Chapitre 46 : Les pièces du puzzle

Chapitre 46 : Les pièces du puzzle
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Chapitre 46 : Les pièces du puzzle



Un bruit strident me fait sursauter et j'ouvre les yeux en vitesse. Mon regard fixe les écrans devant moi, cherchant pendant plusieurs minutes une anomalie. Mais rien, il n'y a pas de danger. J'ai tellement peur que Klaus me quitte, que j'angoisse comme un malade. Je n'ai presque pas fermé l'½il de la nuit en fait.
Voyant bien que les oscillations du moniteur restent constantes, je soupire et reporte mon regard sur ma main enlacée à celle de Klaus. Je ne peux pas le lâcher. Je n'en ai pas envie. Il me manque. Je me mords violemment la lèvre inférieure pour refouler un sanglot. Ce n'est pas le moment de craquer. ... Mais j'ai tant besoin de lui. Tous mes nouveaux repères s'écroulent brutalement les uns après les autres, me laissant sans rien pour m'appuyer. Lui seul saurait quoi dire, quoi faire pour m'aider, me conseiller.

Bill ...
Cette nuit il m'a révélé une chose impensable. Je n'y ai pas cru sur le coup. Mais son regard rempli de sincérité et les perles qui menaçaient de couler m'ont fait douter. Il s'est excusé dans un murmure et s'en est allé, sans un regard pour moi. Je suis resté pétrifié dans le couloir pendant je ne sais combien de temps ... mais trop longtemps pour les infirmières qui sont venues me voir pour s'assurer de mon état. Je suis alors retourné dans la chambre de Klaus et ai serré sa main dans la mienne. Epuisé, j'ai fini par m'endormir.

Rêves d'enfants, rêves de tout-petit, rêves de plus grand ... c'est comme si j'étais dans un cinéma, devant un écran diffusant la vie d'un autre ... et pourtant c'était moi. Pour la première fois, j'ai vu Bill tout petit, à peine âgé de quelques années. Et il était blond, pas brun. Le même blond que moi ... les mêmes traits que moi. Tel un reflet parfait et unique. Tel un miroir.
Je secoue la tête et grogne. Je n'ai vraiment pas bien dormi, je suis tout courbaturé. Fatigué, par tout, je m'allonge cette fois dans le lit de mon ami, me collant à son corps inerte. Les paumes à plat sur son torse, une jambe par-dessus les siennes, c'est la première fois que j'ai un contact aussi proche avec lui ; la première fois en dix ans ... et peut-être la dernière. Le regard dans le vague, je repense à cette nuit, avec lui. Ce qui semblait devenir net, redevient encore plus flou. Dès que je trouve une réponse à une énigme, une nouvelle, encore plus difficile à déchiffrer, apparaît. Ai-je fait le tour, ou reste-t-il des mystères sur nous ? Que je sache si je dois m'attendre à pire ...

- Bill ...


Mes yeux se révulsent, refusant de se laisser noyer. Pleurer ne servirait à rien. Il y a dans mon c½ur trop de sentiments contradictoires.
Je l'aime, et je le hais.
Je l'aime et je ne veux pourtant plus jamais le voir.
Je l'aime mais je n'en ai pas le droit.
Je me lève et regarde le ciel bleu par la fenêtre. Mon front vient se poser contre le verre froid et je le cogne à diverses reprises. Pourquoi tout est si compliqué ? A nouveau mon ange vient me hanter, déversant un flot de paroles confuses, que je ne comprends plus. Je ne sais plus faire la différence entre le faux et le vrai, le juste et le mauvais. Mon poing tape en rythme avec ma tête, mais rien n'y fait, rien ne m'aide ou ne me soulage. Je veux tout oublier encore, et ne plus jamais savoir ce passé. Je ne veux plus souffrir comme toutes ces années. Que l'on me laisse seul, que l'on m'oublie et que j'essaye enfin de vivre. Je ne demande pas l'impossible. Je veux simplement vivre. Survivre est devenu trop dur, trop insoutenable, surtout que j'ai enfin goûté à la vraie vie. Ne m'enlevez pas ça, tout sauf ça. Mais le reste, prenez, supprimez, et que je ne vive plus dans un enfer au goût de paradis.

Je m'écroule sur le sol en position f½tale, serrant mes poings contre mon torse. J'ai envie d'hurler, mais rien ne sort. J'ai envie de pleurer mais je n'ai plus de larmes. J'ai envie de mourir, et pourtant je veux vivre.
Les dernières larmes qu'il me reste rendent ma vue floue ... ou alors c'est parce que la terre tourne sans moi et que j'ai le tournis ? Que de mensonges, que de non-dits, toute une vie inventée qui n'est pas la mienne en fin de compte.
Qui est qui ?
Qui est quoi ?
Qui suis-je ?
Plus rien ... je ne suis plus rien. Ma fleur est morte, le vent ne souffle plus, mon monde s'est évanoui dans les ténèbres, et même mon ami semble me quitter. Tout ce qui me liait à mon passé de souffrances s'en va, peut-être devrais-je en faire autant ? Mais j'en suis incapable. Je n'ai jamais réussi à me donner la mort, je suis bien trop lâche pour oser faire cet acte.

Le sel de mes larmes s'écoule entre mes doigts, m'échappe comme le temps que j'ai perdu. Toutes ces années à ne pas savoir, à me poser des questions, alors que les réponses étaient juste là. Mais malheureusement, je n'avais pas le droit. Je n'ai jamais eu le doit. Décider, choisir, construire, tout ça n'est pas pour moi. Je subis, c'est tout, ne pas aller plus loin que ça.
Fébrile, je me relève et soulève le drap qui recouvre Klaus. Je me rallonge à ses côtés et cache mon visage dans son cou. Mes lèvres tremblent, l'air me manque. Ce n'est pas grave si je m'asphyxie entre ses bras, je serais heureux là.
Pathétique illusion, ce n'est pas de cette manière que tout s'arrêtera.

Je revois encore Bill me révéler ce secret entre nous, notre fraternité. Et je n'ai qu'une envie, le battre à mort pour me l'avoir caché. Je ne dois pas tant compter que ça à ses yeux pour qu'il me l'ait caché. C'est vrai, c'est un monstre, ça l'a toujours été. Un démon que j'ai enfin pu voir suite à mon accident. En fait, ce dernier m'a fait ouvrir les yeux sur lui, et j'aurais dû rester sur mes positions d'enfant. Mais il a été si aimant avec moi. Patient, délicat, attentionné, amoureux, que tous ses gestes ont effacé cette vérité sur sa vraie nature démoniaque.
Un frère ... jumeau. C'est vrai que je ne l'ai jamais vu sans maquillage, impossible de deviner le subterfuge. Ce masque noir pour cacher ses vrais traits, il m'a totalement dupé. Et tout le monde l'a suivi. Ma famille, la sienne ... ou ... aussi ma famille. Qui sont mes parents ? Les miens ou les siens ? Ce ne sont que des traîtres ! Tous !

J'attrape le drap qui nous recouvre partiellement et le remonte au-dessus de nos têtes. Je ne veux être qu'avec lui, mon ami. Une bulle pour nous, une bulle avec nous, une bulle sans eux. Car il est le seul à avoir toujours été là pour moi, sans me mentir, sans me trahir. Il est le seul à m'avoir toujours protégé. Il ne voulait qu'une chose, mon bonheur. Le présent comptait plus que le passé ou le futur. Tant pis si le lendemain je venais à avoir mal, tant que la veille j'avais été heureux. Il arrivait toujours à se rattraper, et à transformer chaque journée en une ode en mon nom. Pour moi ...
Je le serre contre moi et ferme les yeux, la fatigue me gagnant facilement, je suis épuisé de lutter.

Les jours suivants se ressemblent en tout point. Personne ne vient nous voir, et de toute façon je n'aurais pas voulu. L'état de Klaus reste stable, et les infirmières sont très gentilles avec moi. Apparemment mes parents savent que je suis ici et m'autorisent à y rester. Je passe mes journées dans les bras de Klaus, à pleurer ou à maudire le monde qui m'entoure. J'aimerais partir avec lui, au moins nous resterions ensemble pour l'éternité. Sauf que je ne peux pas.
Les derniers mois repassent sans cesse en boucle dans ma tête, et certains évènements prennent tout leur sens. L'attitude de mes parents face à la famille de Bill, cette envie de l'intégrer dans ma vie, ce désir que je me lie avec eux. Tous ces mots, ces regards, cette complicité entre eux ... preuves qu'ils se connaissaient bien avant.
Mais alors pourquoi m'avoir tout caché ? Pourquoi ai-je été séparé de Bill ? Pour cette peur ? A se demander si j'étais vraiment désiré ?

Trois jours que je vis à l'hôpital, et que je me morfonds tout seul. J'étouffe, j'ai besoin d'air. Mais j'ai peur qu'en partant, Klaus me quitte définitivement, ou alors se réveille, et que je ne sois pas là. Sauf que là, je craque. J'enfile mon pull, embrasse Klaus à la commissure de ses lèvres et me dirige vers la porte. Mais quelle n'est pas ma surprise en découvrant de l'autre côté, Simone. Je me fige sur place et détaille la mère de Bill avec de grands yeux.

- Bonjour Tom
, murmure-t-elle.

Je referme la porte et passe devant elle sans lui prêter plus d'attention. Je suis en colère contre eux, alors qu'ils me laissent en paix, au moins pour une fois.

- Tom !

Je l'ignore et me dirige vers l'ascenseur. Qu'elle parte ! Et que je ne la revois plus jamais.
Une fois dehors, je souffle un bon coup, prends une grande inspiration et avance vers un coin isolé de l'hôpital. Je sors de son enceinte, allant vers les champs qui se trouvent un peu plus loin. A cause de mes habits trop larges, je peine un peu à enjamber la clôture électrique, et ce n'est que ma semelle de chaussure qui reçoit finalement le jus. Les terrains en jachère m'offrent la possibilité de passer inaperçu, avec les herbes folles qui le parsèment. Le vent qui fait onduler ces dernières n'est plus là, et j'ai la désagréable impression d'être seul, sans personne. Le c½ur en vrille, l'estomac noué, une nausée me prend et je tombe à genoux sur le sol jonché de cailloux. Je grimace et étouffe un gémissement sous le choc. La douleur se propage jusque dans ma hanche, m'empêchant sur le coup de me relever. Une horrible impression d'étouffer me prend et je finis par vomir. Le peu que j'avais mangé remonte, suivi par de la bile. Mon corps tremble et de la sueur perle sur mon front. Et, étrangement, un nom me vient en tête, Bill. Je ne sais pas pourquoi mais je voudrais qu'il soit là pour m'aider, me réconforter, me montrer que j'ai aussi le droit au bonheur, tel que je le vois.

Je finis par me redresser, le souffle court, une violente douleur dans le ventre. Je ne sais toujours pas pourquoi je viens de vomir, je ne suis pas sujet à ce genre de réaction. C'est comme si j'avais voulu me faire mal, mais d'une autre manière. Parce que si j'allais vraiment mal, je me serais coupé, non fait vomir.
C'est sur cette sensation étrange que je retourne à l'hôpital. Je n'aime pas être trop longtemps loin de Klaus, j'ai toujours peur qui lui arrive quelque chose en mon absence. Mais dès que j'arrive dans le couloir menant à sa chambre, je vois Simone, toujours là, assise sur une chaise devant la porte. Aussitôt, ma colère revient et j'aurais presque envie de lui hurler dessus, mais se serait lui accorder encore trop d'importance.
Je passe devant elle sans un regard et ouvre la porte pour enfin voir mon ami, toujours allongé sur son lit. Derrière moi, j'entends la mère de Bill se lever et me suivre. Je m'avance vers la fenêtre, tournant le dos à cette femme qui fait partie du mensonge. Elle n'a rien à faire ici, je ne veux plus jamais la voir. Que va-t-elle encore me raconter de faux ? Une nouvelle histoire sur ce qui m'est arrivé ?
Je serre les poings et les dents pour retenir ma haine. Je refuse que Klaus me voie ainsi.

- Bonjour Tom
, me dit-elle d'une voix douce.

Je continue de l'ignorer, peut-être se lassera-t-elle.

- Je ... Tu dois me détester, vraiment beaucoup. Je comprends, c'est justifié.

Je l'entends avancer de quelques pas.

- Bill m'a tout raconté ... qu'il t'avait tout dit soupire-t-elle. Je t'avoue, je ne sais pas trop quoi te dire. C'est pas facile pour moi aussi. Je n'ai pas réussi à construire quelque chose avec toi, pas comme avec Bill. Les choses sont allées tellement vite, le temps m'a échappé et je me retrouve au pied du mur.

Elle ! Elle ! Et moi ? Pense-t-elle à moi ? J'ai l'impression que non.

- Tu as dû t'en douter ... je suis ... je ... suis ta mère, puisque Bill est ton frère jumeau. Je sais, je n'ai rien fait de maternel pour toi. Pourtant je t'aime tant. Je n'ai jamais cessé de penser à toi durant toutes ces années.

Je fais volte-face et lui lance un regard noir. Je me moque de ses explications, pour moi elle n'est rien.
Son visage anxieux se baisse et ses longs cheveux viennent cacher ses yeux. Elle me rappelle Bill comme ça. Un sanglot étouffé résonne dans la pièce, mais je n'y prête pas attention. Elle ne m'émouvra pas de cette manière.

- Je n'ai jamais vraiment voulu être séparé de toi. Tu es mon bébé, mon petit garçon. Mais c'était la meilleure solution pour toi.


Elle m'exaspère. Je ne veux qu'une chose, être seul avec Klaus. Est-ce encore trop demandé ?

- Que mon propre frère m'ait baisé ne vous gêne pas ?
Questionne-je subitement sur un ton froid, glacial.

Elle relève la tête et écarquille les yeux. Qu'elle soit choquée, dégoûtée, mais qu'elle m'oublie, comme moi aussi je veux les oublier.

- Un peu, murmure-t-elle. Mais ... Bill m'avait prévenu, j'étais préparée depuis des années.

Cette fois-ci, c'est à mon tour d'être surpris.

- Parce que en plus c'était planifié qu'il me baise !? Dis-je avec un rictus de dégoût.
- Tom !! Je t'interdis de parler de ton frère de cette manière.
- Pourquoi ? Je vais être privé de dessert ?
Sors-je sarcastiquement.
- Tu ne sais rien, tu ne sais pas.


Je prends une chaise et la pose devant le lit de mon ami. Puis je m'assoie aux pieds de Klaus, croise les jambes et plante mon regard dans le sien, tout en répondant :

- Eh bien, expliquez-moi, puisque je ne sais rien.


Elle me détaille, sûrement déstabilisée par mon attitude. Finalement, elle s'assoit sur la chaise, un peu tremblante.

- Se sera long. Et j'aimerais que tu évites de m'interrompre, s'il te plait. Parce que je vais devoir tout te raconter, depuis votre naissance.


J'hausse les épaules et m'installe un peu plus confortablement ... autant prendre mes aises.

- Il y a dix-sept ans et demi de ça, Bill et toi êtes nés. Vous étiez deux magnifiques bébés, plein de vie. Mes deux amours. Et j'étais la maman la plus heureuse au monde. Tellement identiques, semblables, deux parfaites gouttes d'eau, miroir de l'autre. Déjà à ce moment, vous étiez ensemble pour tout. Vous avez commencé à grandir, et j'avais parfois l'impression de n'avoir qu'un enfant. Vous étiez sans arrêt ensemble, collés l'un à l'autre. Fusionnels. Le reflet l'un de l'autre, et en même temps complémentaires. Pour vous, juste l'autre comptait, et le reste n'avait pas d'importance. Arrivé à un certain âge, j'ai essayé de vous séparer un peu. Vu que vous dormiez dans le même lit, j'ai tenté de vous mettre chacun dans votre propre lit, mais toujours dans la même chambre. Et aussi pour les activités. Mais vous refusiez. Tous les matins, je retrouvais Bill dans ton lit, le sien à côté, vide. Si l'autre n'était pas là, vous ne faisiez rien, pas de travail, pas de jeux, rien. J'ai pensé que c'était le temps d'adaptation. Je suis même allé jusqu'à te faire changer de chambre, me disant que vous seriez moins tenté de retrouver l'autre dans la nuit.


Un petit sourire naît sur ses lèvres et ses pupilles pétillent d'amusement. Repenser à tous ces moments doit la rendre nostalgique. Malheureusement, j'ai l'impression d'entendre la vie d'un autre.

- Ça n'a pas marché. Quand ce n'était pas Bill, c'était toi qui retrouvais ton frère dans la nuit. Et tous les matins, je vous retrouvais enlacés dans un seul et même lit. On a finit par retourner à une seule chambre et un seul lit. Il n'y avait qu'avec l'autre que vous étiez vraiment heureux. Puis vous êtes arrivés à l'âge où les petits garçons commencent à avoir des amoureuses. Mais vous ne faisiez jamais rien comme les autres
, rigole-t-elle. Un soir, Bill nous a sorti à table que tu étais son amoureux et qu'il t'avait fait un bisou sur la bouche. J'ai jamais été autant surprise de ma vie. Avec votre père, on a essayé de vous faire comprendre que c'était impossible, que ... ça ne se faisait pas entre frères. Une fois de plus, en vain, quand vous aviez décidés d'une chose, personne ne pouvait vous en dissuader. Vous n'arrêtiez pas de clamer que vous étiez amoureux et que vous vous faisiez des bisous sur la bouche. Mais ...

Soudainement, son visage devient grave et je me mets à angoisser. La suite ne semble pas joyeuse.

- Avec votre père, on avait accepté cette relation, pensant que cela passerait avec le temps. Mais les autres, les enfants, ils se moquaient de vous. Déjà deux garçons ensemble, c'est plutôt mal vu par la société, alors deux frères ... je ne sais combien de fois vous avez dû faire face à leurs railleries, combien de fois vous avez pleuré, combien de fois j'ai dû intervenir pour qu'ils vous laisse tranquille. Ils vous tournaient autour, se moquaient de vous. C'était vraiment horrible de voir autant de méchanceté chez des enfants.


Je cligne plusieurs fois des yeux, réalisant brusquement une chose. Au fur et à mesure qu'elle me raconte tout cela,des images ou des sensations prennent tout leur sens, mais là ... je comprends enfin le réel sens des ombres de mes cauchemars. Celles qui dansent autour de moi et me font peur, celles qui semblent su horribles et méchantes. Ce ne sont que des enfants.

- Et vous en souffriez, toi plus que Bill je pense. Je crois que tu te rendais plus facilement compte de l'incongruité de votre lien, même si tu aimais ton frère comme personne d'autre. Bill a toujours été plus sensible, plus fragile. Plus petit et plus timide aussi. Et puis un jour, tu es rentré, énervé, de l'école. Tu n'as pas parlé de la soirée. C'est le lendemain que tu nous as sorti que Bill n'était plus ton amoureux. Et apparemment, il n'était même pas au courant. A partir de ce jour, vous avez été moins proches à l'extérieur, et même à la maison, les bisous et les câlins poussés n'avaient plus lieux. Juste deux frères très proches, mais pas plus. La suite ... l'accident.


Sa voix tremble et je bénis alors de ne pas m'en souvenir.

- Le sang, les lumières, la douleur ... c'était horrible. Et tout ça pour un bisou, parce que ton frère a voulu t'embrasser et que tu as refusé. Peut-être que si il n'y avait pas eu d'orage, on aurait pas glisser ... enfin on y peut rien.


De fines larmes coulent sur ses joues et tombent sur ses genoux. Je suis mal à l'aise, tout ce qu'elle me raconte m'émeut bien plus que je ne l'aurais pensé. J'attrape le rouleau de papier WC qui traîne sur la table de nuit et le lui tends. Avec, elle essuie son visage trempé et se mouche.

- Dans ... dans, dans ... quand tu as repoussé Bill, tu t'es détaché et du coup, tu as subi plus de dommages. Tu es resté pendant une semaine dans le coma. On ignorait si tu allais te réveiller un jour et quelles seraient les séquelles. Et une nuit, tu as ouvert les yeux. Je n'étais pas là, mais quand on m'a annoncé la nouvelle, mon c½ur a fait un bond. Les médecins m'ont dit que tu n'arrêtais pas de réclamer ... ta mère. Je suis arrivée le plus vite possible avec Bill et Gordon. On était tous heureux ... sauf qu'on n'avait pas prévu ça. Tu étais amnésique, complètement, enfin sur nous. Tu ne te souvenais que d'une chose ... tes ... parents.


Il y a une chose que je ne comprends pas. Je ne me souviens pas d'elle, ni de Gordon. Ceux que j'appelle papa et maman ont toujours été mes parents pour moi.

- Tes parents ... ceux avec qui tu vis
, murmure-t-elle, crispée.
- Je ... comment ?
- Anya
(je sais plus si j'ai déjà donné un prénom à la mère de Tom, désolée de l'incohérence qui peut exister) et Owen ont toujours été de proches amis de la famille. Trop peut-être ... Nous passions énormément de temps ensemble. Les vacances, les fêtes, on s'entendait parfaitement. Et c'est eux que tu ... as pris pour tes parents ... dès le début. On t'a expliqué maintes fois que c'était nous, et non eux. Mais tu ne nous croyais pas. Dès que tu nous voyais, tu te mettais à faire des crises de panique, tellement violentes que tu t'arrachais les perfusions et t'évanouissais. Tu ne voulais voir qu'Anya et Owen.

Je cherche des souvenirs de cette période, mais rien ne me vient. Juste un grand trou noir qui m'enveloppe. Ce même gouffre, toujours là, en moi, et qui semble ne pas vouloir partir. Pourtant je sens que je ne suis pas loin de tout connaître, que mon passé est là, quelque part. mais quelque chose me refuse son accès ... ou peut-être que c'est moi qui refuse d'y aller.
Simone se lève et se rapproche de moi. Aussitôt, j'ai un mouvement de recul, je ne suis pas encore prêt.

- Un psy est venu nous voir, pour toi, ton problème. Au début, on ne lui a pas raconté pour ta relation avec Bill. On ne voulait pas avoir de problèmes. Qui sait, on aurait pu être jugés pour vous avoir laissé faire. Si ça se trouve, on vous aurez placé en famille d'accueil. Mais elle a vite deviné qu'il y avait quelque chose, que la réelle cause de l'accident et de ton amnésie était plus complexe. On a donc fini par tout raconter. Enfin, dans les grandes lignes. Finalement, elle ne l'a pas trop mal pris. Pour elle, le lien gémellaire peut parfois être très ambigu.


Elle se rassoit sur la chaise et soupire.

- Pour elle, tu as choisi d'être amnésique, enfin inconsciemment, mais toi seul détiens la clef de tes souvenirs. Apparemment, lors de l'accident, tu as voulu refouler complètement tes sentiments pour Bill, jusqu'à l'oublier, car au fond de toi, tu savais que tu ne pourrais pas être un simple frère avec lui. Et afin de ne plus avoir aucun contact avec, tu nous as aussi oublié. Tu as rayé ta famille, et t'en ais créé une autre. Tu as donc pris les personnes que tu connaissais le mieux, Anya et Owen. Quand à nous, tu refusais de nous voir, pour toi, on était des démons, des monstres. Bill en a énormément souffert, et il s'en veut toujours pour ça. Cet accident l'a beaucoup changé, trop vite peut-être même.
- Pourquoi alors je me suis retrouvé chez mes parents ... enfin Anya et Owen ?
- Au bout d'un moment, les médecins nous ont prévenus que tu allais bientôt sortir. Tes blessures étaient guéries, tu n'avais plus de raisons de rester en hôpital. On a beaucoup réfléchi, avec Owen et Anya. Où allais-tu aller ? Si tu venais habiter à la maison, tu serais dans un environnement terrorisant pour toi, et tout le monde en souffrirait. Avec la psy, on a donc pensé qu'il faudrait que tu ... t'éloignes de nous. Comme Anya et Owen étaient devenus tes parents pour toi, ils se sont proposés de te prendre, et de déménager. Là où on habitait, c'était une toute petite ville, et tout le monde se connaissait. On croisait tout le monde, tout le temps. On serait donc venu à se voir très souvent, et tes crises auraient continué. Ils sont donc devenus tes tuteurs, et ont déménagé. C'est la pire décision que j'ai prise dans ma vie. Mais c'était pour toi, pour ton bien. La psy nous avait demandé de ne rien te dire sur ton passé, qu'il reviendrait de lui-même rapidement ... et tout rentrerait dans l'ordre. Malheureusement, ce ne fut pas le cas.
- On dirait que je ne comptais pas tant que ça, il vous a fallu dix ans pour venir me voir.
- Détrompe-toi. Tous les ans, on venait en vacances ici, et on te voyait de loin. Bill n'était pas avec nous, ça aurait été trop dur pour lui. Et puis Anya et Owen nous donnait très souvent de tes nouvelles. Des photos, des dessins, des vidéos. Tu étais avec nous quand même.


J'essaye d'assimiler toutes ces informations mais un mal de tête me prend et je grimace. C'est trop pour moi, bien trop.

- Juste, pourquoi l'on m'a toujours raconté que l'accident était un incendie dans notre ancienne maison ?
- Comment expliquer que tu ne sois pas sur les photos, qu'il n'y ait pas de jouets ou de babioles fabriquées ? C'est la seule idée qui nous est venue. Si tout avait brûlé, c'était comme un nouveau départ.


J'avoue que leur idée est plausible, même réaliste. Cela aurait été bizarre si mes parents et ma s½ur avaient des souvenirs visibles d'avant mon accident, et que je ne m'y trouve pas. Les seules photos que l'on avait, étaient celle d'Ellana bébé, de moi tout seul, et deux, trois de vacances. Mais toutes celles où j'aurais dû me trouver n'existaient pas. Ce sont eux, mes vrais parents, qui les ont. Je dois en avoir beaucoup avec Bill.
Je plonge mon regard dans le sien, triste et empli de larmes.

- Bill ?
Interroge-je.
- Il ne va pas très bien. Il pense que tu ne voudras plus jamais le voir. Il est perdu en fait. Il regrette que se soit passé ainsi entre vous, et en même temps, il est heureux, parce qu'il t'aime.
- Moi aussi.
- Comment ? Un frère, ou plus ?
- Je ne sais pas. Il n'y a que lui que j'aime de cette manière.
- Tu sais, je me suis fait à cette idée d'amour plus que fraternel. Toutes les fois où je vous ai vu vous embrasser, j'aurais pu intervenir si j'avais vraiment été contre. Même si parfois ça me gêne, si parfois je souhaiterais que vous soyez juste frères, j'ai compris que je n'avais pas mon mot à dire. Dans moins d'un an vous serez majeur, et vous ferez ce que vous voulez. Alors ça n'aurait servi à rien. Bill m'avait toujours dit que lorsqu'il te retrouverait, il essaierait de t'avoir. Mais il m'avait bien dit que si tu ne voulais pas être un ... a ... amant, juste un ami, ou un frère, et bien il ferait avec. Juste que si l'hypothèse de plus se présentait, il ferait tout pour que cela devienne une affirmation par la suite. Et il y est arrivé. Maintenant, à toi de décider de la suite. Maintenant que tu sais tout.


Elle se lève, me tend sa main et me sourit. Je me mets en face d'elle, regarde sa main et hésite un instant, avant de poser mes lèvres sur sa joue, en un bref bisou.
Son visage rayonne et elle me rattrape pour me serrer dans ses bras. Je n'aurais pas été jusque là, mais je peux la comprendre après tout. Je suis son fils, quoi de plus normal.

- Merci Tom
, me murmure-t-elle avant de se détacher et de partir.

Je reste plusieurs minutes à fixer la porte, n'arrêtant pas de repenser à cette conversation. Finalement, elle n'est pas si horrible que ça, comme personne. Je la trouve même très gentille. D'un certain côté, c'est peut-être mieux que j'ai changé d'avis sur elle. Après tout, c'est ma mère ... biologique.
Je me tourne vers Klaus et souris.

- Tu as entendu, c'est dingue non ?


Mais pour seule réponse, un bip de machine retentit, signe que sa perfusion est terminée. Une infirmière arrive et la lui change rapidement, en m'indiquant que mon repas ne va pas tarder à arriver. Surpris, je regarde l'heure, en effet, il est déjà tard. Beaucoup de temps s'est écoulé avec Simone, on a énormément parlé en fait. Je remarque alors un petit sac par terre, avec un mot dessus. C'est de ma mère, elle me laisse des habits propres pour quelques jours.
J'en viens alors à me demander comment elle a vécu tout cela. Je ne suis pas vraiment son fils, et pourtant, pour moi, elle est ma vraie mère. Je suis arrivé dans leur famille comme un cheveu sur la soupe, ça n'a pas dû être facile tous les jours. Surtout avec tous mes problèmes. A cause de moi, j'ai fait souffrir de nombreuses personnes. Et en ai-je rendu une heureuse ? Je ne suis plus si sûr de moi.

La nuit est tombée, et il est déjà presque vingt-deux heures. J'enfile un pyjama et me couche aux côtés de Klaus. Mes yeux se ferment d'eux-mêmes et je repense encore, pour la millième fois au moins, à Simone. Et ce n'est même pas mon lien de parenté avec elle qui me perturbe, mais avec Bill. Lui, mon frère jumeau, mon ange, et aussi mon démon. Mon opposé et mon reflet ... que suis-je censé faire ? Je ne peux plus rien voir, je ne veux plus rien ressentir. Ma vie est un désert. Je veux voler au-dessus des gens et toucher les nuages afin que le monde s'arrête de tourner. Immobiliser le temps et prendre l'infini pour réfléchir et vivre. Juste y croire, juste rêver ... juste espérer. Ma place en ce monde est incertaine, remplie de secrets que je veux découvrir. Perdre n'est plus valable pour moi, et encore moins fuir. Aujourd'hui, et pour toujours, je serais mon seul maître, victime de mes propres fautes, et je ne blesserais plus personne.
Mes parents le seront à jamais, ma s½ur aussi, et les autres garderont leur place d'avant. Peu importe le futur, seul le présent compte. Une ronde aussi parfaite que la lune blanche se brise en moi, fini de tourner en rond. La route n'est plus droite et je peux enfin voir derrière moi sans avoir peur de tomber dans le gouffre ... puisqu'il n'est plus. Encore une fois je veux m'élever dans le ciel noir de la nuit, caresser les étoiles et embrasser l'amante du vent ... encore une fois pour ne plus jamais perdre ce souvenir de ce que je suis.
C'est sur cette vision que je m'endors, bercé par le rire de mon ange, un rire qui a toujours le même effet sur moi ... me rendre heureux.

Lorsque je me réveille le lendemain matin, une odeur étrange flotte dans l'air. J'attrape mon portable pour regarder l'heure, il est onze heures passées. Je vérifie plusieurs fois, mais c'est bien cette heure là. Ce n'est pas une nuit que je viens de faire mais deux là. Je devais vraiment avoir besoin de repos pour dormir autant, sans être réveillé par les infirmières. Je me retourne, sentant un regard familier me brûler la nuque.

- Ellana ?
- Salut petit frère
, me sourit-elle.
- M'appelle pas comme ça, tu n'as plus besoin de te forcer.
- Je le pense. Même si au début, je ne te considérais pas comme ça, tu l'es devenu au fil du temps. T'es vraiment trop attachant comme gosse.


Je secoue la tête et hausse les épaules en soupirant, alors qu'un faible sourire vient orner mes lèvres.

- Tu ne m'en veux pas de ne t'avoir rien dit ?
- Le passé est ... passé. On doit faire avec et continuer à avancer. Alors même si je suis encore en colère, je pardonne vite.


Elle s'avance vers moi et vient me tapoter le bout du nez.

- Comment va Klaus ?
- Stagne. Pas d'amélioration, mais ça n'empire pas non plus. Il est toujours dans le coma et ne montre aucun signe de réveil. Son c½ur bat lentement, mais il bat. Par moment, il fait quelques crises, muscles et manque aussi, mais on le bourre de médicaments pour le calmer. Quand j'y pense, vous avez vécu ça aussi, comme ça devait être angoissant.
- Oui. Euh ... je suis pas venue seule. Il est dans le couloir. Il voulait pas rentrer sans que tu le veuilles. Et comme tu sors jamais ... je fais quoi ?
- D'accord.
- Aller Tom, tout va s'arranger.


Elle sort de la chambre de Klaus et laisse place à Bill qui rentre. Ses cheveux tombent sur ses épaules baissées, cachant un peu son visage. Il relève ce dernier et je reçois comme un choc. C'est la première fois que je le vois sans maquillage. Et c'est vrai qu'il me ressemble énormément. Beaucoup trop même, s'en ai presque effrayant.

- Salut
, murmure-t-il.
- Bonjour.
- ça va ?
- Oui. Et toi ?
- On va dire oui aussi. Et Klaus ?
- Pareil qu'il y a quatre jours.
- Hum.


On se lance divers regards furtifs, mais aucun de nous deux arrive à garder ses iris ancrés dans ceux de l'autre.

- Je ...
- Je ...


Nous venons de commencer à parler tous les deux en même temps.

- Assieds-toi
, propose-je.
- Merci
, dit-il en s'exécutant. Je ... je sais pas trop quoi dire. Je ne savais même pas si je devais venir ou pas. Je sais que plus rien n'est pareil entre nous, et du coup je ne sais plus ce que je suis pour toi. Je ne sais même plus qui je suis. Maman m'a raconté sa conversation d'hier ... et, enfin c'est toi qui décides.

Je n'ai jamais rien décidé de ma vie et voilà que maintenant, tout repose sur mes épaules. Ma colère remonte comme un geyser en moi.

- C'est facile de tout mettre sur mon dos ! Et j'ai droit à un peu d'aide ou pas ?
- Pardon ?
S'exclame-t-il en relevant la tête, plantant enfin son regard dans le mien.
- Si je te dis que je ne veux plus jamais te voir, tu partiras et c'est tout ? Tu suivras mon choix ?
- Oui
, marmonne-t-il.

Je me lève et l'attrape par les épaules pour le mettre debout.

- Je t'ai connu plus combatif Bill. Beaucoup plus, et pour moins que ça. Qu'est-ce qui y a ?
M'énerve-je.
- Parce que tu crois que c'est facile pour moi !! Je suis face à l'homme que j'aime, qui est mon frère jumeau et qui vient tout juste de l'apprendre. J'ignore ce que je suis pour toi, si j'ai encore un espoir de te voir après ça, et je ne sais même pas de quelle manière. Frère, ami ? Plus ?
Débite-t-il.

Calmement, je réponds :

- Aucun.


Ses bras tombent lourdement le long de son corps et ses yeux s'écarquillent.

- Tu veux donc m'oublier.


Il se retourne et commence à partir. Mais j'attrape sa main et le retiens.

- Par contre tu n'as pas changé pour ça
, rigole-je. Tu fabriques toujours tes propres réponses, avant que j'ai eu le temps de donner la mienne.
- Avant on avait pas besoin de se questionner, on devinait tout entre nous.

Je me colle à son dos et encercle sa taille, tandis que mon menton repose sur son épaule.

- Je ne sais pas comment c'était avant. Même si ta mère m'en a beaucoup raconté, pour moi, ce n'est pas encore vraiment mon passé. C'est celui d'une autre personne, une personne que je connais quand même très bien. Et puis avant, c'était Tomi, pas Tom. Et toi t'étais mon ange, pas Bill. On est plus pareil.
- Moi, je veux retrouver le Tomi de mon enfance.
- Il est mort Bill. Il est mort pendant l'accident. Mais moi, je suis là. Et j'ai besoin de Bill, pas de mon ange. Tu veux bien ?


Lentement, il pivote sur lui-même pour me faire face. Nos corps sont collés l'un à l'autre et je peux sentir son souffle sur mon visage.

- Tu m'as dit que ...
- Aucun c'est vrai. Je crois que je n'arriverais jamais à te considérer comme mon frère. Je ne peux pas. Comme Simone et Gordon resteront des amis, et mes parents, mes parents. Un amant ... j'ai besoin de temps pour faire le point sur mes sentiments et tout. Quand à un ami ... je ne sais pas trop si tu l'as été de toute façon. Au début je te haïssais, puis après je suis tombé amoureux de toi.
- Mais on peut le devenir.
- Pas envie. Un ami, j'en ai qu'un, et il est derrière moi.
- Alors ...
- Je veux qu'on reprenne tout. On est parti sur des bases bien trop branlantes, et on pourra rien faire avec.
- D'accord.


Il se recule et me tend sa main.

- Bill Kaulitz
, dit-il en souriant.

Je rigole et serre sa main en répondant.

- Tom Leurfman.
- Ta réponse est mieux que la première fois, au moins tu ne me fuis pas comme la peste.
- Parce que j'ai envie, vraiment envie, de te connaître.


Je l'aime encore de ce sentiment unique, et je sais que lui aussi. Mais j'ai besoin de mettre un peu d'écart entre nous, juste le temps que je reprenne ma respiration pour affronter ce nouveau cap. Sauf que là ... je suis tenté par ses lèvres rouges d'avoir été mordues, et je ne peux résister à l'envie de les embrasser. Rapidement, je pose ma bouche contre la sienne et l'embrasse un peu. Lorsque je me détache de lui, il est totalement surpris.

- Ravi de faire ta connaissance Bill.




OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Passage très rapide; je poste depuis un cyber-café.
Bon,
ce chapitre n'est pas le dernier, il en reste encore un, et par contre là c'est sur, se sera le dernier.
Alors vous en pensez quoi de toutes ces révélations ? Je parie que personne n'avait pensé que Tom prenait Anya et Owen pour ses vrais parents depuis le début.

L
a suite, ben on verra en fonction de ma connexion et de ce que j'arrive à écrire.

EDIT (3 fois en 3 jours, je vais arriver à le faire !!) : Alors je n'ai pas eu le temps de vous dire, mais comme la suite est la fin, j'attends énormément de coms sur ce chapitre, encore plus que d'hab !! Alors lâchez-vous !!
Ensui
te, à ceux qui m'en laissent, un immense merci je vous lis tous et je suis très émue.
Et
pour la question de continuer à écrire, bien sûr !! Je suis toujours écrivain à la YAC donc vous pourrez m'y lire de temps en temps. Sinon, j'ai un projet de fic HPDM (Harry Potter/Draco Malfoy). De toute façon, je vous tien au courant, ne vous inquiétez pas !!

Biy
ouxxx


Pour Noter ma fic, 3ième article





Sinièn



Pix : Pièces de puzzle grises, mélange entre le noir et le blanc ^^
Musique en écoutance :

# Posted on Tuesday, 02 September 2008 at 4:43 PM

Edited on Saturday, 13 September 2008 at 3:44 PM

Chapitre 47 : Virage à 360°

*`¯) *`¯)
.`¯ .`¯) .*`¯)
(_.` (_. . ..`
. . . . . . . .(_.*`¯`*.->
Chapitre 47 : Virage à 360°


Qui a décidé de ce que je devais faire en fonction des autres ? Quel est l'idiot qui choisi qui l'on aime ?
Personne !
Je suis peut-être le frère jumeau de Bill. On se ressemble, on a le même sang, mais pour moi il ne sera jamais ce double de moi. Et puis je ne suis plus un Kaulitz, mais un Leurfman, et je le resterais. Ce qui compte c'est ce qu'il y a dans mon c½ur, pas dans celui des autres. Si j'aime mes vrais parents moins que ceux qui ne le sont pas réellement, si j'ai un lien fraternel avec Ellana et non avec Bill, si je suis amoureux de ce dernier alors que c'est puni par la loi, je m'en moque. C'est ma vie, pas celle des autres. Et je la vis telle que je le souhaite. Même si j'en viens à être vu comme un monstre.
Alors c'est vrai, tout ça restera secret entre nous, mais pour une fois, j'en ferais parti en connaissance de causes. Et je les accepte volontiers.

Après avoir mis à plat le plus gros de l'histoire, je suis resté encore quelques jours au chevet de Klaus. Bill venait me voir tous les jours après les cours. Ainsi je pouvais commencer à rattraper mon retard, mais également parler avec lui. Il faut bien l'avouer, en quelques mois nous n'avions jamais eu de réelle conversation. J'appris donc que ce frère recherché n'était autre que moi, et à quel point ça avait été dur pour Bill de faire comme si il ne me connaissait pas. La raison de leur déménagement me fut également expliquée. En fait, Bill n'en pouvait plus de vivre si loin de moi, depuis toutes ces années, et il a contraint ses parents de venir dans la même ville que moi, pour que je redevienne son frère. Bon, je ne le serais jamais, mais on est ensemble, et c'est ce qui compte le plus.
Mais là, je suis en train de faire mon sac pour rentrer à la maison. Ma mère ne veut plus que je reste à l'hôpital, ça ne fera rien de plus – et elle a raison – et puis ce n'est pas en restant avec Klaus que je ferais le point avec ma famille. Bill ne va pas tarder à arriver avec mon père.
Quand j'y repense, l'attitude de ce dernier est compréhensible. Eloigné de moi, tout en gardant un ½il, histoire qu'il ne m'arrive rien. Je ne suis pas son fils, et il ne doit pas me considérer tel quel, même si pour moi il reste mon père. Seulement, c'est plus la confrontation avec ma mère que je crains. Elle a toujours voulu être là, et je l'ai toujours plus ou moins repoussée. Peut-être que je savsis au fond de moi que je ne devais pas trop m'attacher à elle. Mais plus j'y pense, et plus je la considère comme je l'ai toujours appelée.

- Bonjour Tom !

Je me retourne pour faire face à Bill qui me fait un grand sourire. Je lui rends ce dernier et vais le prendre dans mes bras, en lui murmurant :

- Coucou toi.

Rapidement, je pose mes lèvres sur sa joue, et détourne aussitôt le regard. Depuis que tout est plus clair entre nous, je n'ai rien fait d'aussi ... c'est la première fois que j'ai un contact physique aussi proche ... et peut-être ambigu.
Je jette un coup d'½il en sa direction et souris, amusé. Sa main est posée à l'endroit de mon baiser et il semble figé dans le temps.

- Tu es prêt Tom ? Me demande mon père à l'embrasure de la porte.

J'attrape mon sac et me penche au-dessus de Klaus.

- C'était plus simple quand t'étais éveillé, j'avais pas besoin de parler au moins. Tu fais pas de bêtise, hein. Et si tu te réveilles alors que je ne suis pas là, n'en profite pas pour draguer les infirmiers. Parce que je sais qu'il y en a un ou deux qui te plairont forcément.

Je soupire et me retourne vers mon frère qui me tourne le dos. En passant à côté de lui, je demande si ça va, car il me semble un peu ailleurs. Un drôle de grognement me répond, suivi par un splendide sourire. J'hausse les épaules et rejoins mon père pour partir de l'hôpital. Dans quelques minutes je serais chez moi, face à ma mère.

Pourquoi c'est toujours quand on a besoin de temps, que celui-ci défile à une vitesse folle ? Je suis à peine parti de l'hôpital, que je suis déjà devant la maison. Pendant plusieurs minutes, je reste à fixer la porte d'entrée, n'osant descendre de la voiture.

- Ça va bien se passer, me chuchote Bill en posant sa main sur la mienne.

Je prends une grande inspiration et ouvre la portière. Une brise glaciale s'engouffre dans la voiture et je frissonne. Je ne suis pas seul, même le vent est là.
Une fois dehors, je lève la tête vers le ciel rempli de nuages blancs.

- Un peu absent ces derniers temps, toi aussi, marmonne-je. ... D'accord, tu la vois mieux là-bas. ... Pleins, trop de choses. Un jour peut-être.
- Tu parles à qui ?
Me questionne Bill.
- Au vent, réponds-je en attrapant mon sac.
- Gné ?

Plus que quelques mètres et je la verrais. Je suis partagé entre l'envie de fuir, et de la voir. Et si elle n'avait joué qu'une comédie durant toutes ces années ? J'ai peur d'être déçu. Alors que je suis perdu dans mes questions, je ne remarque même pas la porte d'entrée s'ouvrir sur ma s½ur.

- Si un de vous est malade demain, il se débrouillera tout seul pour se soigner !! Crie Ellana en grelottant.

Je relève la tête et m'avance vers elle, le c½ur cognant comme un fou dans ma poitrine. C'est alors qu'une question me vient brusquement, une chose qui n'a aucun rapport avec ce qui se passe actuellement. Je me tourne vers Bill et lui demande :

- Dis, ça veut dire quoi ploufer ?
- Pardon ?
- Oui, je me souviens d'un truc. On plouf.
- Tu te souviens de ça !
S'exclame-t-il. En fait, c'est très con. On sautait dans les flaques d'eau, on adorait ça. Ça faisait enrager maman. On ploufait, rigole-t-il.

Je nous y imagine en train de sauter dans des flaques d'eau crasseuses, salissant nos vêtements, et je le suis dans son rire. Mais ce n'est que quelques secondes de détente avant que mon angoisse ne revienne, parce que je suis en train de passer la porte.
Une fois à l'intérieur de la maison, je cherche du regard ma mère. J'entends du bruit dans la cuisine, et devine qui en est à l'origine ; ma mère. Lentement, je me dirige vers elle, tout en retenant ma respiration. Elle est de dos, en train d'éplucher des pommes de terre, avec ce geste précis qui la caractérise tant.
Brusquement, elle se retourne et me dévisage.

- Tom !
- Bonjour ... maman.


J'appréhende sa réponse. Elle fait quelques pas, comblant l'espace qui nous sépare et me murmure :

- Bonjour, mon fils.

Je me jette immédiatement dans ses bras, la serrant contre moi, comme je ne l'ai jamais fait. J'ai une vraie mère, et je la tiens dans mes bras.

Après ça, j'ai beaucoup parlé avec mes parents, et j'ai eu confirmation de mes soupçons. Mon père n'arrive pas à me considérer vraiment comme son fils. Je suis plus comme un neveu, ou quelque chose du genre. Par contre, ma mère m'a définitivement adopté. Bien sûr, les premiers mois de mon arrivée chez eux furent très difficiles. Mais petit à petit, ma mère s'est attachée à moi et elle a fini par m'aimer comme son propre fils. Elle m'a même avoué avoir eu peur de me perdre lorsque Simone est arrivée ici. D'ailleurs, elle m'a bien expliqué que, si un jour, je venais à avoir besoin de ma mère biologique, elle comprendrait, mais elle serait néanmoins toujours là pour moi.
La voir à nouveau sourire pleinement me réjouis énormément.

Puis j'ai repris l'école, avec un peu de retard à rattraper. Bill et Ellana m'ont beaucoup aidé, surtout que cette année est la dernière au lycée, et que j'ai un examen final. A la maison, tout est redevenu plus ou moins normal. A part peut-être que je suis plus proche de ma mère, que je lui parle un peu, même si j'ai encore beaucoup de mal à me dévoiler. Je n'ai pas l'habitude.
Je passe beaucoup de temps avec Bill. En fait je reste quasiment tout le temps avec lui. On parle beaucoup et j'ai de plus en plus de mal à contenir mon envie d'être proche de lui ... plus proche. Il y a bien des regards, des effleurements, voire même des petits baisers, mais j'ai encore besoin d'aller doucement.
Simone et Gordon sont souvent à la maison et j'apprends doucement à les connaître. Ils ne sont pas méchants et vont à mon rythme. J'ai même trouvé en Gordon quelque chose de nouveau, peut-être une présence paternelle.
Quand à Klaus, il est toujours dans le coma, et ce depuis un peu plus de deux semaines. Tous les soirs, après l'école, je vais le voir et passe du temps avec lui. Parfois seul, parfois avec Bill. J'ai même croisé Elias et Moritz une fois. Ils sont très touchés par son état de santé, je le vois dans leur regard.

Là, je suis allongé sur mon lit et je regarde le plafond. Bill est en train de corriger mes exercices d'anglais et à ses soupirs, je devine que j'ai encore des progrès à faire.

- Non mais c'est pas compliqué ça, s'énerve-t-il. Roh, et ça on l'a vu la semaine dernière. Tom à quoi tu penses quand tu bosses ?
- A Klaus.


Il se retourne vers moi et vient me rejoindre sur le lit. Son corps s'allonge à mes côtés et je le vois hésiter. Alors je me rapproche de lui et pose mes mains sur son torse.

- Je veux pas qu'il parte.
- Il ne partira pas Tom.
- Je sais plus. J'ai peur. Il a toujours été là pour moi. C'est la seule personne qui a su m'aider et me comprendre.


Bill se tourne un peu, son bras venant enserrer ma taille. Son visage est si proche du mien que je sens son souffle contre ma bouche. Une de ses mains vient se poser sur ma joue et la caresse tendrement. Je me perds dans ses prunelles marron et colle soudainement mes lèvres aux siennes. Mes yeux se ferment si fort que j'en vois des points blancs et je serre le t-shirt de Bill entre mes doigts. Lorsque je me détache de lui, il me détaille, complètement surpris.

- Tom ? Qu'est-ce ...
- Tais-toi
, dis-je avant de revenir l'embrasser plus franchement cette fois.

Mais Bill ne l'entend pas de cette manière et me repousse.

- T'es conscient de ce que tu fais Tom ?
- Oui.
- Tu sais que pour moi c'est sérieux.
- S'il te plait Bill
, le supplie-je alors que les larmes menacent de couler.

Alors il me prend dans ses bras et m'allonge correctement sous lui. Ses mains viennent encadrer mon visage et il se met à m'embrasser de partout. Je soupire d'aise, sentant le désir monter en moi. Tel un automate, mes doigts glissent sous son haut et le retire prestement. Il est toujours aussi beau. Je sens mon sexe réagir à ses caresses et baisers, et remarque que le sien est en train de durcir aussi. Nos vêtements volent rapidement dans la pièce. Il y a un goût de passion dans nos baisers, une saveur de sentiments confus dans nos gestes, un zeste d'amour dans nos regards. Et tout bascule sans prévenir. Nous sommes nus, moi sur lui, nos sexes se frottant sans pudeur entre nos deux corps moites de sueur.
Mon souffle se perd dans sa bouche et je gémis en sentant sa main se poser sur mes fesses. J'attrape sa virilité et commence à le masturber. Contrairement à la première fois, je suis beaucoup moins timide. Pourtant je n'ai pas vraiment d'expérience. On a juste fait deux choses ensemble. Mais cela me suffit pour être bien plus confiant.
Un doigt entre en moi et je pousse mon bassin pour en avoir plus. Je connais l'extase de ce qui suit, et l'impatience d'y arriver est incontrôlable. Un second le rejoint, et cette fois je grimace un peu.

- Tom ... tu ... tu as ...
- Quoi ?
- Capote.


Je me fige, réalisant que je ne rien pour faire l'amour avec lui. Je suis dans ma chambre, pas dans celle de Klaus.

- Il y a toujours eu quelqu'un ou quelque chose entre nous. Cette fois, je ne veux pas, réponds-je du tac au tac.

Il cligne plusieurs fois des yeux alors que je descends le long de son corps, parsemant son torse de baisers. Arrivé devant son sexe gorgé de sang, je déglutis. Je relève un peu la tête et croise le regard surpris et anxieux de Bill.

- Tom, les maladies ... sans ...

Je ne lui laisse pas le temps de continuer et englobe son membre dans ma bouche. Mes iris sont toujours ancrés dans les siens, voilés par le désir. J'en ai envie, je veux le voir prendre du plaisir grâce à moi. Mais si je fais ça, c'est aussi pour remplacer le lubrifiant. Après plusieurs allers-retours, je me relève et nous fait rouler pour qu'il soit au-dessus de moi. Nos souffles sont erratiques et mon sexe commence à me faire mal.

- Vas-y, dis-je dans un gémissement alors qu'il donne un coup de rein entre mes fesses.

Son gland tape contre mon entrée et je me cambre d'anticipation. Il réitère ce geste quelques fois avant d'enfoncer son gland en moi. Seulement, je sens que ça ne se passe pas comme la première fois. Je me crispe beaucoup plus et Bill semble avoir du mal à entrer en moi. Il finit par se retirer complètement de moi en soupirant. Je ne comprends pas ce qu'il se passe.

- Tom ... euh ... je crois pas qu'on va pas pouvoir.
- Pourquoi ?
- C'est ... t'es angoissé ces derniers temps et je ... enfin ... quelque chose me bloque le passage
, dit-il en détournant le regard.

Je réfléchis, essayant de comprendre le sens caché. Qu'est-ce qui pourrait l'empêcher de passer ? Pas moi, je n'ai pas serré les fesses. On aurait dit que c'était quelque chose en moi ...
Soudain, je comprends de quoi il parle et sens mes joues rougir. Disons que ça fait pas mal de jours que je ne suis pas allé aux toilettes, et que le passage ... est occupé.

- Mais on peut inverser, reprend-il en s'asseyant sur mes cuisses.

Je le dévisage, pas rassuré. Je ne l'ai jamais fait dans ce sens. Je vais être nul et en plus il a déjà eu d'autres amants qui ont été meilleurs que moi.
Sa main caresse lentement ma ventre. Il attend une réponse.

- Mais ... euh ... j'ai jamais ... je vais pas savoir ...et puis ... on ... tu ... je, bégaye-je.
- Je t'aiderais.

Il attrape alors ma main droite et la porte à sa bouche. Sensuellement, il se met à lécher mes doigts. Il n'a même pas besoin de me toucher d'avantage, le sang afflue de toute part et gonfle encore plus mon sexe. Puis il dirige mes doigts vers son entrée et en fait pénétrer un. Je guète la moindre crispation de sa part, mais rien.

- Mets en un autre.

Je m'exécute doucement, ne voulant pas lui faire mal. Mine de rien, cela doit faire un moment qu'il n'a pas eu de relations ... enfin je l'espère.
Je ne bouge pas, attendant de voir comment il réagit. Mais je n'ai même pas le temps de lui demander comment il va, qu'il se met à onduler, s'empalant un peu plus. Il gémit et se cambre tout en me demandant d'en ajouter un autre. La douleur que j'avais ressentie lors de ma première fois me revient et j'hésite. Même si pour lui ce n'est pas nouveau, Klaus m'a bien expliqué que lors d'une longue inactivité, c'était tout comme.

- Tom !

J'enfonce en lui un troisième doigt, prêt à le retirer si c'est trop douloureux. Mais rien. Pas même une grimace de douleur. Il gémit encore plus et bouge son bassin d'une façon indécente.

- Bouge-les, marmonne-t-il entre deux souffles.

Sa chaleur m'entoure et je trouve ça horriblement excitant. Je sens ses muscles se contracter et en imaginant mon sexe à la place de mes doigts, je sens une bouffée de chaleur envahir mes joues. Je ne comprends pas pourquoi il n'a même pas eu mal, mais le voir prendre autant de plaisir chasse rapidement mes questions.
Il finit par se redresser et attrape ma virilité entre ses doigts. Je le regarde faire, hypnotisé par ses gestes. Mon gland frotte son intimité et je n'ai qu'une envie, me fondre en lui. Constatant mon impatience, Bill pose ses lèvres sur les miennes tout en m'enfonçant en lui. C'est la première fois que je suis aussi agréablement compressé et un son rauque sort de ma gorge pour mourir dans sa bouche. Je crois que je vais éclater tellement c'est intense. Je n'ai même pas le temps de reprendre mes esprits qu'il se met à monter et descendre à un rythme soutenu, m'envoyant valser au septième ciel. J'attrape ses hanches et l'aide dans ses mouvements. Je le soulève si haut, que je sors presque de son fondement. Mes coups de bassins deviennent de plus en plus frénétiques, je ne me contrôle plus.

Bill crie carrément et ses ongles griffent mon torse. Je vais avoir des marques je pense. Mes cuisses claquent à chaque fois contre ses fesses, preuve de la puissance de notre ébat. Je sens que la jouissance n'est plus très loin ... je ne vais pas tenir encore longtemps. Avec quelques difficultés, je soulève mes paupières et tombe aussitôt dans deux orbes noirs qui me fixent avec envie. Je prends appuie sur mes coudes et m'assois. Nos torses se retrouvent collés l'un à l'autre et je sens son c½ur battre la chamade. Mon visage se niche dans son cou alors que je reprends mes coups de buttoir. Cette position est moins facile, mais j'ai l'impression d'être dans un cocon ... un endroit que je ne veux plus jamais quitter.
Le sexe de Bill frotte entre nos deux corps et je le sens grossir contre mon ventre. Puis, d'un seul coup, Bill éjacule en criant. Ses muscles se resserrent et compriment ma virilité, m'achevant à mon tour. Je me répands en lui et je trouve ça encore plus intense.

Essoufflés, épuisés, nous retombons lourdement sur le matelas. Lentement, je quitte les brumes de l'orgasme et retrouve une respiration normale. Bill est toujours au-dessus de moi, le visage perdu dans mes dreads et je suis toujours en lui. Je sais que ce que je viens de faire était à la base par désespoir. La peur de perdre Klaus m'a poussé à chercher du réconfort. Mais je sens au fond de moi que j'en avais vraiment envie. J'aime toujours Bill, même si c'est mon frère; parce que dans mon c½ur je ne le verrais jamais ainsi.
Je vais pour me retirer, mais il m'en empêche en serrant les fesses.

- Bill ?
- Tu me laisses pas.


Je comprends immédiatement ce qu'il veut dire. Il a dû ressentir ma peine et a peur que ce ne soit que du sexe. Je pose ma main dans ses cheveux et les caresse tendrement.

- Jamais.

Il redresse la tête et je remarque alors qu'il pleure. J'essuie ses larmes avec mes pouces et rapproche mon visage du sien. A quelques millimètres de sa bouche, je me stoppe et souffle :

- Je t'aime.

Il se jette alors sur moi, m'embrassant avec fougue. Une fois notre baiser terminé, je demande :

- Dis, pourquoi t'as pas eu du tout mal quand ... enfin tu vois.
- Euh ...


Ses joues s'empourprent et il se mord la lèvre inférieure.

- Parce que je sais qu'au bout d'un certain moment où personne ne t'a ... personne ne t'a ... enfin, ça fait mal aussi. Alors, à moins que tu l'ais fait hier avec ...
- Ça va pas ! Je n'ai fait l'amour qu'avec toi. Je suis fidèle quand même.
- Alors comment ?
- Ben euh ... disons que ... le plaisir solitaire ne m'ai pas inconnu
, dit-il gêné.

Je me souviens alors des fois où Klaus me disait utiliser ses propres doigts quand il était tout seul. Je regarde Bill, étonné et me mets à l'imaginer en train de se donner du plaisir. Finalement, ce n'est pas une bonne idée, je recommence à bander. Je me lève rapidement et enfile mes habits, tentant de me calmer. Ce n'est pas le moment d'être de nouveau excité.

Après ça, nous avons encore parlé ensemble, je crois que nous en avons besoin. Il vaut mieux en expliquer trop, que pas assez. Bon, c'est vrai que c'est plutôt lui qui parle, et moi qui écoute, mais je donne mon avis. C'est que je ne suis pas encore à l'aise pour parler longuement et de choses aussi sérieuses. J'ai du mal à arriver à m'exprimer correctement. De nombreuses fois, Bill m'a mal compris, mes mots n'étant pas choisi correctement. Puis je crois que j'en ai encore peur de ce que je peux dire ... voire même entendre.
Je sais que nous n'aurions pas dû aller aussi loin, aussi rapidement, mais ce qui est fait, est fait. A vouloir aller trop vite, on risque de finir par tout briser en fin de compte, alors je préfère y aller doucement. Certes, avec Bill on est ensemble, mais le sexe attendra un peu et les soirées en amoureux aussi. Pour l'instant, on est amoureux, on le sait, on se le montre un peu, mais pas plus. Le reste viendra un peu plus tard, lorsque je me sentirais plus en confiance, et moins perdu.
Bien évidemment, on a annoncé tout cela à nos famille ... enfin Bill l'a fait. Et tout c'est bien passé. Apparemment il se doutait que nous formerions à nouveau, un jour ou l'autre, un couple.

Pour fêter ça, ce soir ma mère a décidé d'inviter Simone et Gordon. Et chose exceptionnelle, c'est mon père qui fait la cuisine, assisté par ma s½ur. Je sens que l'on va se régaler, car il nous fait toujours des recettes assez étranges, mais délicieuses. Pendant qu'il s'affère aux fourneaux, les autres et moi-même discutons dans le salon. Simone est en train de me raconter la fois où j'ai parlé pour la première fois. Et mon premier mot est des plus inattendu ; boule ... Alors qu'un débat sur l'explication de ce premier mot s'installe, le téléphone sonne. Ma mère attrape le combiné et répond. Immédiatement, le silence revient afin qu'elle entendre correctement son interlocuteur. Son visage devient soudain grave et elle me fixe avec tristesse. Je crains le pire. Lorsqu'elle raccroche, elle se tourne vers moi et cherche ses mots.

- C'est ... il ... Klaus ... est mort.

Je ne la crois pas ! C'est impossible ! Il n'a pas pu m'abandonner ! Bill m'attrape et me serre contre lui, tandis que je pleure et tape contre son torse. Je viens de retrouver mon passé et voilà qu'il me quitte ! Il n'a pas le droit de me faire ça. J'ai envie de le rejoindre, et en même temps, je veux rester avec Bill. Je ne sais pas combien de temps je reste contre le torse de mon frère à maudire tout ce qui m'entoure. Je me souviens juste avoir sombrer dans ses bras et m'être réveillé le lendemain dans mon lit, Bill à mes côtés.
Je passe mes journées suivantes à être morose, triste, voire méchant. J'en veux à la terre entière. Je n'accepte d'être qu'avec Bill. Autrefois, ça aurait été Klaus, mais il n'est plus là. Dans deux jours aura lieu son enterrement, mon dernier au revoir. Mais avant ça, on doit aller faire du tri dans ses affaires. Je sais que son père se moque de sa mort, et il ne fera rien pour ranger sa chambre. Ma mère me propose de m'accompagner, mais je refuse, préférant être avec Bill.

Je suis devant la porte de sa chambre et je n'arrive pas à l'ouvrir. Trop de souvenirs derrière, trop de bons et mauvais moments, trop de Klaus ...
Je veux encore croire qu'il sera là, en train de se préparer une ligne ou de regarder un film porno en se caressant.
Je veux espérer que ce n'est qu'une mauvaise blague et qu'il m'attend derrière cette porte.
Je veux encore le voir et le faire rire.
Je veux encore ...
Ma main s'abat sur le poignée et je pousse le dernier rempart, celui qui garde encore mes illusions ... illusions qui s'envolent dès que je m'aperçois qu'il n'est pas là.
Peut-être que si je ferme les yeux, il réapparaîtra devant moi. Mais ce n'est qu'une fausse idée.
Je m'avance dans sa chambre, restée telle quelle. Tout est encore à sa place, rien n'a changé. Et je n'ai pas envie d'y toucher. Mais je le dois. Ses habits rangés dans une valise, ses livres dans un carton ... je ne sais même pas ce que je vais faire de tout ça. Peut-être le garder encore avec moi, pour garder un bout de lui. Du bout des doigts, j'effleure le poster sur son mur. Deux hommes ensemble, s'enlaçant amoureusement ... c'était son rêve. Dans sa table de nuit, je devine les cachets de couleurs, attendant d'être avalés pour l'emmener une fois de plus dans son monde. Sur son lit, des habits moulants et provocants reposent, vestige de son excentricité. C'est tout lui, tout ce qui le caractérise, tout ce qui fait qu'il compte tant à mes yeux.
Maintenant je dois tout ranger ... Et demain ... se sera mon dernier au revoir.

Lorsque je me lève ce matin là, les larmes coulent déjà en silence sur mes joues. Je vais le voir pour la dernière fois. Arrivé à l'église, je croise des personnes de ma classe, des amants à lui, Nanu et Axel, les deux petits jumeaux du dealer, Moritz et Elias, et diverses personnes que je connais plus ou moins. Il manque juste une personne, son père. Ça ne m'étonne qu'à moitié qu'il ne soit même pas venu aux obsèques de son fils. Il le hait tellement.
Tout le monde s'installe sur les bancs et la cérémonie commence.

Viens le moment où les proches peuvent venir se receuillir sur son corps, pour la dernière fois.
Je me lève et m'avance vers le centre de l'église. Les regards sont tournés vers moi mais je m'en moque. Pour une fois, les yeux sur moi m'importent peu. Rien ne compte plus en ce moment que le corps devant moi. Je m'arrête devant ce dernier et regarde une dernière fois le visage de mon ami. Il est si blanc, s'en ai presque effrayant. Mais il reste si beau ainsi. Je pourrais presque jurer qu'il sourit.
La feuille que je serre contre moi tremble ... non, ce sont mes mains qui tremblent en fait. Les roses noires et blanches posées sur le cercueil sentent si bon. Ce parfum se mêle parfaitement bien avec tous mes souvenirs de lui.
Je pose doucement le papier sur son corps, contre son c½ur qui ne bat plus. Je me penche un peu au dessus de lui pour que les paroles que je vais lui dire restent secrètes entre nous.

- Je vais essayer. Je te le promets, lui chuchote-je.

Puis j'embrasse furtivement le bout de son nez si froid.
Pas d'adieux, je n'en ai pas le courage. Et puis l'on se reverra un jour.
Je retourne à ma place dans le silence religieux de ce lieu de culte. Mon regard croise celui de Bill et je repense à ce que je lui ai rendu comme pour sceller ma promesse.

Ce papier je l'ai tenu entre mes mains, j'en ai rit mais pleuré aussi. J'en ai tremblé et j'en tremble encore.
C'était une lettre pour moi, une lettre écrite il y a un temps de ça, une lettre de lui. Elle était dans une enveloppe blanche et mon nom brillait dessus. Je l'ai trouvé parmi ses affaires, m'attendant sagement.

22/12

Mon Ange blond,

Comment commencer cette lettre ? Je n'ai pas l'habitude d'écrire. Je ne pensais pas que se serait si dur. Ça fait presque une demie heure que j'essaye de trouver des phrases justes pour une fois. Mais c'est peine perdue. Tu me connais, je vais finir par dire des conneries. Alors je ne vais pas m'en priver et rester celui que je suis, que j'ai toujours été.

Tu dois te demander pourquoi ça. Et bien sache petit ange blond ...Tu sais que j'ai toujours adoré t'appeler comme ça ? Bon, c'est vrai, tu n'as pas d'ailes, ni d'auréole et tu vires plus sur le châtain que sur le blond angélique (ben quoi c'est une vérité). Je pourrais même te dire que parfois tu as des cornes dignes de Satan ... Ah non, ça c'était tes dreads dressés sur ta tête. Vas-y rit, fou toi de mes bêtises. Tu peux ...
Mais même si parfois tu ressembles plus à un démon tu as toujours volé au dessus de moi pour me protéger et c'est pour ça que je te vois comme un ange.

C'est malin, maintenant je ne sais plus ce que je voulais te dire. C'est de ta faute. Si, si, ne le nie pas.
Donc tout ça ... si tu lis ça c'est que l'enfer m'a rattrapé. En fait, il y a quelques semaines de ça, j'ai appris que ma maladie s'aggravait. Mes crises sont plus fréquentes et plus violentes. Comme je sais que tu écoutes en cours, tu n'as pas oublié que le c½ur est un muscle. Je te laisse deviner la suite. Je ne sais pas combien de temps il me reste à vivre. Et puis si ça se trouve je suis mort d'autre chose. Enfin ça je le saurais le moment venu.
Non, ne pleure pas s'il te plait. Je n'aime pas quand tes larmes coulent sur tes joues laissant des marques de ta peine.
Waouh, je crois que j'aurais été un peu de tout. Poète, comique, philosophe (qui l'aurait cru) et gay. Ah oui, ça n'a rien à voir mais j'avais envie de le mettre.

Avant que je ne n'oublie, j'ai un cadeau pour toi. Enfin, pas vraiment. Sous ton lit ... non, pas le mien. Je parle bien du tien dans ta chambre, tu ne rêves pas. Donc sous ton lit, retire la latte qui bouge, c'est là.
Ben oui, qu'est-ce que tu croyais, que je ne connais pas tes planques. Raté !!
C'est bon tu l'as ? Il n'en manque pas un grain. Je n'ai pas pu me résoudre à l'utiliser. Pourtant c'était fait pour mais lorsque j'ai essayé je n'y suis pas arrivé. C'était mon cadeau de noël et il signifie énormément pour moi. Normalement on ne rend pas un cadeau mais dis toi que je te le ré-offre. Ça te fera un souvenir de nous. Et celui là tu ne l'oublies pas dans un accident !!!

Promets moi. Promets moi s'il te plait.
Je veux te voir sourire chaque matin en te levant (j'allais écrire lavant) et chaque soir en te couchant. Tes sourires illuminent la vie des gens qui t'entourent, même la mienne. Tu sais quoi, il y a même des étoiles dans tes yeux, comme en ce moment même. Et tu es si beau ainsi.
Je veux que tu me promettes de ne plus avoir peur des mots. Je sais qu'ils te terrifient. Certains peuvent être perfide, menteurs, faux, te trahir et te blesser. Mais d'autres sont beaux et remplis d'amour. Oui, l'amour, même si parfois tu as l'impression que rien ce n'est qu'une piètre illusion. Moi-même je ne saurais jamais. Ma mère est morte avant de m'en donner et mon père m'a toujours haït pour ça. Et je n'ai jamais trouvé l'homme de ma vie. Ou alors c'était peut-être toi. Mais je ne suis pas fait pour toi.
Alors que toi ... toi, tu as ta famille d'adoption, ta vraie famille et Bill. Ne gâche pas tout ça pour une peur si puérile (putain je te sors de ces mots moi !!). Tu sais quels sont les derniers mots que je voudrais te dire ? “Merci d'être mon c½ur”. Et je sais que tu comprendras.
J'ignore si ton passé est revenu en totalité, en partie ou pas du tout. Mais je sais que tu dois le laisser venir à toi.
Je sais peut-être certaines choses qui te sont encore inconnues. Comment ? Tu te souviens de la fois où tu t'étais tordu la cheville ? Bill était là depuis une semaine seulement. Et tu n'étais pas venu en cours car tu allais plutôt mal. Le soir je suis rentré avec ton frère et là il m'a raconté le lien qui vous unissez. C'est pour ça que je l'ai accepté d'un seul coup. Pourquoi je ne t'ai rien dit ? Je n'en fais pas parti tout simplement.

Eh, mais arrête de chialer. Tu ne vas pas arriver à lire la suite après et puis tu vas tacher ma belle lettre.

Je ne fais peut-être pas parti de ce passé mais je sais que j'ai une place rien qu'à moi dans celui qui suit. Et ça me suffit.

Voilà, un sourire c'est mieux.

Bill, oui parce que à la base c'est de lui que je veux te parler. Donc en fait tout ce qu'il y a avant c'est du blabla.
Ce gars, je ne l'aimais pas au début car trop de secrets l'entouraient. Mais en fait c'est une personne formidable. Et je pense qu'il fera un frère exceptionnel. Ne doute jamais de ses sentiments. Il n'a jamais cessé de t'aimer malgré tous les obstacles (ça par contre c'est trop sentimental pour moi). Mais pour toi c'est parfait, c'est ce qu'il te faut.
Je veux juste que tu me promettes de lui laisser une chance. Juste une, même infime. Mais vous en valez la peine tous les deux.

A toi petit ange blond.

Klaus

PS : Fait attention à ma collection de pissenlit.


Je m'assois sur ma chaise et Bill continue de me fixer, les yeux brillants des larmes qu'il retient.
Oui, je te le promets.
Je pose ma main sur celle de mon frère et ses yeux s'écarquillent. Puis il la prend dans la sienne et enlace ses doigts aux miens.
Dehors le vent siffle et je lui demande silencieusement de porter le corps de mon ami dans les airs pour qu'il sache au moins une fois ce que ça fait de voler comme un ange.
Je pose ma tête sur l'épaule de mon jumeau et un sentiment de bien être m'envahit.

Chaque jour que j'ai vécu à fait de moi ce que je suis. Je peux continuer à vivre car rien ne se passe facilement mais ... mon ange est là. Ai-je réalisé mes rêves ? Je m'y efforce encore. Au lieu de revivre mon enfance, je préfère essayer de vivre ici et maintenant. Je suis né dans la peur et je me suis dirigé vers les couleurs tout en serrant très fort nos mains, brisant cet endroit trop blanc, ce moment de solitude.
Je peux changer ma vie.
Et même si je ne puis exprimer parfaitement tout ce que j'ai sur le c½ur, je peux continuer à vivre car la danse de l'arc en ciel m'entraîne dans un tourbillon de sentiments.
Rythme endiablé que je veux partager avec mon frère et ... amant. C'est comme ça que je vois le futur avec lui. Lui qui m'aime et que j'aime.
Lui qui se penche à mon oreille et me murmure :

- J'ai envie de madeleines.

Moi aussi. Allez savoir pourquoi.

THE END


OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Et voilà c'est la fin de ma fic, telle que je l'avais prévue ... enfin sauf pour le lemon. Mais bon arrivé devant le début de cette scène, je me suis dit pourquoi pas et voilà.

J'esp
ère que cette fic vous a plut, autant que moi j'ai pris de plaisir à écrire (pardon si c'est pas trop frnaçais mais je sors de cours et j'ai un cerveau comme une patate.

De même, pas de préviendage, je n'ai toujours pas internet chez moi et je n'ai pas le temps de prévenir tout le monde.

J'attends vos avis avec impateince, si possible tout le monde vu que c'est le dernier chapitre !!!

Biy
ouxxx

Quan
d à la fic HPDM, allez sur Fanfiction.net et chercher le pseudo Sinièn ou alors le titre Essences opposées.


Pour Noter ma fic, 3ième article





Sinièn


# Posted on Thursday, 18 September 2008 at 11:29 AM

Edited on Friday, 19 September 2008 at 4:47 AM

Nouvelles

Coucou tout le monde !!

Hop, on refait le message des news correctement.

Alors déjà je tiens à remercier toutes les personnes qui continuent de lire cette fic et qui me laissent des messages. Je les lis tous et je ne m'en lasse pas du tout !

Ensuite :
- Nouvelle fic Twincest sur mon autre blog : http://fics-sinien.skyrock.com/ - Dans nos regards se jouent nos vies
- Sur ce même blog, des OS inédits
- Toujours là-bas, une fic HPDM (Harry Potter/Draco Malfoy) terminée - Essences opposées

Donc suivez-moi sur http://fics-sinien.skyrock.com/ !! Vous avez un sommaire dans le premier article avec les liens de chaque os et chapitre.

J'espère vous y retrouvez !!

Biy
Sinièn

# Posted on Friday, 19 September 2008 at 4:28 AM

Edited on Monday, 23 February 2009 at 10:38 AM