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Depuis ce matin je n'arrête pas de réviser ma biologie. On devrait bientôt avoir un contrôle, avant les vacances de Noël. Alors j'étudie déjà. Je ne suis même pas descendu pour aller manger. Je commence enfin à bien comprendre le fonctionnement des synapses quand une personne toque à ma porte.
Je marmonne une autorisation de rentrer, pensant que c'est ma s½ur.
- Coucou Tom !!! S'exclame l'intrus.
Je me tourne vers le propriétaire de la voix et écarquille les yeux. Devant moi se trouve Bill, tout souriant, qui referme la porte derrière lui.
- Comment tu vas ? Me demande t'il en m'embrassant doucement, un magnifique sourire sur ses lèvres douces.
- Bien, je réponds en lui rendant son geste.
Il attrape la chaise qui traîne dans ma chambre et s'assoit à côté de moi, alors que je replonge dans mes cours sur les nerfs.
Il se penche un peu au dessus de mes cours pour mieux voir et me demande :
- Tu fais quoi ?
- Révise la bio.
- Déjà ? Elle a même pas encore donné les dates.
- J'aime pas m'y prendre à la dernière minute.
- Euh ... je te dérange là. Je savais pas. Je ...
- Non c'est bon, dis je en relevant la tête.
Bill est en train de se mordre les lèvres et hésite à rester.
- T'es sûr ?
- Je voulais faire une pose de toute façon.
Je penche un peu ma tête sur le côté et sourit timidement. En fait ce n'est pas vrai mais maintenant que Bill est là j'ai envie de passer du temps avec lui.
- Ooooh !
Il se jette sur moi et m'embrasse de partout. Mais dans sa brusquerie, ma chaise qui est sur roulette part en arrière et il est obligé de mettre un genou sur l'assise pour ne pas tomber. Un peu plus et il est assis sur moi. Ses lèvres viennent caresser les miennes et y font pression. J'entrouvre la bouche pour approfondir notre baiser et je pose mes mains dans son dos pour le maintenir. Au dessus de moi, Bill bouge un peu, sûrement mal positionné. Son bassin frôle mes cuisses et j'ai peur que si il remonte un peu il découvre mon état. Je me décolle alors de lui, le souffle court et tout embarrassé.
Il me sourit tendrement tout en caressant ma joue du revers de sa main.
- Tu es si beau, murmure t'il avant de me ré-embrasser lentement.
Je crois que j'aime de plus en plus ses baisers. Doux, sucré et épicé. Une empreinte noire dans ses yeux brillant qui me donne envie d'être avec lui. Et puis il est gentil, calme et ne me brusque pas. J'ai parfois l'impression qu'il lit en moi. Il me comprend si bien et je crois que c'est pour ça que sa présence m'est agréable. D'ailleurs même mon corps n'est absolument pas contre.
Son visage va se nicher dans mon cou où il soupire de bien être. Il y dépose de légers baisers aériens qui me font frissonner. Puis il se relève complètement. Il a les cheveux ébouriffés et rougis. Je ne l'avais jamais vu ainsi mais je le trouve très attirant.
Son regard se balade dans ma chambre, cherchant apparemment quelque chose.
- Dis, je me demandais ... enfin tu sais, la mélodie que tu m'a donné y a quelques jours. Ben mon père qui sait jouer un peu de la guitare ... on a essayé ensemble. Lui à la gratte et moi au chant et ... j'aimerais beaucoup. Mais t'es pas obligé ! Enfin si t'es d'accord ... qu'on la joue ensemble.
Il se tord les doigts et me fixe, attendant ma réponse. C'est la première fois qu'une personne me demande de jouer avec elle. Même pas pour elle mais avec. Je suis assez surpris, j'avoue.
- C'est que je ... n'ai jamais joué mes compositions devant un autre que Klaus, je lui explique. Mais ... je veux bien voir.
- C'est vrai !?
- Oui.
- Merci Tom, merci, merci.
- Euh par contre ... je veux pas ici. Je suis ... pas à l'aise.
- Où tu veux. Moi tant que je peux chanter et que tu joues en même temps je me fous de l'endroit.
Je me lève, attrape ma guitare et sort de ma chambre. Bill est sur mes talons et je sens toute sa gaieté. Nous sortons sous les yeux brillants et le sourire de ma mère.
Quelques minutes plus tard, nous arrivons enfin à mon parc. Bill attrape ma main et se penche à mon oreille.
- Je savais que tu irais là, me souffle t'il.
Là, je pose ma guitare contre le portique de la balançoire et me dirige vers ma perfection. Comme à chaque fois, Bill me laisse seul.
- Coucou toi, je murmure à ma confidente. Tu n'as pas trop froid ? Tu sais, il va se passer quelque chose de spécial aujourd'hui. Faudra bien écouter. D'accord ? Et puis Bill il est là mais c'est normal. On est ensemble maintenant et tu sais, ne t'inquiète pas, il est très gentil avec moi.
Une douce brise vient souffler parmi les branches d'arbres. Je relève un peu la tête pour observer le mouvement des feuilles.
- Oui, toi aussi. ... J'espère être à la hauteur de tes espérances. ... Merci.
Je me retourne vers Bill et lui sourit. J'attrape mon instrument de musique et m'assois sur un énorme rocher, en face de la balançoire. D'ailleurs Bill est assis sur cette dernière. Je commence à accorder la guitare. Je tremble et j'ai beaucoup de mal. Lorsque c'est enfin correct, d'un coup d'½il le départ est donné. Je prends une grande inspiration et laisse mes doigts aller d'eux-mêmes. Mais ils tremblent encore et les fausses notes n'arrêtent pas de résonner. Je m'énerve et c'est pire. Mes yeux se ferment tout seul, j'essaye de faire le vide en moi. Je suis tellement anxieux que je fais n'importe quoi.
Soudain je sens deux mains se poser sur mon ventre et un torse se coller à mon dos.
- C'est rien Tom, chuchote Bill. Ça va aller. Calme toi. C'est rien. D'accord. Ce n'est pas grave.
Sa présence autour de moi me rassure et je sens mon corps se détendre. Je prends légèrement appui sur lui et calme ma respiration. Puis mes doigts reprennent leur lente course sur les cordes et semblent d'un seul coup trouver leurs places exactes. Je joue et c'est juste. Mais ce n'est pas pour ça que Bill s'en va. Il reste dans la même position et je sens ses poumons se gonfler. Sa voix sort, douce, enivrante, belle et magique. Les paroles glissent dans l'air sur des nuages de coton. A chaque mot qu'il prononce je tremble mais ne joue jamais faux. Ses mains caressent par moments mon ventre et je frissonne. Un parfum épicé mélangé à celui de ma fleur m'entoure. Illusion de paradis, mon ange rit. Saveur douce et piquante sur la langue, comme un bonbon que l'on déguste en étant enfant, je me noie dans des sens que je n'imaginais même pas. Une larme de bonheur coule en silence sur ma joue alors que nous entamons le refrain. Douce mélodie, voix enchanteresse, on s'accorde parfaitement. Lentement j'ouvre les yeux et le plus beau des spectacles s'offre à moi. Le vent souffle allègrement, faisant bouger avec grâce les branches et les dernières feuilles présentes. Les herbes hautes ondulent dans un bruissement divin et parmi elles, ma perfection danse en rythme. Lenteur et saveur, douceur et bonheur, tout ce mêle et s'emmêle. Une danse, une valse qui s'agence avec volupté à notre mélodie. Et puis ce fond noir qui s'ajoute, rendant le tout encore plus beau. Une teinte parfaite, ébène avec des petits points de couleurs à certains endroits. Ces derniers se multiplient au rythme des notes qui s'écoulent de mes doigts. Et petit à petit il forme des taches sur la toile gigantesque du monde au fond noir. Des taches comme dans les ½uvres de Monet ou Manet, un impressionnisme parfait se fondant avec le reste. Il y en a peu et ça me fait bizarre de les voir pour la première fois mais je les trouve magnifiques. Je voudrais tant pouvoir les toucher, juste les frôler pour connaître leur texture.
Une note plus grave, une caresse fluide et tremblante, ses mains descendent plus bas et se séparent pour venir se poser sur mes cuisses. Il se rapproche de moi et son souffle vient caresser la peau de mon cou. Air chaud dans l'air froid, note chaude dans le vent glacial, corps chauds sur la pierre froide, les dernières notes résonnent et s'évanouissent.
Je suis comme en transe. Mon c½ur bat la chamade et je sens la sueur couler sur ma peau. Mes mains tremblent tellement que je me demande comment j'ai pu jouer aussi bien. L'air que j'expire par saccade devient gouttelette microscopique. Lentement je pose la guitare à mes pieds. Derrière moi Bill semble dans le même état. Je sens son corps parcouru de soubresauts et ses bras enlacent ma taille pour me serrer contre lui. Je me laisse aller à son étreinte, ne désirant que ça en cet instant. Nos corps se réchauffent, se transmettent la chaleur dans une étreinte sentimentale. Je m'accroche à ses bras croisés devant moi et me tourne un peu vers lui. Il a les yeux fermés et la bouche entrouverte. Un faible sourire se dessine sur ses lèvres qui me semblent si tentantes d'un coup. Je me rapproche un peu plus, m'appuyant totalement contre lui, dans une confiance absolue et lèche du bout de la langue ses lèvres.
- Tu chantes magnifiquement bien, je murmure.
Ses yeux s'ouvrent en grands et il me fixe, presque comme paniqué. Je lui sourit mais il se retire de contre moi, un affolement lisible dans ses iris. Malheureusement je bascule dans le vide et n'ai pas le temps de me rattraper. Alors que je pense toucher le sol dur et me cogner violemment, deux mains me rattrapent in extremis et me redresse sur le rocher. Là, je me stabilise en position assise.
- Pardon, oh pardon. Je suis désolé Tom. Je sais pas ce qui m'a prit. Désolé, vraiment. Et en plus tu as failli te faire mal à cause de moi. Ça va tu n'as rien ?
Il est face à moi, tenant mon visage entre ses mains. Mais moi je suis perdu. Je ne comprends pas ce qui vient de se passer. Pourquoi a-t-il réagit ainsi quand je lui ai parlé ?
J'hoche simplement de la tête. Bill va s'asseoir sur la balançoire à quelques mètres de moi. Il fixe le sol et semble perdu dans ses pensées. Je cherche une réponse à ma question et le destinataire de cette chanson s'impose en moi. Ces paroles destinées à un être cher et perdu. Ces mots écrits pour lui et donc cette mélodie écrite pour lui. Son frère qu'il essaye de retrouver doit hanter ses pensées. Peut-être pensait il à lui en chantant et lorsqu'il m'a vu, il a comprit que je n'étais pas lui.
- C'est ton frère ? Je demande faiblement.
Il relève la tête et fronce les sourcils.
- Comment ça ?
- Cette chanson, elle est pour ton frère non ?
- Si.
- Tu pensais à lui là hein ?
- ... Un peu.
- Je ... est-ce que tu l'as retrouvé ?
- Pas encore. Je suis en train mais ce n'est pas facile.
Tout en disant cela, son visage commence à rayonner de cet air heureux que je vois si souvent quand il me regarde. Mais des doutes naissent en moi. Doutes de perte et de vide.
- Et ... quand tu le retrouveras ... tu partiras. Tu n'auras plus de raisons de rester ici, vu que c'est pour ça que tu es venu.
Je baisse la tête pour qu'il ne voie pas les larmes qui menacent de couler.
Deux doigts posés sur mon menton me force à relever le regarder.
- Si, toi. Il y a toi. Je t'ai trouvé, je te garde. Tom je ne veux pas te quitter et je ne le ferais jamais. Je tiens trop à toi pour te laisser. Tu comptes tellement pour moi. Tu as une place énorme dans mon c½ur, la plus grosse. Et si c'est toi qui pars je te suivrais. Je t'aime Tom. Je t'aime tant.
J'éclate en sanglots ne sachant pas quoi répondre. Je me sens si nul de n'être que moi. J'aimerais être cet être qu'il idéalise mais c'est impossible. J'essaye, vraiment, mais ça ne vient pas. Comment fait on pour aimer une personne ? Je n'y arrive pas.
Il me prend dans ses bras et me console en me berçant.
LA SUITE
Le froid finit par me rattraper. Je tremble dans ses bras le moins possible, ne voulant pas quitter le cocon qu'il crée lorsqu'il m'enlace. Mais c'est peine perdue, il l'a remarqué. Ses mains tentent de me réchauffer en me frottant les bras et le dos mais c'est encore pire. A chaque caresse un peu plus appuyée je sens mes cicatrices ressortirent et j'ai peur qu'il les sens, remarque ce que je cache. Alors je me recule, ravale mes sanglots et sourit. Un faux sourire dans mon c½ur mais qui j'espère sonne vrai. Il va croire que je le repousse, rejette une fois de plus alors que ce n'est pas le cas. Seulement cela ne marche pas. Bill se rapproche et secoue la tête. Pourquoi ça ? Est il déçu ... encore ? L'ais-je une fois de plus blessé ? J'ai envie de fuir car je ne comprends pas son comportement et j'ai peur qu'il m'en veuille. Mes jambes refusent de m'obéir et je ferme les yeux si forts que j'en vois des points noirs.
Une main chaude attrape la mienne et enlace ses doigts aux miens, tandis qu'un souffle me demande de le suivre. Je rouvre les yeux, surpris et croise un regard rempli d'amour. Il n'y a aucune colère, pas de méchanceté, pas de rancune. Je suis un monstre avec lui et lui est un ange avec moi. Je voudrais tant lui rendre la pareille. Je ne sais pas trop ce qui me prend à ce moment là. La folie, l'envie, la peur ou le courage naissant ... mais j'enroule mes bras autour de ses épaules et colle nos deux corps pour une étreinte.
- To ... Tom.
Je niche mon visage dans son cou et le sers aussi fort que je peux. Ses bras qui étaient restés le long de son corps viennent enrouler ma taille. Mais pour une fois c'est moi qui mène le jeu. Je l'ai décidé, voulu peut-être même. Et je ne regrette absolument pas. J'ai l'impression que ça lui fait du bien, que même si mes sentiments ne sont pas identiques, ce geste le rend heureux. Des images apparaissent devant mes yeux. Images de rêves, d'illusions, images ressemblantes ... un miroir ? Passé ? Je ne sais pas vraiment. Une bise sur la joue, un sourire heureux, une chaleur grandissante, une place dans ce monde ... une vraie place où l'on se sent bien. J'aurais envie de rester dans ce berceau qui m'émeut par la tendresse qui s'en dégage mais en fait ... même si c'est un passé, le mien, pour l'instant je veux du présent. Et ... du futur ? Doucement, je lui murmure :
- On rentre ?
- Viens.
Nous quittons le paradis qui venait de naître sous mes yeux. Je ne sais pas si lui l'a vu ou a vu autre chose mais je n'oublierais jamais ce moment. Nos pas sont lents, je crois que je n'ai pas envie de rentrer. Peut-être que j'ai peur que ce ne soit pas pareil une fois à l'intérieur. C'est vrai que j'ai froid mais dehors est si magique. Je vois encore scintiller les couleurs dansantes sur la toile noire de l'horizon. Je ressers ma main dans la sienne et ferme les yeux. Ce n'était qu'une illusion au fond, mais si magique que j'ai l'espoir de ne pas rêver tout ce qui se passe. Lui, moi, sa main dans la mienne, mon c½ur qui s'emballe en sa présence, ses mots doux, ses baisers chaleureux ... faites que je ne rêve pas, que tout ne s'envole pas dans un souffle d'hiver glacial.
- Tu veux bien chez moi ? Me demande Bill doucement dans un murmure.
Je sors de ma prière muette à un dieu inexistant et auquel je ne crois pas. Je ne suis allé qu'une fois chez lui mais c'était une erreur en fait. Il est toujours venu chez moi et ne m'a jamais vraiment montré sa maison.
On est sur le trottoir, entre nos deux maisons qui se font faces mais sans rivalité. Je tourne la tête vers la mienne où je sais que ma mère se trouve, puis vers la sienne. A ce moment là, un frisson d'angoisse me prend. Et la sienne, que fait elle en ce moment même ? Est elle chez elle ?
Je tremble et hésite. Cette femme me fait trop peur. Je m'accroche à Bill et retient les larmes qui tentent de s'échapper. Je dois apprendre à être fort et ne plus me laisser aller à mes peurs de petit enfant. Seulement je crois que je ne suis pas encore prêt car je tire Bill à l'opposé même de chez lui.
- Tom. Ça va pas ?
- Aaaaaaahhhhhh !!!!!!!!
- Je vous aime mes anges.[/g]
Et elle c'est le monstre qui veut manger les anges ? La méchante sorcière du conte pour enfant qui joue la gentille mais est en réalité très laide.
- Tom attend, me stoppe Bill. Je ... il n'y a personne chez moi. Ni mon père, ni ma ... mère.
Je scrute son regard, cherchant des mensonges, mais n'y vois que de la sincérité.
- Je te le promets. Personne n'est chez moi. Il n'y aura que toi et moi.
Lentement il me ramène vers le portillon de son jardin. Je suis toujours tremblant mais ai confiance en lui et le suis. Devant la porte, il fouille dans sa poche et en sort une petite clef orpheline. C'est vrai qu'un énorme trousseau ne rentrerait pas dans ses minuscules poches de pantalon. Il ouvre la porte et je tends l'oreille pour essayer de surprendre n'importe quel bruit suspect. Mais rien, le silence total règne dans la maison.
Avec douceur, Bill me tire dans le hall et referme la porte derrière nous. Moi, je n'arrive pas à le lâcher, j'ai besoin de le sentir à mes côtés. Mais il ne se retourne pas tout de suite vers moi. Pendant quelques secondes il reste face à la porte, la tête basse et j'entends un reniflement. Puis il finit par faire demi tour et me sourit. Seule l'humidité de ses prunelles trahie ses sanglots. Je ne comprends pas pourquoi il semble si triste mais j'ai envie de le voir heureux.
Encore un peu hésitant, je pose ma main sur sa joue et frôle du pouce ses lèvres. Ce geste si simple est un exploit pour moi et je sens mon c½ur battre la chamade. Je me demande même si parfois il s'arrête de cogner dans ma poitrine lorsque Bill est avec moi.
Je me rapproche de lui et colle nos fronts l'un contre l'autre. Du bout de mon nez je caresse le sien et j'embrasse chastement ses lèvres. Mes yeux se ferment d'eux même dès ce contact que j'aime de plus en plus. Je sais que je ne peux m'empêcher de fixer sa bouche et de la désirer. Parfois je me surprends à vouloir l'embrasser sauvagement. Je voudrais toucher sa langue avec la mienne, caresser ses dents, son palais et lui faire voir des étoiles rien que dans un baiser. Mais je suis bien trop peureux pour oser. J'avance doucement et peut-être qu'un jour j'y arriverais, mais pour l'instant nous devrons nous contenter de baisers et gestes un peu enfantins.
Après ce petit échange de tendresse, Bill me propose de manger quelque chose. Il me dit de monter dans sa chambre et de l'attendre pendant qu'il ramène de quoi grignoter. Je m'exécute et retrouve plutôt facilement la pièce noire et blanche. Elle n'a pas changé. Une nouvelle fois je détaille les meubles, la décoration, son univers. Mes doigts frôlent le bois, le fer, s'attardent sur des angles ou un poster. Ils sont maintenant sur son bureau et retracent les contours de sa lampe. Mon regard dérive sur les feuilles, livres et cahiers éparpillés.
Je suis attiré par une simple feuille blanche avec un texte dessus. Ma main s'en rapproche. Je ne devrais pas mais c'est plus fort que moi. C'est sa rédaction sur la peur. C'est personnel et impoli de faire ce que je commence à faire mais je sens que je dois lire. Rapidement j'observe qu'il ne rentre pas et attrape la copie.
Son écriture se dessine parfaitement dessus, un peu tremblante je pense par endroit. Rapide et lente, plaquée à vif sur le papier. Des pensées intimes peut-être.
- La peur ... un sentiment, un des plus horrible je dirais. J'en ris presque en sachant que la peur m'effraie. Ironie de la vie j'ai peur de la peur. Un passé difficile, douloureux même. Un passé avec de la peur qui m'a fait perdre ce que j'aimais le plus au monde. On m'a dit que c'était courageux d'avoir peur de ce sentiment, que c'était une preuve de maturité. Moi je ne trouve pas. Je crois que pour avancer je ne devrais plus être effrayé par la peur. Mais pourquoi tout ? Une histoire, un passé. Il y avait une personne, un être que j'aimais et que j'ai perdu. Un être cher à mon c½ur et à mon âme. Une moitié, comme une âme soeur même. Je n'ai jamais comprit pourquoi ce sentiment s'est infiltré dans ses veines et dans son corps pour me bannir de sa vie. J'espère un jour comprendre. Oui, cette personne a eu peur de moi sans raison apparente. Je n'avais rien fait ... enfin je pense. Peut-être que mon innocence de cette époque m'empêche de voir la cause de cet effroi naissant en elle. Est-ce moi ou autre chose qui a provoquée tout ça ?
Des larmes coulent sur mes joues. Ce qu'il a écrit est si douloureux.
- J'aimais cette personne et elle en est venue à me haïr par peur. Une peur incommensurable, inimaginable. Une peur effrayante. Je sais que c'est puéril de penser une telle chose d'un sentiment assez idiot mais je n'arrive pas à m'en défaire. Je vois encore ses injures et son regard effrayé posé sur moi. Un retour horrible dans mon monde, un retour qui me hante et me donne des frissons. Un film d'horreur est un conte de fée à côté de ça. Avoir peur de la peur, ça me fait peur. En fait je crois que je me perds dans la peur. Je me noie dans une immensité ...
- To ... Tom !!!
Je me tourne brusquement vers le propriétaire de la voix qui vient de lâcher ce qu'il tenait en main. Il semble affolé et alors que je vais pour m'excuser, il se jette sur moi et m'arrache la feuille des mains. Il serre le papier contre lui et commence à me crier dessus.
- Tu n'avais pas le doit ! Pas le droit. Pourquoi tu l'as lu. Non, je veux pas. Pas de nouveau. Pas ce regard sur moi !! Pitié, faites que ça cesse. Je ne veux pas revivre ce cauchemar ... encore ...
Il se recroqueville dans un coin et se met à pleurer. Je savais que je n'aurais pas dû lire ça. Je m'en veux tellement de sa réaction. Je m'approche de lui, une main en avant. Mais en me voyant il recule le plus possible. Si il pouvait disparaître, il le ferait. Je m'accroupis devant lui, à une distance raisonnable et tente de capter son regard. Lorsque je croise ce dernier, c'est celui d'un enfant perdu et malheureux que je vois. Des larmes de petit garçon effrayé, triste et remplies de détresse. Lentement je me rapproche de lui et le prends dans mes bras. Il se laisse faire, docile comme un petit garçon.
- Peur, peur, peur. Pas de peur, s'il te plait, n'ai pas peur. Gentil, je suis gentil. Pourquoi je te fais peur ? C'est moi. S'il te plait pas les vilains mots. Pas encore eux. Non, pas le regard noir qui me fait peur qui a peur, marmonne t'il.
Son corps tremble de partout et il serre entre ses doigts fins la cause de cette scène. Par ma faute je le fais souffrir, lui fais revivre un passé dur. Je ne suis qu'un idiot, un boulet. Je le berce et me met à chantonner un air doux. Je ne sais plus où je l'ai entendu. Pas par mes parents, ni ma s½ur et encore moins Klaus. J'ai l'impression que c'est d'avant, avant le début de ma seconde presque vie.
Petit à petit, il se calme. Son corps se colle au mien et ses mains s'agrippent à mon t-shirt.
- Tu pars pas hein ? Me demande t'il timidement.
- Non.
- T'as pas peur de moi.
- Non.
- Vrai ?
- Vrai.
Apparemment rassuré, il pose ses lèvres sur les miennes et m'embrasse comme un désespéré. Je le laisse faire, lui laissant le choix de faire ce qu'il veut. Si ça peut juste l'aider à aller mieux alors tant mieux. Mais il écourte sa caresse et se place entre mes jambes pour venir se caller dans mes bras, enfouissant son visage dans mes dreads.
Je crois avoir comprit d'où lui viennent ses éternelles questions sur une peur éventuelle à son égard. Si j'ai bien comprit, la personne dont il parle dans sa rédaction l'a quitté par peur et revivre ça l'effraie au plus au point.
Je me rends compte alors qu'il n'est pas le garçon si fort et sûr de lui qu'il montre. Son passé est lourd et dur à porter. Il tente de paraître bien, heureux, épanoui mais il cache au plus profond de lui de terribles secrets qui le hantent encore après des années. Finalement on n'est pas si différent l'un de l'autre.
Nous restons très longtemps ainsi, dans un silence religieux. Seuls nos souffles se perdant sur la peau de l'autre indiquent notre présence. Je me sens si bien dans ses bras et j'ai l'impression pour la première fois de protéger quelqu'un, de lui être véritablement utile. Je ressers ma prise sur lui et il fait de même. De petits baisers mouillés effleurent mon cou, caressent mon oreille, frôlent ma clavicule. Un gémissement sort de ma bouche sans que je ne le contrôle. Les mains de Bill descendent sur mes hanches et tentent de s'infiltrer sous mes habits. J'aime ses caresses presque aériennes, remplies de tendresse, de sentiments, d'amour en fait.
Soudain j'ouvre les yeux et m'écarte de lui.
Non, pas encore, pas de nouveau. Je me hais pour ça, cette chose qui à chaque fois vient tout gâcher.
- Tom ?
Sa voix tremble. Il croit que je le rejette encore. Je lui tourne le dos pour me cacher, tout cacher et essaye de me calmer. Une main tremblante et hésitante se pose sur mon épaule et le corps de Bill me fait face.
- To ... Tom ... Tommm.
Je lève la tête et vois qu'il a peur. L'imbécile que je suis ne cesse de gâcher nos moments un peu intimes. Dès que j'ai chaud je gèle tout d'un simple mot, regard ou geste. Je dois avoir un c½ur de glace.
- Pardon, je murmure.
- Tu ... pourquoi j'ai l'impression que tu me caches quelque chose.
- Pardon, je répète.
- J'ai fait quelque chose que je n'aurais pas dû ? Je suis allé trop vite ? Tu ... ce qui vient de se passer ... tu me prends pour un fou ?
- Pardon.
- Tom répond moi s'il te plait.
- Pardon.
- Tom !!!
Nous pleurons tous les deux dans une incompréhension commune mais différente. Moi pour ce qui m'arrive et lui car il ne me comprend pas. Il entoure mes épaules de ses bras et me sert dans ses bras. Dans son mouvement un peu brusque et de désespoir il me fait tomber en arrière. Son corps est complètement plaqué au mien et mes pleurs redoublent. Tout est finit entre nous ...
Ce passage si pense depuis un moment et normalement il aurait dû se trouver dans le chapitre d'avant. Mais bon, il est arrivé quand même.
J'ai essayé de faire passer beaucoup de chose mais je ne sais pas si ça a marché. Certains me reprochaient gentiment de ne plus voir le côté lyrique de ma fic vu que Tom ne se scarifie plus.
Alors est ce qu'on le retrouve là ?
Le moment entre Bill et Tom est comment ? Trop guimauve ? (parce que j'aime pas la guimauve en excès)
Dans la suite, je parlerais de quelques chose dont j'ai déjà parlé dans le chapitre d'avant et qui a sucité de nombreuses questions.
Par contre, je m'absente pendant une semaine, sans ordi, sans internet. C'est à peine si je vais avoir le portable. Si, si ces lieux existent encore. Ca s'appelle la nature. Donc pas de suite avant lundi 29, voire même plus. En fait ça dépendra de mon avancement avant mon départ. De toute façon je vous tiens au courant.
De même, je viens de créer un blog qui regroupe toutes mes fics et Os car beaucoup veulent lire mes anciens écrits (qui sont nuls je préviens).
Donc désormais, lorsque j'écris un nouvel Os ou une nouvelle fic (j'ai un projet de mini fics avec ma princess), se sera posté sur ce nouveau blog. Ici, il n'y aura que SdP. Mais je vous préviendrais des nouveaux posts du blog ici quand même.
Il vous suffit donc d'aller là => Fic et Os by Sinièn
EDIT du 28/04 : Hello les gens. Voilà je suis enfin rentrée. Je n'ai pas encore eu le temps de lire tous vos coms c'est pour ça qu'ils ne sont pas validés.
Pour ce qui est de la suite, je n'ai rien pu écrire. Je viens de passer une semaine de ouf et je n'ai pas eu une minute pour écrire. Mais je m'y remets le plus vite possible et poste dès que c'est écrit.
Sinon, je suis contente de voir que j'ai de nouvelles lectrices. Merci à tous.
De même je vous conseille fortement de vous rendre sur mon blog où j'ai regroupé toutes mes fics : Fic et Os by Sinièn à partir de cet après midi. Surprise ... dernier article page 8 et page 9.
EDIT de la 2nd partie : Avec beaucoup de retard voila la seconde partie. A la base elle ne devait pas être si triste mais je me suis laissée emportée par les sentiments de Bill.
Maintenant vous savez ce qu'a écrit Bill sur la peur et je pense que ça vous aide pour l'intrigue. Vous en pensez quoi ?
Comment on voit Bill dans cette partie ? Vous le voyez comme ça vous ?
Les réactions de Tom vous font penser à quoi ?
Et la fin ... très méchante et sadique je l'avoue (retour en force !!!!!), ça vous fait flipper ? Il va se passer quoi ? Pourquoi Tom pense ça ?
Biyouxxxx
Pix : Imaginez les avec des vêtements et c'est exactement comme dans la fic
Musique en écoutance : Beaucoup trop pour les lister ^^
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(_.•` (_.• . ..•`
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Chapitre 32 : Note chaude dans l'air froid
Depuis ce matin je n'arrête pas de réviser ma biologie. On devrait bientôt avoir un contrôle, avant les vacances de Noël. Alors j'étudie déjà. Je ne suis même pas descendu pour aller manger. Je commence enfin à bien comprendre le fonctionnement des synapses quand une personne toque à ma porte.
Je marmonne une autorisation de rentrer, pensant que c'est ma s½ur.
- Coucou Tom !!! S'exclame l'intrus.
Je me tourne vers le propriétaire de la voix et écarquille les yeux. Devant moi se trouve Bill, tout souriant, qui referme la porte derrière lui.
- Comment tu vas ? Me demande t'il en m'embrassant doucement, un magnifique sourire sur ses lèvres douces.
- Bien, je réponds en lui rendant son geste.
Il attrape la chaise qui traîne dans ma chambre et s'assoit à côté de moi, alors que je replonge dans mes cours sur les nerfs.
Il se penche un peu au dessus de mes cours pour mieux voir et me demande :
- Tu fais quoi ?
- Révise la bio.
- Déjà ? Elle a même pas encore donné les dates.
- J'aime pas m'y prendre à la dernière minute.
- Euh ... je te dérange là. Je savais pas. Je ...
- Non c'est bon, dis je en relevant la tête.
Bill est en train de se mordre les lèvres et hésite à rester.
- T'es sûr ?
- Je voulais faire une pose de toute façon.
Je penche un peu ma tête sur le côté et sourit timidement. En fait ce n'est pas vrai mais maintenant que Bill est là j'ai envie de passer du temps avec lui.
- Ooooh !
Il se jette sur moi et m'embrasse de partout. Mais dans sa brusquerie, ma chaise qui est sur roulette part en arrière et il est obligé de mettre un genou sur l'assise pour ne pas tomber. Un peu plus et il est assis sur moi. Ses lèvres viennent caresser les miennes et y font pression. J'entrouvre la bouche pour approfondir notre baiser et je pose mes mains dans son dos pour le maintenir. Au dessus de moi, Bill bouge un peu, sûrement mal positionné. Son bassin frôle mes cuisses et j'ai peur que si il remonte un peu il découvre mon état. Je me décolle alors de lui, le souffle court et tout embarrassé.
Il me sourit tendrement tout en caressant ma joue du revers de sa main.
- Tu es si beau, murmure t'il avant de me ré-embrasser lentement.
Je crois que j'aime de plus en plus ses baisers. Doux, sucré et épicé. Une empreinte noire dans ses yeux brillant qui me donne envie d'être avec lui. Et puis il est gentil, calme et ne me brusque pas. J'ai parfois l'impression qu'il lit en moi. Il me comprend si bien et je crois que c'est pour ça que sa présence m'est agréable. D'ailleurs même mon corps n'est absolument pas contre.
Son visage va se nicher dans mon cou où il soupire de bien être. Il y dépose de légers baisers aériens qui me font frissonner. Puis il se relève complètement. Il a les cheveux ébouriffés et rougis. Je ne l'avais jamais vu ainsi mais je le trouve très attirant.
Son regard se balade dans ma chambre, cherchant apparemment quelque chose.
- Dis, je me demandais ... enfin tu sais, la mélodie que tu m'a donné y a quelques jours. Ben mon père qui sait jouer un peu de la guitare ... on a essayé ensemble. Lui à la gratte et moi au chant et ... j'aimerais beaucoup. Mais t'es pas obligé ! Enfin si t'es d'accord ... qu'on la joue ensemble.
Il se tord les doigts et me fixe, attendant ma réponse. C'est la première fois qu'une personne me demande de jouer avec elle. Même pas pour elle mais avec. Je suis assez surpris, j'avoue.
- C'est que je ... n'ai jamais joué mes compositions devant un autre que Klaus, je lui explique. Mais ... je veux bien voir.
- C'est vrai !?
- Oui.
- Merci Tom, merci, merci.
- Euh par contre ... je veux pas ici. Je suis ... pas à l'aise.
- Où tu veux. Moi tant que je peux chanter et que tu joues en même temps je me fous de l'endroit.
Je me lève, attrape ma guitare et sort de ma chambre. Bill est sur mes talons et je sens toute sa gaieté. Nous sortons sous les yeux brillants et le sourire de ma mère.
Quelques minutes plus tard, nous arrivons enfin à mon parc. Bill attrape ma main et se penche à mon oreille.
- Je savais que tu irais là, me souffle t'il.
Là, je pose ma guitare contre le portique de la balançoire et me dirige vers ma perfection. Comme à chaque fois, Bill me laisse seul.
- Coucou toi, je murmure à ma confidente. Tu n'as pas trop froid ? Tu sais, il va se passer quelque chose de spécial aujourd'hui. Faudra bien écouter. D'accord ? Et puis Bill il est là mais c'est normal. On est ensemble maintenant et tu sais, ne t'inquiète pas, il est très gentil avec moi.
Une douce brise vient souffler parmi les branches d'arbres. Je relève un peu la tête pour observer le mouvement des feuilles.
- Oui, toi aussi. ... J'espère être à la hauteur de tes espérances. ... Merci.
Je me retourne vers Bill et lui sourit. J'attrape mon instrument de musique et m'assois sur un énorme rocher, en face de la balançoire. D'ailleurs Bill est assis sur cette dernière. Je commence à accorder la guitare. Je tremble et j'ai beaucoup de mal. Lorsque c'est enfin correct, d'un coup d'½il le départ est donné. Je prends une grande inspiration et laisse mes doigts aller d'eux-mêmes. Mais ils tremblent encore et les fausses notes n'arrêtent pas de résonner. Je m'énerve et c'est pire. Mes yeux se ferment tout seul, j'essaye de faire le vide en moi. Je suis tellement anxieux que je fais n'importe quoi.
Soudain je sens deux mains se poser sur mon ventre et un torse se coller à mon dos.
- C'est rien Tom, chuchote Bill. Ça va aller. Calme toi. C'est rien. D'accord. Ce n'est pas grave.
Sa présence autour de moi me rassure et je sens mon corps se détendre. Je prends légèrement appui sur lui et calme ma respiration. Puis mes doigts reprennent leur lente course sur les cordes et semblent d'un seul coup trouver leurs places exactes. Je joue et c'est juste. Mais ce n'est pas pour ça que Bill s'en va. Il reste dans la même position et je sens ses poumons se gonfler. Sa voix sort, douce, enivrante, belle et magique. Les paroles glissent dans l'air sur des nuages de coton. A chaque mot qu'il prononce je tremble mais ne joue jamais faux. Ses mains caressent par moments mon ventre et je frissonne. Un parfum épicé mélangé à celui de ma fleur m'entoure. Illusion de paradis, mon ange rit. Saveur douce et piquante sur la langue, comme un bonbon que l'on déguste en étant enfant, je me noie dans des sens que je n'imaginais même pas. Une larme de bonheur coule en silence sur ma joue alors que nous entamons le refrain. Douce mélodie, voix enchanteresse, on s'accorde parfaitement. Lentement j'ouvre les yeux et le plus beau des spectacles s'offre à moi. Le vent souffle allègrement, faisant bouger avec grâce les branches et les dernières feuilles présentes. Les herbes hautes ondulent dans un bruissement divin et parmi elles, ma perfection danse en rythme. Lenteur et saveur, douceur et bonheur, tout ce mêle et s'emmêle. Une danse, une valse qui s'agence avec volupté à notre mélodie. Et puis ce fond noir qui s'ajoute, rendant le tout encore plus beau. Une teinte parfaite, ébène avec des petits points de couleurs à certains endroits. Ces derniers se multiplient au rythme des notes qui s'écoulent de mes doigts. Et petit à petit il forme des taches sur la toile gigantesque du monde au fond noir. Des taches comme dans les ½uvres de Monet ou Manet, un impressionnisme parfait se fondant avec le reste. Il y en a peu et ça me fait bizarre de les voir pour la première fois mais je les trouve magnifiques. Je voudrais tant pouvoir les toucher, juste les frôler pour connaître leur texture.
Une note plus grave, une caresse fluide et tremblante, ses mains descendent plus bas et se séparent pour venir se poser sur mes cuisses. Il se rapproche de moi et son souffle vient caresser la peau de mon cou. Air chaud dans l'air froid, note chaude dans le vent glacial, corps chauds sur la pierre froide, les dernières notes résonnent et s'évanouissent.
Je suis comme en transe. Mon c½ur bat la chamade et je sens la sueur couler sur ma peau. Mes mains tremblent tellement que je me demande comment j'ai pu jouer aussi bien. L'air que j'expire par saccade devient gouttelette microscopique. Lentement je pose la guitare à mes pieds. Derrière moi Bill semble dans le même état. Je sens son corps parcouru de soubresauts et ses bras enlacent ma taille pour me serrer contre lui. Je me laisse aller à son étreinte, ne désirant que ça en cet instant. Nos corps se réchauffent, se transmettent la chaleur dans une étreinte sentimentale. Je m'accroche à ses bras croisés devant moi et me tourne un peu vers lui. Il a les yeux fermés et la bouche entrouverte. Un faible sourire se dessine sur ses lèvres qui me semblent si tentantes d'un coup. Je me rapproche un peu plus, m'appuyant totalement contre lui, dans une confiance absolue et lèche du bout de la langue ses lèvres.
- Tu chantes magnifiquement bien, je murmure.
Ses yeux s'ouvrent en grands et il me fixe, presque comme paniqué. Je lui sourit mais il se retire de contre moi, un affolement lisible dans ses iris. Malheureusement je bascule dans le vide et n'ai pas le temps de me rattraper. Alors que je pense toucher le sol dur et me cogner violemment, deux mains me rattrapent in extremis et me redresse sur le rocher. Là, je me stabilise en position assise.
- Pardon, oh pardon. Je suis désolé Tom. Je sais pas ce qui m'a prit. Désolé, vraiment. Et en plus tu as failli te faire mal à cause de moi. Ça va tu n'as rien ?
Il est face à moi, tenant mon visage entre ses mains. Mais moi je suis perdu. Je ne comprends pas ce qui vient de se passer. Pourquoi a-t-il réagit ainsi quand je lui ai parlé ?
J'hoche simplement de la tête. Bill va s'asseoir sur la balançoire à quelques mètres de moi. Il fixe le sol et semble perdu dans ses pensées. Je cherche une réponse à ma question et le destinataire de cette chanson s'impose en moi. Ces paroles destinées à un être cher et perdu. Ces mots écrits pour lui et donc cette mélodie écrite pour lui. Son frère qu'il essaye de retrouver doit hanter ses pensées. Peut-être pensait il à lui en chantant et lorsqu'il m'a vu, il a comprit que je n'étais pas lui.
- C'est ton frère ? Je demande faiblement.
Il relève la tête et fronce les sourcils.
- Comment ça ?
- Cette chanson, elle est pour ton frère non ?
- Si.
- Tu pensais à lui là hein ?
- ... Un peu.
- Je ... est-ce que tu l'as retrouvé ?
- Pas encore. Je suis en train mais ce n'est pas facile.
Tout en disant cela, son visage commence à rayonner de cet air heureux que je vois si souvent quand il me regarde. Mais des doutes naissent en moi. Doutes de perte et de vide.
- Et ... quand tu le retrouveras ... tu partiras. Tu n'auras plus de raisons de rester ici, vu que c'est pour ça que tu es venu.
Je baisse la tête pour qu'il ne voie pas les larmes qui menacent de couler.
Deux doigts posés sur mon menton me force à relever le regarder.
- Si, toi. Il y a toi. Je t'ai trouvé, je te garde. Tom je ne veux pas te quitter et je ne le ferais jamais. Je tiens trop à toi pour te laisser. Tu comptes tellement pour moi. Tu as une place énorme dans mon c½ur, la plus grosse. Et si c'est toi qui pars je te suivrais. Je t'aime Tom. Je t'aime tant.
J'éclate en sanglots ne sachant pas quoi répondre. Je me sens si nul de n'être que moi. J'aimerais être cet être qu'il idéalise mais c'est impossible. J'essaye, vraiment, mais ça ne vient pas. Comment fait on pour aimer une personne ? Je n'y arrive pas.
Il me prend dans ses bras et me console en me berçant.
LA SUITE
Le froid finit par me rattraper. Je tremble dans ses bras le moins possible, ne voulant pas quitter le cocon qu'il crée lorsqu'il m'enlace. Mais c'est peine perdue, il l'a remarqué. Ses mains tentent de me réchauffer en me frottant les bras et le dos mais c'est encore pire. A chaque caresse un peu plus appuyée je sens mes cicatrices ressortirent et j'ai peur qu'il les sens, remarque ce que je cache. Alors je me recule, ravale mes sanglots et sourit. Un faux sourire dans mon c½ur mais qui j'espère sonne vrai. Il va croire que je le repousse, rejette une fois de plus alors que ce n'est pas le cas. Seulement cela ne marche pas. Bill se rapproche et secoue la tête. Pourquoi ça ? Est il déçu ... encore ? L'ais-je une fois de plus blessé ? J'ai envie de fuir car je ne comprends pas son comportement et j'ai peur qu'il m'en veuille. Mes jambes refusent de m'obéir et je ferme les yeux si forts que j'en vois des points noirs.
Une main chaude attrape la mienne et enlace ses doigts aux miens, tandis qu'un souffle me demande de le suivre. Je rouvre les yeux, surpris et croise un regard rempli d'amour. Il n'y a aucune colère, pas de méchanceté, pas de rancune. Je suis un monstre avec lui et lui est un ange avec moi. Je voudrais tant lui rendre la pareille. Je ne sais pas trop ce qui me prend à ce moment là. La folie, l'envie, la peur ou le courage naissant ... mais j'enroule mes bras autour de ses épaules et colle nos deux corps pour une étreinte.
- To ... Tom.
Je niche mon visage dans son cou et le sers aussi fort que je peux. Ses bras qui étaient restés le long de son corps viennent enrouler ma taille. Mais pour une fois c'est moi qui mène le jeu. Je l'ai décidé, voulu peut-être même. Et je ne regrette absolument pas. J'ai l'impression que ça lui fait du bien, que même si mes sentiments ne sont pas identiques, ce geste le rend heureux. Des images apparaissent devant mes yeux. Images de rêves, d'illusions, images ressemblantes ... un miroir ? Passé ? Je ne sais pas vraiment. Une bise sur la joue, un sourire heureux, une chaleur grandissante, une place dans ce monde ... une vraie place où l'on se sent bien. J'aurais envie de rester dans ce berceau qui m'émeut par la tendresse qui s'en dégage mais en fait ... même si c'est un passé, le mien, pour l'instant je veux du présent. Et ... du futur ? Doucement, je lui murmure :
- On rentre ?
- Viens.
Nous quittons le paradis qui venait de naître sous mes yeux. Je ne sais pas si lui l'a vu ou a vu autre chose mais je n'oublierais jamais ce moment. Nos pas sont lents, je crois que je n'ai pas envie de rentrer. Peut-être que j'ai peur que ce ne soit pas pareil une fois à l'intérieur. C'est vrai que j'ai froid mais dehors est si magique. Je vois encore scintiller les couleurs dansantes sur la toile noire de l'horizon. Je ressers ma main dans la sienne et ferme les yeux. Ce n'était qu'une illusion au fond, mais si magique que j'ai l'espoir de ne pas rêver tout ce qui se passe. Lui, moi, sa main dans la mienne, mon c½ur qui s'emballe en sa présence, ses mots doux, ses baisers chaleureux ... faites que je ne rêve pas, que tout ne s'envole pas dans un souffle d'hiver glacial.
- Tu veux bien chez moi ? Me demande Bill doucement dans un murmure.
Je sors de ma prière muette à un dieu inexistant et auquel je ne crois pas. Je ne suis allé qu'une fois chez lui mais c'était une erreur en fait. Il est toujours venu chez moi et ne m'a jamais vraiment montré sa maison.
On est sur le trottoir, entre nos deux maisons qui se font faces mais sans rivalité. Je tourne la tête vers la mienne où je sais que ma mère se trouve, puis vers la sienne. A ce moment là, un frisson d'angoisse me prend. Et la sienne, que fait elle en ce moment même ? Est elle chez elle ?
Je tremble et hésite. Cette femme me fait trop peur. Je m'accroche à Bill et retient les larmes qui tentent de s'échapper. Je dois apprendre à être fort et ne plus me laisser aller à mes peurs de petit enfant. Seulement je crois que je ne suis pas encore prêt car je tire Bill à l'opposé même de chez lui.
- Tom. Ça va pas ?
- Aaaaaaahhhhhh !!!!!!!!
- Je vous aime mes anges.[/g]
Et elle c'est le monstre qui veut manger les anges ? La méchante sorcière du conte pour enfant qui joue la gentille mais est en réalité très laide.
- Tom attend, me stoppe Bill. Je ... il n'y a personne chez moi. Ni mon père, ni ma ... mère.
Je scrute son regard, cherchant des mensonges, mais n'y vois que de la sincérité.
- Je te le promets. Personne n'est chez moi. Il n'y aura que toi et moi.
Lentement il me ramène vers le portillon de son jardin. Je suis toujours tremblant mais ai confiance en lui et le suis. Devant la porte, il fouille dans sa poche et en sort une petite clef orpheline. C'est vrai qu'un énorme trousseau ne rentrerait pas dans ses minuscules poches de pantalon. Il ouvre la porte et je tends l'oreille pour essayer de surprendre n'importe quel bruit suspect. Mais rien, le silence total règne dans la maison.
Avec douceur, Bill me tire dans le hall et referme la porte derrière nous. Moi, je n'arrive pas à le lâcher, j'ai besoin de le sentir à mes côtés. Mais il ne se retourne pas tout de suite vers moi. Pendant quelques secondes il reste face à la porte, la tête basse et j'entends un reniflement. Puis il finit par faire demi tour et me sourit. Seule l'humidité de ses prunelles trahie ses sanglots. Je ne comprends pas pourquoi il semble si triste mais j'ai envie de le voir heureux.
Encore un peu hésitant, je pose ma main sur sa joue et frôle du pouce ses lèvres. Ce geste si simple est un exploit pour moi et je sens mon c½ur battre la chamade. Je me demande même si parfois il s'arrête de cogner dans ma poitrine lorsque Bill est avec moi.
Je me rapproche de lui et colle nos fronts l'un contre l'autre. Du bout de mon nez je caresse le sien et j'embrasse chastement ses lèvres. Mes yeux se ferment d'eux même dès ce contact que j'aime de plus en plus. Je sais que je ne peux m'empêcher de fixer sa bouche et de la désirer. Parfois je me surprends à vouloir l'embrasser sauvagement. Je voudrais toucher sa langue avec la mienne, caresser ses dents, son palais et lui faire voir des étoiles rien que dans un baiser. Mais je suis bien trop peureux pour oser. J'avance doucement et peut-être qu'un jour j'y arriverais, mais pour l'instant nous devrons nous contenter de baisers et gestes un peu enfantins.
Après ce petit échange de tendresse, Bill me propose de manger quelque chose. Il me dit de monter dans sa chambre et de l'attendre pendant qu'il ramène de quoi grignoter. Je m'exécute et retrouve plutôt facilement la pièce noire et blanche. Elle n'a pas changé. Une nouvelle fois je détaille les meubles, la décoration, son univers. Mes doigts frôlent le bois, le fer, s'attardent sur des angles ou un poster. Ils sont maintenant sur son bureau et retracent les contours de sa lampe. Mon regard dérive sur les feuilles, livres et cahiers éparpillés.
Je suis attiré par une simple feuille blanche avec un texte dessus. Ma main s'en rapproche. Je ne devrais pas mais c'est plus fort que moi. C'est sa rédaction sur la peur. C'est personnel et impoli de faire ce que je commence à faire mais je sens que je dois lire. Rapidement j'observe qu'il ne rentre pas et attrape la copie.
Son écriture se dessine parfaitement dessus, un peu tremblante je pense par endroit. Rapide et lente, plaquée à vif sur le papier. Des pensées intimes peut-être.
- La peur ... un sentiment, un des plus horrible je dirais. J'en ris presque en sachant que la peur m'effraie. Ironie de la vie j'ai peur de la peur. Un passé difficile, douloureux même. Un passé avec de la peur qui m'a fait perdre ce que j'aimais le plus au monde. On m'a dit que c'était courageux d'avoir peur de ce sentiment, que c'était une preuve de maturité. Moi je ne trouve pas. Je crois que pour avancer je ne devrais plus être effrayé par la peur. Mais pourquoi tout ? Une histoire, un passé. Il y avait une personne, un être que j'aimais et que j'ai perdu. Un être cher à mon c½ur et à mon âme. Une moitié, comme une âme soeur même. Je n'ai jamais comprit pourquoi ce sentiment s'est infiltré dans ses veines et dans son corps pour me bannir de sa vie. J'espère un jour comprendre. Oui, cette personne a eu peur de moi sans raison apparente. Je n'avais rien fait ... enfin je pense. Peut-être que mon innocence de cette époque m'empêche de voir la cause de cet effroi naissant en elle. Est-ce moi ou autre chose qui a provoquée tout ça ?
Des larmes coulent sur mes joues. Ce qu'il a écrit est si douloureux.
- J'aimais cette personne et elle en est venue à me haïr par peur. Une peur incommensurable, inimaginable. Une peur effrayante. Je sais que c'est puéril de penser une telle chose d'un sentiment assez idiot mais je n'arrive pas à m'en défaire. Je vois encore ses injures et son regard effrayé posé sur moi. Un retour horrible dans mon monde, un retour qui me hante et me donne des frissons. Un film d'horreur est un conte de fée à côté de ça. Avoir peur de la peur, ça me fait peur. En fait je crois que je me perds dans la peur. Je me noie dans une immensité ...
- To ... Tom !!!
Je me tourne brusquement vers le propriétaire de la voix qui vient de lâcher ce qu'il tenait en main. Il semble affolé et alors que je vais pour m'excuser, il se jette sur moi et m'arrache la feuille des mains. Il serre le papier contre lui et commence à me crier dessus.
- Tu n'avais pas le doit ! Pas le droit. Pourquoi tu l'as lu. Non, je veux pas. Pas de nouveau. Pas ce regard sur moi !! Pitié, faites que ça cesse. Je ne veux pas revivre ce cauchemar ... encore ...
Il se recroqueville dans un coin et se met à pleurer. Je savais que je n'aurais pas dû lire ça. Je m'en veux tellement de sa réaction. Je m'approche de lui, une main en avant. Mais en me voyant il recule le plus possible. Si il pouvait disparaître, il le ferait. Je m'accroupis devant lui, à une distance raisonnable et tente de capter son regard. Lorsque je croise ce dernier, c'est celui d'un enfant perdu et malheureux que je vois. Des larmes de petit garçon effrayé, triste et remplies de détresse. Lentement je me rapproche de lui et le prends dans mes bras. Il se laisse faire, docile comme un petit garçon.
- Peur, peur, peur. Pas de peur, s'il te plait, n'ai pas peur. Gentil, je suis gentil. Pourquoi je te fais peur ? C'est moi. S'il te plait pas les vilains mots. Pas encore eux. Non, pas le regard noir qui me fait peur qui a peur, marmonne t'il.
Son corps tremble de partout et il serre entre ses doigts fins la cause de cette scène. Par ma faute je le fais souffrir, lui fais revivre un passé dur. Je ne suis qu'un idiot, un boulet. Je le berce et me met à chantonner un air doux. Je ne sais plus où je l'ai entendu. Pas par mes parents, ni ma s½ur et encore moins Klaus. J'ai l'impression que c'est d'avant, avant le début de ma seconde presque vie.
Petit à petit, il se calme. Son corps se colle au mien et ses mains s'agrippent à mon t-shirt.
- Tu pars pas hein ? Me demande t'il timidement.
- Non.
- T'as pas peur de moi.
- Non.
- Vrai ?
- Vrai.
Apparemment rassuré, il pose ses lèvres sur les miennes et m'embrasse comme un désespéré. Je le laisse faire, lui laissant le choix de faire ce qu'il veut. Si ça peut juste l'aider à aller mieux alors tant mieux. Mais il écourte sa caresse et se place entre mes jambes pour venir se caller dans mes bras, enfouissant son visage dans mes dreads.
Je crois avoir comprit d'où lui viennent ses éternelles questions sur une peur éventuelle à son égard. Si j'ai bien comprit, la personne dont il parle dans sa rédaction l'a quitté par peur et revivre ça l'effraie au plus au point.
Je me rends compte alors qu'il n'est pas le garçon si fort et sûr de lui qu'il montre. Son passé est lourd et dur à porter. Il tente de paraître bien, heureux, épanoui mais il cache au plus profond de lui de terribles secrets qui le hantent encore après des années. Finalement on n'est pas si différent l'un de l'autre.
Nous restons très longtemps ainsi, dans un silence religieux. Seuls nos souffles se perdant sur la peau de l'autre indiquent notre présence. Je me sens si bien dans ses bras et j'ai l'impression pour la première fois de protéger quelqu'un, de lui être véritablement utile. Je ressers ma prise sur lui et il fait de même. De petits baisers mouillés effleurent mon cou, caressent mon oreille, frôlent ma clavicule. Un gémissement sort de ma bouche sans que je ne le contrôle. Les mains de Bill descendent sur mes hanches et tentent de s'infiltrer sous mes habits. J'aime ses caresses presque aériennes, remplies de tendresse, de sentiments, d'amour en fait.
Soudain j'ouvre les yeux et m'écarte de lui.
Non, pas encore, pas de nouveau. Je me hais pour ça, cette chose qui à chaque fois vient tout gâcher.
- Tom ?
Sa voix tremble. Il croit que je le rejette encore. Je lui tourne le dos pour me cacher, tout cacher et essaye de me calmer. Une main tremblante et hésitante se pose sur mon épaule et le corps de Bill me fait face.
- To ... Tom ... Tommm.
Je lève la tête et vois qu'il a peur. L'imbécile que je suis ne cesse de gâcher nos moments un peu intimes. Dès que j'ai chaud je gèle tout d'un simple mot, regard ou geste. Je dois avoir un c½ur de glace.
- Pardon, je murmure.
- Tu ... pourquoi j'ai l'impression que tu me caches quelque chose.
- Pardon, je répète.
- J'ai fait quelque chose que je n'aurais pas dû ? Je suis allé trop vite ? Tu ... ce qui vient de se passer ... tu me prends pour un fou ?
- Pardon.
- Tom répond moi s'il te plait.
- Pardon.
- Tom !!!
Nous pleurons tous les deux dans une incompréhension commune mais différente. Moi pour ce qui m'arrive et lui car il ne me comprend pas. Il entoure mes épaules de ses bras et me sert dans ses bras. Dans son mouvement un peu brusque et de désespoir il me fait tomber en arrière. Son corps est complètement plaqué au mien et mes pleurs redoublent. Tout est finit entre nous ...
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO
Ce passage si pense depuis un moment et normalement il aurait dû se trouver dans le chapitre d'avant. Mais bon, il est arrivé quand même.
J'ai essayé de faire passer beaucoup de chose mais je ne sais pas si ça a marché. Certains me reprochaient gentiment de ne plus voir le côté lyrique de ma fic vu que Tom ne se scarifie plus.
Alors est ce qu'on le retrouve là ?
Le moment entre Bill et Tom est comment ? Trop guimauve ? (parce que j'aime pas la guimauve en excès)
Dans la suite, je parlerais de quelques chose dont j'ai déjà parlé dans le chapitre d'avant et qui a sucité de nombreuses questions.
Par contre, je m'absente pendant une semaine, sans ordi, sans internet. C'est à peine si je vais avoir le portable. Si, si ces lieux existent encore. Ca s'appelle la nature. Donc pas de suite avant lundi 29, voire même plus. En fait ça dépendra de mon avancement avant mon départ. De toute façon je vous tiens au courant.
De même, je viens de créer un blog qui regroupe toutes mes fics et Os car beaucoup veulent lire mes anciens écrits (qui sont nuls je préviens).
Donc désormais, lorsque j'écris un nouvel Os ou une nouvelle fic (j'ai un projet de mini fics avec ma princess), se sera posté sur ce nouveau blog. Ici, il n'y aura que SdP. Mais je vous préviendrais des nouveaux posts du blog ici quand même.
Il vous suffit donc d'aller là => Fic et Os by Sinièn
EDIT du 28/04 : Hello les gens. Voilà je suis enfin rentrée. Je n'ai pas encore eu le temps de lire tous vos coms c'est pour ça qu'ils ne sont pas validés.
Pour ce qui est de la suite, je n'ai rien pu écrire. Je viens de passer une semaine de ouf et je n'ai pas eu une minute pour écrire. Mais je m'y remets le plus vite possible et poste dès que c'est écrit.
Sinon, je suis contente de voir que j'ai de nouvelles lectrices. Merci à tous.
De même je vous conseille fortement de vous rendre sur mon blog où j'ai regroupé toutes mes fics : Fic et Os by Sinièn à partir de cet après midi. Surprise ... dernier article page 8 et page 9.
EDIT de la 2nd partie : Avec beaucoup de retard voila la seconde partie. A la base elle ne devait pas être si triste mais je me suis laissée emportée par les sentiments de Bill.
Maintenant vous savez ce qu'a écrit Bill sur la peur et je pense que ça vous aide pour l'intrigue. Vous en pensez quoi ?
Comment on voit Bill dans cette partie ? Vous le voyez comme ça vous ?
Les réactions de Tom vous font penser à quoi ?
Et la fin ... très méchante et sadique je l'avoue (retour en force !!!!!), ça vous fait flipper ? Il va se passer quoi ? Pourquoi Tom pense ça ?
Biyouxxxx
Pour Noter ma fic, 3ième article
Sinièn
Pix : Imaginez les avec des vêtements et c'est exactement comme dans la fic
Musique en écoutance : Beaucoup trop pour les lister ^^