent se réveille et se joint à moi. C'est ma petite bouffée d'oxygène. Pas aussi forte que mes cicatrices mais toujours apaisante.
Lorsque je me décide à rentrer chez moi, Bill a disparu. C'est pas plus mal. Je lui aurais claqué la porte au nez.

Je passe la porte de ma maison et m'arrête immédiatement Il y a quelque chose d'inhabituel dans l'air et je n'aime pas ça. Je salue ma mère qui est dans le salon. Son sourire m'effraie quelque peu. Il cache quelque chose et ce n'est vraiment pas rassurant. Une odeur épicée flotte dans l'air de la maison. Je la connais mais n'arrive pas à mettre un nom dessus.
Et je la sens, la vaque qui arrive encore. Angoissante, effrayante, violente. J'essaye de me calmer en me rassurant du mieux que je peux. Je rentre dans ma chambre. L'odeur y est encore plus forte. Je me précipite sur mon bureau. J'en ai besoin. Mes mains tremblent et ont bien du mal à ouvrir le tiroir. Je panique de plus en plus.

- Tu es enfin là, me fait sursauter une voix dans mon dos.

Je me retourne brusquement et vois Bill assit sur mon lit. Il a les jambes croisées et me sourit ... d'une façon que je qualifierais d'attendrissante. Comment est il arrivé là ? Et je fais comment maintenant pour me faire du bien ? Parce que maintenant qu'il est là c'est pire qu'il y a deux secondes.



OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Alors vous en pensez quoi de ce premier chapitre ?
De
s questions ?
Des
remarques ?
U
n commentaire ... ?

J
uste pour explication de Proust et des madeleines.
E
n mangeant des madeleines, l'écrivain Proust se rappelle des souvenirs d'enfance grace à la mémoire des sens. Voilà la petire histoire.

Au
chapitre prochain qui s'intitule Trop de fois

EDIT : Allez, encore quelques com et je vous mets la suite. C'est promis.
Re EDIT : Si je suis de bonne humeur ( et pour qu'un auteur soit de bonne humeur il lui faut pleins de coms), je vous mets la suite CE SOIR !!!



Sinièn


Pix : Lame de rasoir
Musique en écoutance : Ich Kan Auch Ohne Dich - Killerpilze
# Posté le samedi 13 octobre 2007 12:19
Modifié le jeudi 24 janvier 2008 04:18

Chapitre 2 : Trop de fois

Chapitre 2 : Trop de fois
*`¯) *`¯)
.`¯ .`¯) .*`¯)
(_.` (_. . ..`
. . . . . . . .(_.*`¯`*.->
Chapitre 2 : Trop de fois



Ma respiration se fait saccadée. Je n'arrive plus à respirer. Et ma main, si proche de l'objet de ma libération, qui tremble. Je panique complètement.
Qu'est-ce qu'il fait ? Pourquoi il se lève ?

- Ça va pas ? Me demande t'il en s'avançant vers moi.

Question conne, réponse conne. Il se rapproche d'avantage. Est-ce que tout est noir ici ? La vie m'a-t-elle abandonnée ? Je ne vois plus que lui.
Lui s'avançant dangereusement vers moi. Lui, me parlant alors que je n'entends plus rien. Lui et ses yeux remplis d'étranges sentiments.

- Qu'est-ce ...qu'est-ce que tu fais là ? Je réussi à prononcer.
- Je suis venu chercher les cours, me répond il comme si ça coulait de source.
- Pourquoi t'étais dans ma chambre ?

Je commence petit à petit à reprendre le contrôle sur moi. Oh, mon envie ne s'est pas dissipée. Elle est toujours aussi présente mais j'arrive à la contrôler ... enfin un petit peu.

- Ta mère m'a dit que je pouvais t'attendre ici, dit il d'un air innocent.
- Vas t'en.

Il ne réagit pas, sûrement surprit de mes paroles.

- Vas t'en !! Je cris un peu plus fort.
- Tom ...tente t'il.
- Vas t'en !!!!! J'hurle pour de bon cette fois, joignant les gestes à la parole.

Je le pousse violemment en dehors de ma chambre que je verrouille. Une fois seul, je me rue sur mon tiroir. Je sors la boite blanche précipitamment et m'inflige la plus belle des tortures.
La lame glisse avec volupté sur mes bras et mes jambes, redessinant un monde parfait ... un monde blanc. Pourtant la seule couleur que je vois est rouge. Au fur et à mesure que ma peau prend cette magnifique teinte écarlate, je soupire de soulagement. Je n'ai plus mal, je ne me sens plus mal. Je vole, enfin. Je m'allonge sur le carrelage si froid de ma chambre et écoute les faibles battements de mon c½ur. C'est si reposant, si apaisant. Ce rythme, presque inaudible, régulier. Doucement, je plonge dans mon monde blanc et parfait. J'avance et souris parce que tout y beau. Et soudain, je le vois. Il contraste trop avec mon univers. Ses cheveux noirs, ses yeux noirs, ses vêtements noirs. Mais que fait Bill dans mon monde ?
Ma main retrouve directement la lame et reprend son travail d'artiste, traçant d'autres arabesques plus folles les unes que les autres. Et au fur à mesure, le corps en face de moi s'évanoui. Ce n'est qu'une fois qu'il a complètement disparu que je me sens soulagé.
Machinalement, je vais sous la douche et lave mon corps. Ce n'est qu'une demi heure plus tard que je me décide à sortir de sous l'eau. Je regarde l'heure. Ma s½ur est sortit de ses cours depuis un quart d'heure. Elle ne devrait plus tarder à arriver.
J'ai toujours un peu l'espoir qu'elle ne s'en rendra pas compte.
J'ai un peu faim alors je descends à la cuisine. Apparemment, Ellana est déjà arrivée et parle avec maman.

- Ce n'était peut-être pas une bonne idée, dit ma mère.
- On a accepté. On savait qu'il y avait des risques, répond Ellana.
- Mais il aurait quand même pu attendre ... un peu.
- Comprends le. Ça fait dix ans quand même. C'est long pour lui.
- Tu as raison. Mais va falloir surveiller Tom. J'ai peur pour lui.
- T'inquiète. Je lui ai promis.


Qu'est-ce que j'ai fais ? Pourquoi me surveiller ? Est-ce qu'Ellana aurait tout dit à maman ? Tout sauf ça. Pitié, je ne supporterais pas de la voir se faire du souci pour moi.
Je débarque comme un fou dans la cuisine et attrape ma s½ur par le bras. Je la tire jusque dans le salon où je me plante devant elle. Mon regard est noir, rempli de colère.

- Qu'est-ce que tu lui as dit ?
- Rien sur ce que tu crois. On parlait d'autre chose.
- Et de quoi parliez vous ?
- Un truc sur tes études
, me répond elle sur un ton évasif.

Je ne la crois pas mais sais qu'elle ne dira rien alors autant laisser tomber. Mon énervement retombe aussi vite qu'il est venu. Je retourne dans la cuisine où ma mère m'attend, un peu surprise. Je lui fais mon plus beau sourire et prends un morceau de pain.

- Excuse moi de ne pas t'avoir prévenu, me dit elle.
- C'est rien maman. C'est juste que je l'aime pas ce gars. C'est pour ça que je l'ai fait partir.
- Tu ... tu ne l'aimes pas ?
Me demande t'elle, les larmes aux yeux.

J'ai l'impression que c'est à elle que je viens de dire que je l'aimais pas. Je sais plus trop quoi répondre là. Je ne m'attendais vraiment pas à ça. Une engueulade parce qu'il ne faut pas juger les gens avant de les connaître, mais ça ...Alors je préfère être franc avec elle.

- Ben oui. Il ... je sais pas trop mais sa présence me dérange. En plus il me colle et je déteste ça. C'est con, mais c'est comme ça.
- Je ... je comprends
, renifle t'elle.

En tant normal, tout bon fils qui se respecte aurait embrassé sa mère pour la réconforter mais moi non. Elle a eu du mal au début, que je sois si peu enclin à la démonstration affective. Et puis elle s'est faite une raison, tout comme mon père. Il n'y a qu'Ellana qui n'en a fait qu'à sa tête. Et c'est moi qui ai finit par céder ... comme quoi.
Je n'ai pas trop envie de travailler après tout ça mais les études c'est important alors je remonte dans ma chambre. Je ne suis pas surprit de trouver ma grande s½ur assise sur mon lit, un livre en main.

- Il a été méchant ?
- Pardon ?
- Oui, ton ami ... enfin le mec qui était là. Pour que tu te scarifies ...
- Non. Mais c'est pas à cause de lui.
- Tom, tu arrives peut être à tromper tout le monde, mais moi non. Y c'est passé quoi ?
- Rien, c'est ça le pire. Quand je le vois ... je supporte pas. C'est tout.
- Hum. Bon, montre.


J'ai parfois l'impression de vivre un rituel. J'ai mal, je me fais mal, elle regarde que je n'ai plus mal. C'est plutôt ironique comme situation.

Il est presque 22h lorsque je termine enfin mes devoirs. Heureusement parce que je sens que je vais m'endormir sur mes cahiers si ça continue. Je me déshabille et m'enroule dans ma couette.
Mais alors que je viens juste de fermer les yeux, mon portable sonne. Un numéro inconnu. Je décroche quand même, on ne sait jamais.

- Allo ? Dis je d'une voix ensommeillée.
- ...
- Allo. Allo.


Je déteste quand les gens font ça. Ce n'est même pas marrant comme blague. Je vais pour raccrocher lorsque j'entends des sanglots étouffés. J'écoute un petit moment. En effet, la personne qui m'a appelé pleure et essaye de ne pas le faire paraître. Puis elle raccroche. Vraiment bizarre. Mais ses pleurs m'ont atteint. Je sais ce que c'est d'aller mal et ça me fait de la peine. Je me demande bien qui c'est et pourquoi elle pleurait ?
Et lentement, d'une manière vicieuse, invisible, le froid m'envahit ... une fois de plus. Je me recroqueville dans mon lit. Je ne veux pas ... pas encore. Pourtant ça allait un peu mieux ces derniers temps. Qu'est-ce qui se passe ? C'est trop souvent. Je ne tiendrais pas à ce rythme. Je ne veux pas aller plus loin. Mais en même temps ça fait tant de bien que c'est impossible d'y résister.

Je tremble devant mon bureau. C'est si tentant, si proche. Je peux presque l'effleurer du bout des doigts ... ce rêve si blanc. Je tends la main vers la lame posée sur une feuille. Et au lieu de la prendre, j'attrape ma trousse et la jette de toutes mes forces au travers de ma chambre.
Je m'habille rapidement et ouvre la fenêtre. Je saute et tombe lourdement dans le jardin. J'étouffe mes cris en me mordant la main. La douleur calme un peu mon désarroi.
Je me mets à courir vers le seul endroit où je me sens chez moi. Le parc, si beau et que tout le monde trouve moche. Un seul réverbère éclaire le lieu mais c'est suffisant. Je vais directement voir ma fleur. Dès que mes yeux se posent dessus, je me sens moins seul. Ce rouge est vraiment beau. J'attrape un chardon à pleine main et lui découpe une épine. Ce sera parfait.
Mon corps s'allonge lourdement à coté de la plus belle chose qui vit ici. L'épine a trouvé sa place sur ma peau et s'amuse comme une folle. Pas longtemps, juste le temps de me faire quelques traces. J'approche mon bras de la fleur. Quelques gouttes de sang tombent sur ses pétales.
La même couleur.
Je souris face à ce spectacle. Tout en continuant de faire couler mon sang sur son corps parfait, je lui parle de tout et de rien. Je n'écoute même pas ce que je lui dis. Je l'ignore moi-même. Je parle, c'est tout. Mon liquide rouge s'est arrêté de couler. Je stoppe donc mon monologue et souhaite une bonne nuit à la perfection de ma vie.
Et comme à chaque fois où je viens ici, je m'assois sur la vielle balançoire qui grince une fois de plus.
Je me mets à me balancer et le vent me rejoint. Il est heureux ce soir. Son souffle est calme et paisible, presque reposant. C'est la pleine lune. Moi aussi j'aimerais bien avoir quelqu'un rien que pour moi. Quelqu'un qui m'ai fait promesse d'éternité. Malheureusement, seul l'astre blanc et le vent connaissent cette joie. Ils vont si bien ensemble.
Mon portable sonne une fois de plus. C'est Ellana. Elle sait que je suis dehors. Et elle veut que je rentre.
Je lui obéis car je sais que si je ne le fais pas ça va chauffer pour mon grade après. Elle m'attend devant la maison, une cigarette à la bouche.

- Dire que je me ruine la santé pour toi, me lance t'elle.
- Trop aimable.
- Comment veux tu que j'arrête si tu continues tes escapades nocturnes ?
- Je sais pas. Désolé
, dis je dans un murmure avant de rentrer.

Pour pas que ma mère découvre mes sorties, ma s½ur prétexte qu'elle va fumer et que je sors avec elle pour discuter. J'ai honte de ça. Elle veut arrêter et par ma faute elle ne peut pas. Si elle attrapait un cancer des poumons je ne me le pardonnerais jamais. Mais j'ai tant besoin d'aller là-bas. C'est presque aussi puissant que mes lames.
Je vais me coucher et m'endors directement.

Il fait chaud. Je transpire. Mon souffle me manque. J'étouffe. Je me réveille en sursaut, le c½ur battant. C'est horrible. Ce rêve ... je ne me souviens pas des images. Mais les sentiments sont si forts ... comme vécus. Et je n'arrive même pas à mettre de nom dessus.
Ma respiration se calme doucement. Et toujours ce sentiment, ce ressenti en moi qui m'effraie. En même temps j'ai l'impression que c'est stupide d'en avoir peur et qu'au contraire je devrais me laisser envahir et en profiter. Mais je ne le fais pas et me recouche, priant pour ne plus jamais ressentir ça.

Il pleut depuis ce matin et ça n'a pas l'air de vouloir s'arrêter. Je n'aime pas la pluie. Ça mouille ... logique, les vêtements collent à la peau et les chiens puent. J'ai réussi à épargner mes habits qui ne sont quasiment pas trempés. Mais je n'en dirais pas autant d'un autre qui dégouline de la tête aux pieds. Bill n'a pas prit de parapluie apparemment et est arrivé en cours tout mouillé. Toutes les filles se sont mises à baver et depuis le début du cours, Klaus ne l'a pas quitté des yeux.

- Arrête de baver, lui dis je.
- C'est ça où je joui dans mon pantalon.
- T'en que tu fais pas de bruit.
- Je risque de gémir son prénom.
- Alors bave.


Et il retourne à sa contemplation. J'ai l'habitude avec lui. Le peu de gens qui surprennent nos conversations prennent souvent peur et croient qu'on est fou. Peut-être qu'on l'est ... pour être encore ici.
Les gouttes d'eau martèlent les vitres. La pluie s'intensifie. Puis un bruit sourd, un grondement suivi d'un éclair.
Je sursaute. J'ai peur. J'ai toujours eu peur de l'orage. Pas du bruit, pas de la foudre. C'est quelque chose d'autre, de plus effrayant, d'invisible mais qui m'enserre le c½ur et l'étouffe.
Ma main trouve refuge sur la cuisse de Klaus et se crispe. Mon ami pose la sienne juste à coté. Savoir sa main non loin de la mienne me rassure un peu. Je pourrais toujours la serrer si ça ne va vraiment pas.
Par chance, la colère du ciel se dissout et laisse place à un timide soleil.
Je soupire de soulagement, mes muscles se relâchant lentement. Mais je sens que quelque chose ne va pas. L'air autour de moi est tendu, comme si l'orage n'était pas passé. Je tourne la tête vers ce qui semble être l'origine de la tension et mon regard tombe net sur Bill qui me fixe.
On dirait qu'il s'inquiète pour moi. Est-ce que j'étais si crispé que ça ? A-t-on vu que j'avais peur ?
Il me sourit et baisse les yeux en se mordant la lèvre inférieure, comme en enfant prit en flagrant délit de vol de bonbons. Pourquoi j'ai l'impression qu'il ne me voit pas comme les autres ? J'ai besoin d'explications.

Lorsque la récrée sonne, je me précipite sur lui, l'attrape par le bras et l'emmène dans un coin de la cour tranquille.

- Tu veux les cours ? Tu les auras ! Je m'énerve tout seul. Mais après tu m'oublies !! Comprit ?
- Non
, me répond il d'un ton calme.

J'ai pas prévu qu'il me réponde ça. Je sais pas quoi répliquer. J'aime déjà pas parler alors pour ce qui est des réponses cinglantes, je suis pas le champion.
Je le regarde, ahuris et ne trouve pas meilleur moyen que de m'enfuir en courant. Je ne sais pas comment être avec lui. D'habitude c'est si simple. Je suis froid, distant, un peu méchant pour les vrais pots de colle et on finit par m'oublier. Mais lui ... avec lui, ça fait tout l'effet inverse. Plus j'essaye de mettre de distance entre nous et plus il s'accroche à moi. Que me veut il ?

Je cours dans la cour et cherche Klaus du regard. Il est dans un coin tout seul, une cigarette à la bouche. Je me rapproche de lui aussi vite que je peux et ce n'est qu'une fois que nos regards se croisent que je me sens mieux.

- Tu lui as tapé dans l'½il on dirait, rigole t'il. Dommage que ce soit pas moi. Parce que c'est pas avec toi qu'il va grimper aux rideaux.
- Je le hais
, dis je en reprenant ma respiration.
- Moi aussi.

Il tire comme un acharné sur sa clope, comme si ça vie en dépendait. Je sais pourquoi. Il n'a pas prit sa dose ce matin et le manque se fait ressentir. Il aime bien ressentir le manque, être dans cet état de désarroi total. Parfois il arrive à tenir la matinée. Mais là, j'en doute. Et je pari qu'il n'a même pas prit de drogue sur lui.
Il va pour prendre une autre cigarette quand je le stoppe.

- Tu peux sortir je te couvrirais.
- Gné ?
Me dit il avec son air d'idiot.
- Je te connais Klaus. Plus que tu ne le crois. Alors va dehors et prend ... une bonne bouffée d'air frais.

Il me regarde perplexe. Je ne lui ai jamais montré que je savais pour la drogue. Mais ces derniers temps, il a augmenté les doses et son envie se fait plus dur. Si il ne va pas en prendre une maintenant, il fera une crise en cours et je n'ai pas envie de voir ça. Je sais très bien que faire des insinuations nous poussera sûrement à en parler mais ce n'est peut-être pas plus mal.
Je lui souris chaleureusement et le pousse gentiment pour qu'il réagisse.

- On va devoir parler ? Me demande t'il, les yeux tristes.
- J'aime pas parler. Tu devrais le savoir.
- ... Merci
, chuchote t'il avant de sortir en douce du lycée.

C'est déjà la fin de la pose. J'ai deux heures de français. Qu'est-ce qui m'a prit de prendre littéraire ? Je déteste le français mais c'est vrai que je suis bon ...
Je rentre en classe et retourne à mon habituelle place. L'emplacement vide à coté de moi m'inquiète un peu. J'espère qu'il ne fera pas trop de conneries. Je vais pour poser mon sac sur la chaise quand une personne prend sa place et pose ses fesses dessus. Je relève la tête pour voir le visage de cet intrus et n'est qu'à moitié surprit en croisant deux yeux cernés de noirs. Il s'assoit et sort ses affaires. Je ressens cette tension comme à chaque fois qu'il est trop prêt. Vais-je tenir pendant deux heures ? J'espère.

Il est vraiment trop prêt de moi. Je sens son parfum épicé, vois chacun de ses gestes, chacune de ses expressions, entends le moindre de ses soupirs. Et à chaque fois c'est une torture, une écorchure à vif. Mais celle là ne me soulage pas. Au contraire, c'est un appel à la lacération libératrice.
Au bout d'une demi heure je n'en peux plus. J'ai presque envie d'en pleurer tant ma souffrance est grande.

- Pourquoi ? Je soupire.
- Pourquoi quoi ? Me demande t'il.

J'ai parlé tout haut ? Oh non. Il va vouloir engager la conversation. Pas ça. Si il me parle, je n'arriverais pas à me retenir. Et j'ai peur que les résultats ne soient pas beaux à voir.

- Pourquoi quoi ? Répète t'il en me fixant.

Son regard me transperce de toute part. Un haut le c½ur me prend. Ma vue se brouille. Il fait si froid. Je ne retiens plus mes larmes. On parle autour de moi mais je ne comprends pas. Je sens juste deux mains, douces et chaleureuses m'aider à me relever.
Quand je commence à reprendre conscience de ce qui m'entoure, je m'aperçois que je suis assis par terre dans les toilettes. En face de moi, deux pieds et deux jambes m'indique que je ne suis pas seul. Mais je sais déjà qui est l'autre. Il y a son odeur tout autour de moi qui m'empêche de respirer correctement.
Il s'accroupit et plonge son regard dans le mien. Je détourne rapidement les yeux.

- Je sais que tu ne m'aimes pas vraiment mais je suis là si tu as besoin.

Un rire nerveux me prend. Je n'arrive même pas à le contrôler

- Pourquoi tu ris ?
- Pas vraiment ? Je te hais, oui
, dis je d'un ton rempli de colère.
- Et pourquoi ?

Il m'exaspère. Je viens de lui dire que je le hais et lui se contente de me demander pourquoi sur un ton gentil. A croire que quoi que je lui dise, il ne s'énervera jamais. Je pourrais même l'insulter qu'il continuerait à être gentil. Mais pourquoi est il comme ça avec moi ? Rien qu'avec moi ... Parce qu'il a déjà crié, engueulé des élèves de la classe. Il s'est imposé et a montré qu'il pouvait se faire respecter. Mais moi ... avec moi, il est tout autre.

- Pourquoi moi ? Qu'est-ce que je t'ai fais ? Dis je dans un murmure.
- Parce que j'ai envie de te connaître ... d'être ami peut-être.
- Non
, dis je en me relevant. Je te hais, même si tu ne m'as rien fait. C'est comme ça. Jamais. Toi ... moi ... c'est impossible.

J'ouvre le robinet d'eau pour m'en passer sur le visage. Je vois un petit bout de verre à coté du lavabo. Je le fixe, il m'appelle. Je ne peux pas résister à l'envie de le prendre et de me couper avec. Alors toute en subtilité, ma main dérive et le rencontre. La coupure est immédiate. Sa chaleur m'envahit doucement. Je regarde ma paume et l'entaille en son centre. Elle est petite et saigne à peine. Ce n'est pas grand chose mais toujours mieux que rien. J'en ai même oublié la présence de Bill. Ce n'est que lorsqu'il parle que je me rappelle.

- Tu peux dire ce que tu veux ... mais je ne baisserais pas les bras. Pas cette fois
, finit il dans un murmure. Quoi que tu me fasses, que tu me dises, je serais toujours là. Faudra t'y faire. Et puis ... mais tu saignes !!! S'exclame t'il.

Non sans blague ? J'avais pas vu.
Je vois sa main s'approcher de la mienne, sûrement pour regarder, voire soigner. Mais, d'un geste vif, je la rapproche de mon torse, mettant mon autre main par-dessus comme pour la protéger. Qu'il me parle, me regarde mais ne m'enlève pas mon monde. Mes yeux sont suppliants.
Mon geste l'a stoppé et probablement surprit. Il hésite, surtout après avoir plongé son regard dans le mien.

- Nous deux ça commence juste, me dit il avant de sortir des toilettes.

Je soupire de soulagement. Je reporte mon attention sur ma plaie, la caressant du bout des doigts. Les frissons qu'elle me procure me soulagent progressivement. Un sourire naît sur mes lèvres. Je décolle.



OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Rah, je sais pas trop comment vous allez le prendre ce chapitre. Je sais pas trop si j'ai réussi à décrire Tom, Bill et Klaus comme je les vois.
V
ous en pensez quoi ?
Vous les voyez comment vous ?
De
s remarques ?

Au chapitre prochain qui s'intitule Klaus (je l'aime trop mon Klaus !!!)

EDIT : Si lecteurs laisser beaucoup commentaires, auteur être très gentille et poster suite. Auteur veut beaucoup com. Auteur sadique veut 30 commentaires ... niark niark niark.



Sinièn


Pix : Orchis vanille
Musique en écoutance : Me Vendre Aux Diables - Julien Lamassonne
# Posté le lundi 15 octobre 2007 08:14
Modifié le jeudi 24 janvier 2008 04:20

Chapitre 3 : Klaus

Chapitre 3 : Klaus
*`¯) *`¯)
.`¯ .`¯) .*`¯)
(_.` (_. . ..`
. . . . . . . .(_.*`¯`*.->
Chapitre 3 : Klaus



Il repleut. Je suis sous mon parapluie et tente tant bien que mal d'éviter les gouttes qui essayent de m'atteindre. Le ciel s'assombrit de secondes en secondes. Je sens mon appréhension arriver. Il va y avoir de l'orage. Je pris pour qu'il ne se déclenche qu'une fois arrivé à la maison.
Je marche rapidement, le c½ur battant dans ma poitrine.

- J'ai besoin des cours, dit une voix à coté de moi.

J'étais tellement absorbé par le ciel orageux que je n'ai pas entendu qu'on s'approchait de moi. Je sursaute et me retourne. C'est toujours lui. En effet, il n'a pas prit de parapluie. Mais ça n'a pas l'air de le déranger. Il est complètement mouillé. Ses cheveux sont plaqués sur son visage et ses vêtements le moulent encore plus. Je le dévisage pour la première fois. C'est vrai qu'il est beau ... je n'avais pas fait attention. Ce sont surtout ses yeux qui captent mon attention. Tant de sentiments y brillent et je me rends compte que certains me sont méconnus. Je détourne le regard, gêné. L'inconnu m'a toujours quelque peu effrayé.
Je reprends ma marche. Comme la veille, il se colle à mon allure, me suivant. Je ne fais rien pour n'en l'empêcher même si l'envie est grande. Je sens que quoi que je fasse, il restera alors je ne vais pas gaspiller mon énergie pour rien.
Je guette les nuages noirs qui se profilent à l'horizon avec anxiété. Et soudain, il arrive. De nouveau la tempête se manifeste. Le tonnerre gronde et des éclairs illuminent la pénombre. Je me crispe et, inconsciemment, attrape la main de Bill. Je ne la serre pas, juste son contact me rassure. J'ai toujours été comme ça. J'ai besoin d'un contact - alors que je déteste ça - quand il y a de l'orage. Je sais très bien que mon geste l'a surprit et même plus, mais je ne m'en préoccupe pas. J'ai trop besoin de sa main en ce moment. J'ai juste un peu peur qu'il me repousse. Mais non, il ne fait rien, comme si rien ne se passait.

On arrive enfin chez moi et j'ai toujours ma main dans la sienne. Je me dis que je devrais peut-être la lâcher pour rentrer mais j'en suis incapable. C'est ainsi qu'il se retrouve dans ma maison, dégoulinant de toute part et me tenant par la main. Je vois bien qu'il se pose une multitude de questions.

- Tom ? J'arrive !! Crie ma mère.

Mais lorsqu'elle pénètre dans l'entrée, elle s'arrête. Ses yeux nous fixent et brillent de joie. J'ignore pourquoi elle est comme ça mais ça ne présage rien de bon. Puis son regard dérive sur nos mains enlacées et là, elle sourit carrément. Je lâche alors mon étreinte et cours vers elle pour me saisir de son bras. Je m'y accroche comme à une bouée de sauvetage.

- Il reste ou il part ? Me murmure t'elle à l'oreille.
- Il ... L'orage part. L'orage part.
- Et Bill ?
- Reste maman. Reste maman.


Je suis incapable de raisonner logiquement. Les grondements ne cessent pas. J'ai trop peur. C'est toujours comme ça dans ces moments.
Ma s½ur arrive, un pot de confiture à la main. Elle regarde la scène un peu perplexe. Moi, accroché à ma mère, apeuré comme un enfant, Bill toujours mouillé qui ignore si il est le bienvenue et ma mère qui ne sait pas quoi faire.

- Me charge de Bill, intervient Ellana.

Elle l'attrape par la manche et l'emmène à l'étage. Quant à ma mère, elle me guide jusque dans le salon où elle s'assoit dans le canapé. Je fais de même. Un violent éclair me fait tressaillir. Je me blottit contre ma bouée et ferme les yeux. Je sens deux bras m'enlacer tendrement. Ma mère profite de ces quelques instants où je ressemble plus à un enfant perdu qu'à un adolescent de dix sept ans.
Puis comme il est arrivé, l'orage disparaît et ma peur avec. Je coupe brusquement le cordon ombilical et sors de la pièce sans même regarder ma mère. Je me déteste dans ces moments de faiblesses. Mais ce que je ressens est tellement effrayant que ça m'est indispensable.

Je vais dans ma chambre et m'attaque à mes devoirs. Mais à peine ai-je commencé que l'on frappe à ma porte.

- Moui, dis je pour autoriser la personne à rentrer.

Ah ... je l'avais oublié. Mais qu'est-ce qui m'a prit de le ramener ici ? Il va se moquer de moi maintenant. Et puis tout le monde va être au courant au lycée. La poisse.
Il rentre, timidement, un sourire sur les lèvres.

- Euh ... tu sais je dirais rien. Et je trouve pas ça nul non plus.

Il parle de quoi ? J'ai raté un épisode là. J'hausse un sourcil interrogateur.

- Pour ce qui vient de se passer.

Je ne sais pas trop pourquoi mais je sens que ce qu'il me dit est vrai. Et j'ai subitement envie de lui répondre quelque chose. J'ignore ce qu'on peut dire dans ce genre de situation ; je n'y suis pas habitué.

- Merci, dis je en retournant à mes devoirs.

C'est tout ce que j'ai pu trouver. Il fera avec. Faut pas trop m'en demander aussi.
Je l'entends gesticuler derrière moi. Je crois qu'il n'ose pas parler. Il a sûrement comprit que je parle peu. Je fais pivoter ma chaise et le vois se mordiller les lèvres. Étrangement je comprends ce qu'il veut.
Je me lève et prends plusieurs feuilles que je regroupe et lui tends.

- Maths.

Il me regarde, surprit, puis me sourit.
Je fais de même pour les autres matières et à chaque fois, je reçois un sourire sincère et un merci murmuré.
Ça me fait bizarre de savoir ce qu'il veut, d'avoir comprit rien que dans ses gestes. Parce que la seule personne avec qui j'arrive à faire ça, c'est Klaus. D'ailleurs, j'ai envie de le voir là.
Je prends mon portable et l'appelle.

- Viens. Surprise.

Je ne lui laisse même pas le temps de dire quoi que ce soit. De toute façon il doit s'emmerder tout seul. Au moins ici, il aura un peu de distraction et au pire des cas il s'emmerdera mais pas tout seul.
Je finis de donner tous les cours à Bill. Je vois bien qu'il hésite entre partir et rester. Mais j'ai dit à Klaus qu'il y avait une surprise. Et ce n'est autre que lui. Je trouve donc une excuse pour qu'il reste.

- Tu me dis si tu comprends pas un truc.

Il me sourit et s'assoit sur mon lit, feuilletant le paquet. Moi, je fais semblant de retourner à mes exercices d'anglais. En fait, j'attends avec impatience l'arrivée de mon ami. Vu que l'on est voisin, cette dernière ne tarde pas.
Klaus pousse la porte d'un grand coup et pénètre dans ma chambre comme un fou.

- Tom Tomichou, tu ordonnes, j'obéis. Tu me demandes de venir, j'accours !! Hurle t'il sans retenue.

Je rigole franchement. Lui, il vient tout juste de prendre une dose. Il a même les yeux rouges. Tel que je le connais, il n'a même pas vu que Bill était là. D'ailleurs ce dernier a sursauté quand la porte a claqué. Il doit prendre Klaus pour un fou ... et il n'a pas tort. Ça risque d'être comique.
En plus, il est complètement débraillé. Il porte un vieux jogging blanc, ce qui signifie qu'il n'a rien en dessous. Monsieur ne supporte pas les sous vêtements quand il a un jogging. Et pour le tee-shirt, c'est pas mieux. Il a mis son haut noir déchiré avec écrit à l'avant en rose bonbon “C'est derrière que ça se passe” et à l'arrière, une flèche de le même couleur pointant vers le bas, ses fesses plus précisément. En gros, ça signifie qu'il est pd, plus précisément qu'il est en manque.
Je regarde la tête que fait Bill. Il a la bouche grande ouverte et les yeux écarquillés. Je ne peux plus me retenir et éclate de rire.
C'est tellement rare que je rigole si fort que Klaus reproduit la même mimique que Bill. Il ne doit pas comprendre la cause de mon hilarité. Alors je pointe Bill du doigt pour lui faire comprendre.
Son regard suit mon index et son visage change. Il a un sourire carnassier sur les lèvres et ses yeux brillent d'une lueur perverse.
Rapidement, il va s'asseoir à ses cotés et pose une main sur sa cuisse.

- Si tu comprends pas quelque chose, je peux t'expliquer, dit il d'une voix sensuelle. Je suis un très bon professeur tu sais, chuchote t'il en se léchant les dents.
- Euh ... mer ... merci, réussi à dire Bill, gêné.
- En tout cas, merci Tom, me dit il en se retournant vers moi. Je sais pas comment tu fais mais faudra que tu m'expliques. Tu fais rien et tu les attires comme des mouches. C'est quoi ton secret ?

Si seulement je le savais. Moi je veux bien lui dire, mais faudrait déjà que je le connaisse.
Klaus vient de se lever et a allumé la radio. C'est un groupe de rock tout nouveau. Il commence à se déhancher en me lançant des regards remplis de sous entendus.
Je ne sais plus trop si c'était une bonne idée de le faire venir alors que Bill est ici. Parce que j'ai très bien comprit ce qui va suivre et je crois que le pauvre androgyne qui me lance des regards désespérés depuis tout à l'heure, va faire un malaise si ça continue. Mais d'un certain coté, peut-être me laissera-t-il tranquille après ça, en voyant mes relations.
Je laisse donc Klaus faire ce que bon lui chante. Il passe lentement ses mains sous son tee-shirt, se caressant le torse sensuellement. Sa langue passe sur ses lèvres et ses dents d'une façon langoureuse. Puis il me tourne le dos, se concentrant sur Bill.
Moi, je l'ignore totalement. De toute façon il s'en fou que je le regarde.
Je ferme mon cahier d'anglais et prends celui de maths. Les exercices sont faciles. J'aurais vite finit.
Entre deux équations, je jette un coup d'½il derrière moi pour voir comment réagit Bill. Et contrairement à ce que je pensais, il joue l'indifférent. Il regarde sans vraiment prêter attention au spectacle, tout en lisant les cours. Moi la première fois que j'y ai eu droit, j'étais plutôt gêné. Mais voyant que Klaus faisait ça pour lui et non pour moi, je l'ai ignoré et il a continué.

Son tee-shirt est par terre et je peux voir dans son dos des marques de griffures. Un de ses amants ou amantes. Il continue de se déhancher, frôlant l'indécence. J'arrête de travailler, voulant voir la réaction de Bill pour ce qui suit.
Mon ami joue avec l'élastique de son jogging, baissant ce dernier à la limite de son service trois pièces. Il se caresse sans retenue un peu partout et pousse quelques gémissements. Mais Bill reste imperturbable. Puis il baisse d'un seul coup son dernier vêtement et danse langoureusement. Je suis tellement habitué à le voir nu que je connais son corps aussi bien que ses amants. Par exemple, il a un grain de beauté sous la fesse gauche et une cicatrice en forme d'arc au niveau de l'aine droite. Je crois que c'est un de ses ex qui l'a mordu un peu trop brutalement.

- T'es bien foutu ... pour un mec.


Je rêve où c'est Bill qui vient de dire ça. Il est gay ? Enfin, je m'en fou mais je ne pensais pas qu'il était de ce coté là. J'arrive toujours à deviner quelles sont les préférences sexuelles des gens. Il n'y a que pour moi que je ne sais pas ... comble de l'ironie.
Je me serrais donc trompé pour Bill. Ce serait la première fois.

- Mais je ne suis pas gay, finit il en posant le paquet de feuille à coté de lui.

Finalement j'ai raison.
Il ramasse les affaires de Klaus et les lui tend.

- Le tee-shirt ... la classe, déclare t'il sur un ton enjoué.

Puis il se dirige vers moi et se penche à mon oreille.

- Je te l'ai dit ; quoi que tu me fasses, je serai toujours là. Tu pensais peut-être que ça me ferait partir, mais non. Je veux te connaître et tu viens de me montrer des choses ...très ... intéressantes on va dire. J'aurais des questions sur les cours. On verra ça demain après midi. Je viendrais chez toi à 14h, me chuchote t'il.

Je sens son souffle sur ma peau et ça me brûle. C'est bien trop chaud pour moi. Moi qui ai toujours froid, je n'ai pas l'habitude de la chaleur. Il prend ses affaires et dépose un bisou sur la joue de Klaus.

- Pour la vue, rigole t'il avant de sortir de ma chambre.

Avec mon ami, on se regarde comme deux idiots. En tant normal, c'est les autres qui nous regardent de cette manière. Ça fait bizarre de se retrouver de ce coté.

- Je sais pas ce qu'il te veux mais méfie toi Tom. Il est pas clair ce gars. Et puis quand je suis arrivé, ta mère et Ellana parlaient de lui. J'ai rien comprit de ce qu'elle racontaient mais c'était étrange.
- Comment ça ?
Je le questionne.
- Elles parlaient de ton accident, d'y a dix ans. Je sais pas trop ce que Bill vient faire là dedans ... enfin. T'as aimé ?

Je réfléchis quelque secondes sur ses dires puis décide de ne pas m'en formaliser. Ce n'est pas que je ne fais pas confiance à Klaus ; c'est bien un des seuls même, mais parfois quand il plane vraiment il mélange un peu les choses.

- Très réussi. Un des meilleurs. T'étais parfait.
- Je le referais ce soir avec Moritz. Il va adorer.


Il se laisse tomber sur mon lit, nichant son visage dans mon oreiller.

- Tu sens toujours aussi bon, soupire t'il. Dis ...

Il se tait, cherchant probablement ses mots. Il fait toujours ça quand il aborde des sujets un peu sensibles à ses yeux. Je le laisse donc réfléchir et attends.
Je m'allonge à ses cotés, faisant bien attention à ne pas le toucher. C'est que mon lit n'est pas bien grand pour un deux places et l'on est vite en contact avec l'autre.

- Je t'aime, dit il.
- Je sais et ça ne change pas pour moi.
- Même avec ce que tu sais ?
Me demande t'il d'une voix craintive.
- Je n'ai pas à te dire ce que tu dois faire ou pas. Je suis mal placé pour ça. Je suis ton ami et toujours je serais là pour toi ... quels que soient tes choix.
- Merci. Je ... j'ai envie de t'embrasser.
- Klaus ... j'aime ...


Mais je n'ai même pas le temps de finir ma phrase qu'il a posé sa bouche sur ma joue et y a fait un bref bisou. Je grogne un peu mais en voyant ses yeux remplis d'excuses, je lui souris et lui rends son geste.
Il sursaute alors, plaquant sa main à l'endroit même où se trouvaient mes lèvres il y a quelques secondes.

- Tom qu'est-ce que t'as prit ? Vous êtes qui ? Il est où mon Tom ? Tom ? Tom ? Se met il à crier en fouillant dans ma chambre.

Je pensais pas que ça le surprendrait à ce point. La dernière fois que je l'ai embrassé sur la joue c'était il y a deux ans lors d'un orage.
Moi-même, je ne sais pas trop pourquoi j'ai fais ça. J'en avait envie et j'ai pas réfléchit. Ça doit être la discussion sur la drogue qui m'a donné cette envie.
Klaus est parti dans ma salle de bain et me cherche même dans mes flacons de shampoing. Je souris et me plante devant lui, lui faisant mon regard de désespéré.

- Ah Tom t'es là. Y a un gars dans ta chambre qui m'a fait un bisou et il te ressemblait comme deux gouttes d'eau. Mais j'ai bien vu que c'était pas toi. Il m'a pas trompé. Je te cherchais ...
- Je sais.
- Pourquoi t'es si triste ?
Me demande t'il sur un ton enfantin.

Je rigole légèrement. Il me dit toujours ça quand je fais cet air là. Ça remonte à notre première rencontre.
Je venais d'arriver à Hambourg et j'étais plutôt perdu. J'avais sept ans mais aucun souvenir. Tout s'était envolé dans un stupide accident de voiture. Un coup sur la tête et plus rien. Amnésie rétrograde avaient dit les médecins. Klaus habitait déjà à coté de chez moi. A l'époque il était déjà un peu décalé des autres et n'avait aucun ami. Bien souvent il parlait tout seul ou à lui-même. J'avais l'impression de me voir car je faisais pareil. Je l'épiais depuis quelques jours quand il s'est approché de moi et m'a posé cette question.
“Pourquoi t'es si triste ?”
Moi qui parlais peu et même pas du tout aux inconnus, je lui ai répondu que c'était parce que je ne savais plus. Il m'a sourit en penchant la tête sur le coté et m'a pointé du doigt. Puis il a montré le ciel et diverses choses n'ayant aucun rapport et a rigolé en tournant sur lui-même avant de se laisser tomber dans l'herbe.
Pour la première fois un enfant venait vers moi et m'aimait pour ce que j'étais. Je me suis allongé à ses coté et ai rigolé avec lui.
Depuis ce jour, quand il me prend pour un autre, je fais ma tête de désespéré et il me reconnaît instantanément.

- Parce que je veux pas que mon ami rentre chez lui et retrouve son amant nommé Moritz.
- C'est qui Moritz ? Connais pas de Moritz moi
, rigole t'il. Je connais juste un Tom.
- Pizza ?
- Ça me va.


Je sors de ma chambre et retrouve ma mère. Je lui explique que Klaus reste pour cette nuit, parce qu'avec moi c'est toute la nuit ou pas du tout et qu'on mange de la pizza ce soir. Elle acquiesce et file en cuisine pour se mettre aux fourneaux.
Au passage, Ellana m'attrape la main, celle où je me suis coupé et soupire.

- Pas en cours je t'avais dit.
- Circonstances atténuantes.
- Heureusement que c'est pas profond. T'as passé sous l'eau au moins ?
- Oui.
- Ah, au fait demain je sais que tu dois rester à la maison alors n'essaye pas de te défiler.
- Mais ...
- Que tu l'apprécie ou pas, c'est toi qu'on a désigné pour qu'il rattrape son retard.
- J'avais rien demandé.


Je retourne dans ma chambre où Klaus s'est déjà installé. Il a sortit le matelas du placard ainsi que le sac de couchage et est en train de prendre une douche.
Je m'allonge sur mes draps. Il y a son odeur dessus, une odeur épicée. Mais étrangement elle ne me donne plus la nausée. Je trouve même que ça sent bon. Je me laisse doucement enivrer et c'est à peine si j'entends, une dizaine de minutes plus tard, Klaus jouir comme un fou sous la douche.


OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Vous l'aimez ou pas mon Klaus ?
Moi
je l'adore trop !!!
D
es remarques sinon ?

A
u chapitre prochain qui s'intitule Se voir et se revoir

On monte à 50 coms ... ? Et oui c'est que je ne fais pas partie de l'AASM (PCLOIFP) (Association des Auteurs Sadiques et Masochistes ( Puisque Coupant Là Où Il Faut Pas)) pour rien ...

EDIT : Finalement, le prochain chapitre se nommera Regards et non Se voir et se revoir.

Pour
répondre au com de poison-yaoi-twins-love, sur la tête que peut avoir Klaus, réfléchissez un peu. Les fans de TH devraient arriver à trouver à qui je pense. Donnez moi vos avis et je vous direz au prichin chapitre à qui je pense ...
Indice : Ce n'est pas Andréas. Cette personne porte le prénom de Klaus. Alors ?



Sinièn


Pix : Seringue
Musique en écoutance : Beichte - Tokio Hotel
# Posté le jeudi 18 octobre 2007 10:43
Modifié le jeudi 24 janvier 2008 04:20

Pour ...

Pour ...
Hallo

La suite arrive ce soir.

Promis.

Bon alors personne n'a trouvé à qui pouvait bien ressembler Klaus.
Pour explication, c'est un pur hasard. Mais après tout c'est pas plus mal, au moins on reste dans le contexte de Tokio Hotel.
Au départ, j'ai choisi le prénom Klaus parce que je l'aime bien et ce n'est que plus tard que j'ai apprit que c'était le 2nd prénom de ...
Alors pour voir à quoi pourrait ressembler Klaus (à quelques détails près ...), suffit d'aller dans google images et de taper Klaus. Vous regardez la 6ième image et ... le voilà.




Envie subite de faire les RAR ...


Yaoi-bill-tom-rine06 : Merci beaucoup pour tous tes coms ... Je suis contente que ça te plaise autant et Klaus plus particulièrement.

Buryme : 40 coms ? Je suis passée à 50 t'as vu ... suis sadique hein ? Mais comme tu le dis, je les mérite. Merci d'être toujours là et de laisser un (ou plusieurs) petits coms.

Blackmarketworld : Finalement tu l'auras eu ta suite avant de partir. Je sais pas si t'es revenue ... enfin je verrai bien.

Poison-yaoi-twins-love : Alors elle te plait la tête que pourrait avoir Klaus ?? Moi, perso, oui.

X-nais-x6 : Merci encore d'être là et de laisser un petit mot.

TH-demon-interieur-fic : Oula, je sais pas combien tu m'as laissé de coms (la flemme de compter) mais ... waou !!!! Merci, merci. T'es trop gentille !!! Pourquoi Klaus se drogue ? On l'apprendra petit bout par petit bout. Et ça commence dès le chapitre suivant.


Th-drey2 : Merci pour ton com. Ravie que Klaus te plaise.

Tite-dreameuzz : Oooooohhhh !!!! Une petite nouvelle !! Trop contente. Bienvenue à toi. Je suis contente que ma fic te plaise. Pour le prénom d'Ellana, tu m'as démasquée. Mais chut ... c'est un secret ...

Imane : Merci beaucoup pour tes coms et d'être là à chaque fois. Tu vois mieux maintenant à qui je pensais en parlant de Klaus ? L'amitié entre Klaus et Tom est un peu étrange car c'est presque de l'amour (mais sans sexe).

Célia : Alors maintenant, tu vois qui pourrait être Klaus ? ;)

Tokio-drive : Ben non c'est pas Andréas. Je suis aller voir ta fic comme tu me l'as demandé et j'ai laissé un com mais sous mon autre pseudo (yaoixx-sinien)

Laura : Pas grave si ton com n'est pas très recherché. Moi, t'en que tu en laisses un, je suis heureuse. Parce que tu as fait l'effort de prendre 30 secondes de ton temps pour laisser un petit mot. Merci.

Lili : Je pense que Klaus aura un rôle très important dans ma fic. je sais pas encore vraiment lequel mais c'est un des pilliers de ma fic.

Lucie : Merci d'avoir mit un com. Je suis contente que ma fic te plaise.

Hilf-miir-leben : Hiiiiiiiii, ma deuxième nouvelle lectrice !!! Trop, trop contente. Je suis trop heureuse que ça te plaise ... que mon style te plaise. Pour la fleur, va voir la pix du chapitre 2. Et non, Georg n'est pas Klaus mais tu es celle qui était le plus proche.

BopToTheTop : T'inquiètes pas, Klaus aura de