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Un bruit strident me fait sursauter et j'ouvre les yeux en vitesse. Mon regard fixe les écrans devant moi, cherchant pendant plusieurs minutes une anomalie. Mais rien, il n'y a pas de danger. J'ai tellement peur que Klaus me quitte, que j'angoisse comme un malade. Je n'ai presque pas fermé l'½il de la nuit en fait.
Voyant bien que les oscillations du moniteur restent constantes, je soupire et reporte mon regard sur ma main enlacée à celle de Klaus. Je ne peux pas le lâcher. Je n'en ai pas envie. Il me manque. Je me mords violemment la lèvre inférieure pour refouler un sanglot. Ce n'est pas le moment de craquer. ... Mais j'ai tant besoin de lui. Tous mes nouveaux repères s'écroulent brutalement les uns après les autres, me laissant sans rien pour m'appuyer. Lui seul saurait quoi dire, quoi faire pour m'aider, me conseiller.
Bill ...
Cette nuit il m'a révélé une chose impensable. Je n'y ai pas cru sur le coup. Mais son regard rempli de sincérité et les perles qui menaçaient de couler m'ont fait douter. Il s'est excusé dans un murmure et s'en est allé, sans un regard pour moi. Je suis resté pétrifié dans le couloir pendant je ne sais combien de temps ... mais trop longtemps pour les infirmières qui sont venues me voir pour s'assurer de mon état. Je suis alors retourné dans la chambre de Klaus et ai serré sa main dans la mienne. Epuisé, j'ai fini par m'endormir.
Rêves d'enfants, rêves de tout-petit, rêves de plus grand ... c'est comme si j'étais dans un cinéma, devant un écran diffusant la vie d'un autre ... et pourtant c'était moi. Pour la première fois, j'ai vu Bill tout petit, à peine âgé de quelques années. Et il était blond, pas brun. Le même blond que moi ... les mêmes traits que moi. Tel un reflet parfait et unique. Tel un miroir.
Je secoue la tête et grogne. Je n'ai vraiment pas bien dormi, je suis tout courbaturé. Fatigué, par tout, je m'allonge cette fois dans le lit de mon ami, me collant à son corps inerte. Les paumes à plat sur son torse, une jambe par-dessus les siennes, c'est la première fois que j'ai un contact aussi proche avec lui ; la première fois en dix ans ... et peut-être la dernière. Le regard dans le vague, je repense à cette nuit, avec lui. Ce qui semblait devenir net, redevient encore plus flou. Dès que je trouve une réponse à une énigme, une nouvelle, encore plus difficile à déchiffrer, apparaît. Ai-je fait le tour, ou reste-t-il des mystères sur nous ? Que je sache si je dois m'attendre à pire ...
- Bill ...
Mes yeux se révulsent, refusant de se laisser noyer. Pleurer ne servirait à rien. Il y a dans mon c½ur trop de sentiments contradictoires.
Je l'aime, et je le hais.
Je l'aime et je ne veux pourtant plus jamais le voir.
Je l'aime mais je n'en ai pas le droit.
Je me lève et regarde le ciel bleu par la fenêtre. Mon front vient se poser contre le verre froid et je le cogne à diverses reprises. Pourquoi tout est si compliqué ? A nouveau mon ange vient me hanter, déversant un flot de paroles confuses, que je ne comprends plus. Je ne sais plus faire la différence entre le faux et le vrai, le juste et le mauvais. Mon poing tape en rythme avec ma tête, mais rien n'y fait, rien ne m'aide ou ne me soulage. Je veux tout oublier encore, et ne plus jamais savoir ce passé. Je ne veux plus souffrir comme toutes ces années. Que l'on me laisse seul, que l'on m'oublie et que j'essaye enfin de vivre. Je ne demande pas l'impossible. Je veux simplement vivre. Survivre est devenu trop dur, trop insoutenable, surtout que j'ai enfin goûté à la vraie vie. Ne m'enlevez pas ça, tout sauf ça. Mais le reste, prenez, supprimez, et que je ne vive plus dans un enfer au goût de paradis.
Je m'écroule sur le sol en position f½tale, serrant mes poings contre mon torse. J'ai envie d'hurler, mais rien ne sort. J'ai envie de pleurer mais je n'ai plus de larmes. J'ai envie de mourir, et pourtant je veux vivre.
Les dernières larmes qu'il me reste rendent ma vue floue ... ou alors c'est parce que la terre tourne sans moi et que j'ai le tournis ? Que de mensonges, que de non-dits, toute une vie inventée qui n'est pas la mienne en fin de compte.
Qui est qui ?
Qui est quoi ?
Qui suis-je ?
Plus rien ... je ne suis plus rien. Ma fleur est morte, le vent ne souffle plus, mon monde s'est évanoui dans les ténèbres, et même mon ami semble me quitter. Tout ce qui me liait à mon passé de souffrances s'en va, peut-être devrais-je en faire autant ? Mais j'en suis incapable. Je n'ai jamais réussi à me donner la mort, je suis bien trop lâche pour oser faire cet acte.
Le sel de mes larmes s'écoule entre mes doigts, m'échappe comme le temps que j'ai perdu. Toutes ces années à ne pas savoir, à me poser des questions, alors que les réponses étaient juste là. Mais malheureusement, je n'avais pas le droit. Je n'ai jamais eu le doit. Décider, choisir, construire, tout ça n'est pas pour moi. Je subis, c'est tout, ne pas aller plus loin que ça.
Fébrile, je me relève et soulève le drap qui recouvre Klaus. Je me rallonge à ses côtés et cache mon visage dans son cou. Mes lèvres tremblent, l'air me manque. Ce n'est pas grave si je m'asphyxie entre ses bras, je serais heureux là.
Pathétique illusion, ce n'est pas de cette manière que tout s'arrêtera.
Je revois encore Bill me révéler ce secret entre nous, notre fraternité. Et je n'ai qu'une envie, le battre à mort pour me l'avoir caché. Je ne dois pas tant compter que ça à ses yeux pour qu'il me l'ait caché. C'est vrai, c'est un monstre, ça l'a toujours été. Un démon que j'ai enfin pu voir suite à mon accident. En fait, ce dernier m'a fait ouvrir les yeux sur lui, et j'aurais dû rester sur mes positions d'enfant. Mais il a été si aimant avec moi. Patient, délicat, attentionné, amoureux, que tous ses gestes ont effacé cette vérité sur sa vraie nature démoniaque.
Un frère ... jumeau. C'est vrai que je ne l'ai jamais vu sans maquillage, impossible de deviner le subterfuge. Ce masque noir pour cacher ses vrais traits, il m'a totalement dupé. Et tout le monde l'a suivi. Ma famille, la sienne ... ou ... aussi ma famille. Qui sont mes parents ? Les miens ou les siens ? Ce ne sont que des traîtres ! Tous !
J'attrape le drap qui nous recouvre partiellement et le remonte au-dessus de nos têtes. Je ne veux être qu'avec lui, mon ami. Une bulle pour nous, une bulle avec nous, une bulle sans eux. Car il est le seul à avoir toujours été là pour moi, sans me mentir, sans me trahir. Il est le seul à m'avoir toujours protégé. Il ne voulait qu'une chose, mon bonheur. Le présent comptait plus que le passé ou le futur. Tant pis si le lendemain je venais à avoir mal, tant que la veille j'avais été heureux. Il arrivait toujours à se rattraper, et à transformer chaque journée en une ode en mon nom. Pour moi ...
Je le serre contre moi et ferme les yeux, la fatigue me gagnant facilement, je suis épuisé de lutter.
Les jours suivants se ressemblent en tout point. Personne ne vient nous voir, et de toute façon je n'aurais pas voulu. L'état de Klaus reste stable, et les infirmières sont très gentilles avec moi. Apparemment mes parents savent que je suis ici et m'autorisent à y rester. Je passe mes journées dans les bras de Klaus, à pleurer ou à maudire le monde qui m'entoure. J'aimerais partir avec lui, au moins nous resterions ensemble pour l'éternité. Sauf que je ne peux pas.
Les derniers mois repassent sans cesse en boucle dans ma tête, et certains évènements prennent tout leur sens. L'attitude de mes parents face à la famille de Bill, cette envie de l'intégrer dans ma vie, ce désir que je me lie avec eux. Tous ces mots, ces regards, cette complicité entre eux ... preuves qu'ils se connaissaient bien avant.
Mais alors pourquoi m'avoir tout caché ? Pourquoi ai-je été séparé de Bill ? Pour cette peur ? A se demander si j'étais vraiment désiré ?
Trois jours que je vis à l'hôpital, et que je me morfonds tout seul. J'étouffe, j'ai besoin d'air. Mais j'ai peur qu'en partant, Klaus me quitte définitivement, ou alors se réveille, et que je ne sois pas là. Sauf que là, je craque. J'enfile mon pull, embrasse Klaus à la commissure de ses lèvres et me dirige vers la porte. Mais quelle n'est pas ma surprise en découvrant de l'autre côté, Simone. Je me fige sur place et détaille la mère de Bill avec de grands yeux.
- Bonjour Tom, murmure-t-elle.
Je referme la porte et passe devant elle sans lui prêter plus d'attention. Je suis en colère contre eux, alors qu'ils me laissent en paix, au moins pour une fois.
- Tom !
Je l'ignore et me dirige vers l'ascenseur. Qu'elle parte ! Et que je ne la revois plus jamais.
Une fois dehors, je souffle un bon coup, prends une grande inspiration et avance vers un coin isolé de l'hôpital. Je sors de son enceinte, allant vers les champs qui se trouvent un peu plus loin. A cause de mes habits trop larges, je peine un peu à enjamber la clôture électrique, et ce n'est que ma semelle de chaussure qui reçoit finalement le jus. Les terrains en jachère m'offrent la possibilité de passer inaperçu, avec les herbes folles qui le parsèment. Le vent qui fait onduler ces dernières n'est plus là, et j'ai la désagréable impression d'être seul, sans personne. Le c½ur en vrille, l'estomac noué, une nausée me prend et je tombe à genoux sur le sol jonché de cailloux. Je grimace et étouffe un gémissement sous le choc. La douleur se propage jusque dans ma hanche, m'empêchant sur le coup de me relever. Une horrible impression d'étouffer me prend et je finis par vomir. Le peu que j'avais mangé remonte, suivi par de la bile. Mon corps tremble et de la sueur perle sur mon front. Et, étrangement, un nom me vient en tête, Bill. Je ne sais pas pourquoi mais je voudrais qu'il soit là pour m'aider, me réconforter, me montrer que j'ai aussi le droit au bonheur, tel que je le vois.
Je finis par me redresser, le souffle court, une violente douleur dans le ventre. Je ne sais toujours pas pourquoi je viens de vomir, je ne suis pas sujet à ce genre de réaction. C'est comme si j'avais voulu me faire mal, mais d'une autre manière. Parce que si j'allais vraiment mal, je me serais coupé, non fait vomir.
C'est sur cette sensation étrange que je retourne à l'hôpital. Je n'aime pas être trop longtemps loin de Klaus, j'ai toujours peur qui lui arrive quelque chose en mon absence. Mais dès que j'arrive dans le couloir menant à sa chambre, je vois Simone, toujours là, assise sur une chaise devant la porte. Aussitôt, ma colère revient et j'aurais presque envie de lui hurler dessus, mais se serait lui accorder encore trop d'importance.
Je passe devant elle sans un regard et ouvre la porte pour enfin voir mon ami, toujours allongé sur son lit. Derrière moi, j'entends la mère de Bill se lever et me suivre. Je m'avance vers la fenêtre, tournant le dos à cette femme qui fait partie du mensonge. Elle n'a rien à faire ici, je ne veux plus jamais la voir. Que va-t-elle encore me raconter de faux ? Une nouvelle histoire sur ce qui m'est arrivé ?
Je serre les poings et les dents pour retenir ma haine. Je refuse que Klaus me voie ainsi.
- Bonjour Tom, me dit-elle d'une voix douce.
Je continue de l'ignorer, peut-être se lassera-t-elle.
- Je ... Tu dois me détester, vraiment beaucoup. Je comprends, c'est justifié.
Je l'entends avancer de quelques pas.
- Bill m'a tout raconté ... qu'il t'avait tout dit soupire-t-elle. Je t'avoue, je ne sais pas trop quoi te dire. C'est pas facile pour moi aussi. Je n'ai pas réussi à construire quelque chose avec toi, pas comme avec Bill. Les choses sont allées tellement vite, le temps m'a échappé et je me retrouve au pied du mur.
Elle ! Elle ! Et moi ? Pense-t-elle à moi ? J'ai l'impression que non.
- Tu as dû t'en douter ... je suis ... je ... suis ta mère, puisque Bill est ton frère jumeau. Je sais, je n'ai rien fait de maternel pour toi. Pourtant je t'aime tant. Je n'ai jamais cessé de penser à toi durant toutes ces années.
Je fais volte-face et lui lance un regard noir. Je me moque de ses explications, pour moi elle n'est rien.
Son visage anxieux se baisse et ses longs cheveux viennent cacher ses yeux. Elle me rappelle Bill comme ça. Un sanglot étouffé résonne dans la pièce, mais je n'y prête pas attention. Elle ne m'émouvra pas de cette manière.
- Je n'ai jamais vraiment voulu être séparé de toi. Tu es mon bébé, mon petit garçon. Mais c'était la meilleure solution pour toi.
Elle m'exaspère. Je ne veux qu'une chose, être seul avec Klaus. Est-ce encore trop demandé ?
- Que mon propre frère m'ait baisé ne vous gêne pas ? Questionne-je subitement sur un ton froid, glacial.
Elle relève la tête et écarquille les yeux. Qu'elle soit choquée, dégoûtée, mais qu'elle m'oublie, comme moi aussi je veux les oublier.
- Un peu, murmure-t-elle. Mais ... Bill m'avait prévenu, j'étais préparée depuis des années.
Cette fois-ci, c'est à mon tour d'être surpris.
- Parce que en plus c'était planifié qu'il me baise !? Dis-je avec un rictus de dégoût.
- Tom !! Je t'interdis de parler de ton frère de cette manière.
- Pourquoi ? Je vais être privé de dessert ? Sors-je sarcastiquement.
- Tu ne sais rien, tu ne sais pas.
Je prends une chaise et la pose devant le lit de mon ami. Puis je m'assoie aux pieds de Klaus, croise les jambes et plante mon regard dans le sien, tout en répondant :
- Eh bien, expliquez-moi, puisque je ne sais rien.
Elle me détaille, sûrement déstabilisée par mon attitude. Finalement, elle s'assoit sur la chaise, un peu tremblante.
- Se sera long. Et j'aimerais que tu évites de m'interrompre, s'il te plait. Parce que je vais devoir tout te raconter, depuis votre naissance.
J'hausse les épaules et m'installe un peu plus confortablement ... autant prendre mes aises.
- Il y a dix-sept ans et demi de ça, Bill et toi êtes nés. Vous étiez deux magnifiques bébés, plein de vie. Mes deux amours. Et j'étais la maman la plus heureuse au monde. Tellement identiques, semblables, deux parfaites gouttes d'eau, miroir de l'autre. Déjà à ce moment, vous étiez ensemble pour tout. Vous avez commencé à grandir, et j'avais parfois l'impression de n'avoir qu'un enfant. Vous étiez sans arrêt ensemble, collés l'un à l'autre. Fusionnels. Le reflet l'un de l'autre, et en même temps complémentaires. Pour vous, juste l'autre comptait, et le reste n'avait pas d'importance. Arrivé à un certain âge, j'ai essayé de vous séparer un peu. Vu que vous dormiez dans le même lit, j'ai tenté de vous mettre chacun dans votre propre lit, mais toujours dans la même chambre. Et aussi pour les activités. Mais vous refusiez. Tous les matins, je retrouvais Bill dans ton lit, le sien à côté, vide. Si l'autre n'était pas là, vous ne faisiez rien, pas de travail, pas de jeux, rien. J'ai pensé que c'était le temps d'adaptation. Je suis même allé jusqu'à te faire changer de chambre, me disant que vous seriez moins tenté de retrouver l'autre dans la nuit.
Un petit sourire naît sur ses lèvres et ses pupilles pétillent d'amusement. Repenser à tous ces moments doit la rendre nostalgique. Malheureusement, j'ai l'impression d'entendre la vie d'un autre.
- Ça n'a pas marché. Quand ce n'était pas Bill, c'était toi qui retrouvais ton frère dans la nuit. Et tous les matins, je vous retrouvais enlacés dans un seul et même lit. On a finit par retourner à une seule chambre et un seul lit. Il n'y avait qu'avec l'autre que vous étiez vraiment heureux. Puis vous êtes arrivés à l'âge où les petits garçons commencent à avoir des amoureuses. Mais vous ne faisiez jamais rien comme les autres, rigole-t-elle. Un soir, Bill nous a sorti à table que tu étais son amoureux et qu'il t'avait fait un bisou sur la bouche. J'ai jamais été autant surprise de ma vie. Avec votre père, on a essayé de vous faire comprendre que c'était impossible, que ... ça ne se faisait pas entre frères. Une fois de plus, en vain, quand vous aviez décidés d'une chose, personne ne pouvait vous en dissuader. Vous n'arrêtiez pas de clamer que vous étiez amoureux et que vous vous faisiez des bisous sur la bouche. Mais ...
Soudainement, son visage devient grave et je me mets à angoisser. La suite ne semble pas joyeuse.
- Avec votre père, on avait accepté cette relation, pensant que cela passerait avec le temps. Mais les autres, les enfants, ils se moquaient de vous. Déjà deux garçons ensemble, c'est plutôt mal vu par la société, alors deux frères ... je ne sais combien de fois vous avez dû faire face à leurs railleries, combien de fois vous avez pleuré, combien de fois j'ai dû intervenir pour qu'ils vous laisse tranquille. Ils vous tournaient autour, se moquaient de vous. C'était vraiment horrible de voir autant de méchanceté chez des enfants.
Je cligne plusieurs fois des yeux, réalisant brusquement une chose. Au fur et à mesure qu'elle me raconte tout cela,des images ou des sensations prennent tout leur sens, mais là ... je comprends enfin le réel sens des ombres de mes cauchemars. Celles qui dansent autour de moi et me font peur, celles qui semblent su horribles et méchantes. Ce ne sont que des enfants.
- Et vous en souffriez, toi plus que Bill je pense. Je crois que tu te rendais plus facilement compte de l'incongruité de votre lien, même si tu aimais ton frère comme personne d'autre. Bill a toujours été plus sensible, plus fragile. Plus petit et plus timide aussi. Et puis un jour, tu es rentré, énervé, de l'école. Tu n'as pas parlé de la soirée. C'est le lendemain que tu nous as sorti que Bill n'était plus ton amoureux. Et apparemment, il n'était même pas au courant. A partir de ce jour, vous avez été moins proches à l'extérieur, et même à la maison, les bisous et les câlins poussés n'avaient plus lieux. Juste deux frères très proches, mais pas plus. La suite ... l'accident.
Sa voix tremble et je bénis alors de ne pas m'en souvenir.
- Le sang, les lumières, la douleur ... c'était horrible. Et tout ça pour un bisou, parce que ton frère a voulu t'embrasser et que tu as refusé. Peut-être que si il n'y avait pas eu d'orage, on aurait pas glisser ... enfin on y peut rien.
De fines larmes coulent sur ses joues et tombent sur ses genoux. Je suis mal à l'aise, tout ce qu'elle me raconte m'émeut bien plus que je ne l'aurais pensé. J'attrape le rouleau de papier WC qui traîne sur la table de nuit et le lui tends. Avec, elle essuie son visage trempé et se mouche.
- Dans ... dans, dans ... quand tu as repoussé Bill, tu t'es détaché et du coup, tu as subi plus de dommages. Tu es resté pendant une semaine dans le coma. On ignorait si tu allais te réveiller un jour et quelles seraient les séquelles. Et une nuit, tu as ouvert les yeux. Je n'étais pas là, mais quand on m'a annoncé la nouvelle, mon c½ur a fait un bond. Les médecins m'ont dit que tu n'arrêtais pas de réclamer ... ta mère. Je suis arrivée le plus vite possible avec Bill et Gordon. On était tous heureux ... sauf qu'on n'avait pas prévu ça. Tu étais amnésique, complètement, enfin sur nous. Tu ne te souvenais que d'une chose ... tes ... parents.
Il y a une chose que je ne comprends pas. Je ne me souviens pas d'elle, ni de Gordon. Ceux que j'appelle papa et maman ont toujours été mes parents pour moi.
- Tes parents ... ceux avec qui tu vis, murmure-t-elle, crispée.
- Je ... comment ?
- Anya (je sais plus si j'ai déjà donné un prénom à la mère de Tom, désolée de l'incohérence qui peut exister) et Owen ont toujours été de proches amis de la famille. Trop peut-être ... Nous passions énormément de temps ensemble. Les vacances, les fêtes, on s'entendait parfaitement. Et c'est eux que tu ... as pris pour tes parents ... dès le début. On t'a expliqué maintes fois que c'était nous, et non eux. Mais tu ne nous croyais pas. Dès que tu nous voyais, tu te mettais à faire des crises de panique, tellement violentes que tu t'arrachais les perfusions et t'évanouissais. Tu ne voulais voir qu'Anya et Owen.
Je cherche des souvenirs de cette période, mais rien ne me vient. Juste un grand trou noir qui m'enveloppe. Ce même gouffre, toujours là, en moi, et qui semble ne pas vouloir partir. Pourtant je sens que je ne suis pas loin de tout connaître, que mon passé est là, quelque part. mais quelque chose me refuse son accès ... ou peut-être que c'est moi qui refuse d'y aller.
Simone se lève et se rapproche de moi. Aussitôt, j'ai un mouvement de recul, je ne suis pas encore prêt.
- Un psy est venu nous voir, pour toi, ton problème. Au début, on ne lui a pas raconté pour ta relation avec Bill. On ne voulait pas avoir de problèmes. Qui sait, on aurait pu être jugés pour vous avoir laissé faire. Si ça se trouve, on vous aurez placé en famille d'accueil. Mais elle a vite deviné qu'il y avait quelque chose, que la réelle cause de l'accident et de ton amnésie était plus complexe. On a donc fini par tout raconter. Enfin, dans les grandes lignes. Finalement, elle ne l'a pas trop mal pris. Pour elle, le lien gémellaire peut parfois être très ambigu.
Elle se rassoit sur la chaise et soupire.
- Pour elle, tu as choisi d'être amnésique, enfin inconsciemment, mais toi seul détiens la clef de tes souvenirs. Apparemment, lors de l'accident, tu as voulu refouler complètement tes sentiments pour Bill, jusqu'à l'oublier, car au fond de toi, tu savais que tu ne pourrais pas être un simple frère avec lui. Et afin de ne plus avoir aucun contact avec, tu nous as aussi oublié. Tu as rayé ta famille, et t'en ais créé une autre. Tu as donc pris les personnes que tu connaissais le mieux, Anya et Owen. Quand à nous, tu refusais de nous voir, pour toi, on était des démons, des monstres. Bill en a énormément souffert, et il s'en veut toujours pour ça. Cet accident l'a beaucoup changé, trop vite peut-être même.
- Pourquoi alors je me suis retrouvé chez mes parents ... enfin Anya et Owen ?
- Au bout d'un moment, les médecins nous ont prévenus que tu allais bientôt sortir. Tes blessures étaient guéries, tu n'avais plus de raisons de rester en hôpital. On a beaucoup réfléchi, avec Owen et Anya. Où allais-tu aller ? Si tu venais habiter à la maison, tu serais dans un environnement terrorisant pour toi, et tout le monde en souffrirait. Avec la psy, on a donc pensé qu'il faudrait que tu ... t'éloignes de nous. Comme Anya et Owen étaient devenus tes parents pour toi, ils se sont proposés de te prendre, et de déménager. Là où on habitait, c'était une toute petite ville, et tout le monde se connaissait. On croisait tout le monde, tout le temps. On serait donc venu à se voir très souvent, et tes crises auraient continué. Ils sont donc devenus tes tuteurs, et ont déménagé. C'est la pire décision que j'ai prise dans ma vie. Mais c'était pour toi, pour ton bien. La psy nous avait demandé de ne rien te dire sur ton passé, qu'il reviendrait de lui-même rapidement ... et tout rentrerait dans l'ordre. Malheureusement, ce ne fut pas le cas.
- On dirait que je ne comptais pas tant que ça, il vous a fallu dix ans pour venir me voir.
- Détrompe-toi. Tous les ans, on venait en vacances ici, et on te voyait de loin. Bill n'était pas avec nous, ça aurait été trop dur pour lui. Et puis Anya et Owen nous donnait très souvent de tes nouvelles. Des photos, des dessins, des vidéos. Tu étais avec nous quand même.
J'essaye d'assimiler toutes ces informations mais un mal de tête me prend et je grimace. C'est trop pour moi, bien trop.
- Juste, pourquoi l'on m'a toujours raconté que l'accident était un incendie dans notre ancienne maison ?
- Comment expliquer que tu ne sois pas sur les photos, qu'il n'y ait pas de jouets ou de babioles fabriquées ? C'est la seule idée qui nous est venue. Si tout avait brûlé, c'était comme un nouveau départ.
J'avoue que leur idée est plausible, même réaliste. Cela aurait été bizarre si mes parents et ma s½ur avaient des souvenirs visibles d'avant mon accident, et que je ne m'y trouve pas. Les seules photos que l'on avait, étaient celle d'Ellana bébé, de moi tout seul, et deux, trois de vacances. Mais toutes celles où j'aurais dû me trouver n'existaient pas. Ce sont eux, mes vrais parents, qui les ont. Je dois en avoir beaucoup avec Bill.
Je plonge mon regard dans le sien, triste et empli de larmes.
- Bill ? Interroge-je.
- Il ne va pas très bien. Il pense que tu ne voudras plus jamais le voir. Il est perdu en fait. Il regrette que se soit passé ainsi entre vous, et en même temps, il est heureux, parce qu'il t'aime.
- Moi aussi.
- Comment ? Un frère, ou plus ?
- Je ne sais pas. Il n'y a que lui que j'aime de cette manière.
- Tu sais, je me suis fait à cette idée d'amour plus que fraternel. Toutes les fois où je vous ai vu vous embrasser, j'aurais pu intervenir si j'avais vraiment été contre. Même si parfois ça me gêne, si parfois je souhaiterais que vous soyez juste frères, j'ai compris que je n'avais pas mon mot à dire. Dans moins d'un an vous serez majeur, et vous ferez ce que vous voulez. Alors ça n'aurait servi à rien. Bill m'avait toujours dit que lorsqu'il te retrouverait, il essaierait de t'avoir. Mais il m'avait bien dit que si tu ne voulais pas être un ... a ... amant, juste un ami, ou un frère, et bien il ferait avec. Juste que si l'hypothèse de plus se présentait, il ferait tout pour que cela devienne une affirmation par la suite. Et il y est arrivé. Maintenant, à toi de décider de la suite. Maintenant que tu sais tout.
Elle se lève, me tend sa main et me sourit. Je me mets en face d'elle, regarde sa main et hésite un instant, avant de poser mes lèvres sur sa joue, en un bref bisou.
Son visage rayonne et elle me rattrape pour me serrer dans ses bras. Je n'aurais pas été jusque là, mais je peux la comprendre après tout. Je suis son fils, quoi de plus normal.
- Merci Tom, me murmure-t-elle avant de se détacher et de partir.
Je reste plusieurs minutes à fixer la porte, n'arrêtant pas de repenser à cette conversation. Finalement, elle n'est pas si horrible que ça, comme personne. Je la trouve même très gentille. D'un certain côté, c'est peut-être mieux que j'ai changé d'avis sur elle. Après tout, c'est ma mère ... biologique.
Je me tourne vers Klaus et souris.
- Tu as entendu, c'est dingue non ?
Mais pour seule réponse, un bip de machine retentit, signe que sa perfusion est terminée. Une infirmière arrive et la lui change rapidement, en m'indiquant que mon repas ne va pas tarder à arriver. Surpris, je regarde l'heure, en effet, il est déjà tard. Beaucoup de temps s'est écoulé avec Simone, on a énormément parlé en fait. Je remarque alors un petit sac par terre, avec un mot dessus. C'est de ma mère, elle me laisse des habits propres pour quelques jours.
J'en viens alors à me demander comment elle a vécu tout cela. Je ne suis pas vraiment son fils, et pourtant, pour moi, elle est ma vraie mère. Je suis arrivé dans leur famille comme un cheveu sur la soupe, ça n'a pas dû être facile tous les jours. Surtout avec tous mes problèmes. A cause de moi, j'ai fait souffrir de nombreuses personnes. Et en ai-je rendu une heureuse ? Je ne suis plus si sûr de moi.
La nuit est tombée, et il est déjà presque vingt-deux heures. J'enfile un pyjama et me couche aux côtés de Klaus. Mes yeux se ferment d'eux-mêmes et je repense encore, pour la millième fois au moins, à Simone. Et ce n'est même pas mon lien de parenté avec elle qui me perturbe, mais avec Bill. Lui, mon frère jumeau, mon ange, et aussi mon démon. Mon opposé et mon reflet ... que suis-je censé faire ? Je ne peux plus rien voir, je ne veux plus rien ressentir. Ma vie est un désert. Je veux voler au-dessus des gens et toucher les nuages afin que le monde s'arrête de tourner. Immobiliser le temps et prendre l'infini pour réfléchir et vivre. Juste y croire, juste rêver ... juste espérer. Ma place en ce monde est incertaine, remplie de secrets que je veux découvrir. Perdre n'est plus valable pour moi, et encore moins fuir. Aujourd'hui, et pour toujours, je serais mon seul maître, victime de mes propres fautes, et je ne blesserais plus personne.
Mes parents le seront à jamais, ma s½ur aussi, et les autres garderont leur place d'avant. Peu importe le futur, seul le présent compte. Une ronde aussi parfaite que la lune blanche se brise en moi, fini de tourner en rond. La route n'est plus droite et je peux enfin voir derrière moi sans avoir peur de tomber dans le gouffre ... puisqu'il n'est plus. Encore une fois je veux m'élever dans le ciel noir de la nuit, caresser les étoiles et embrasser l'amante du vent ... encore une fois pour ne plus jamais perdre ce souvenir de ce que je suis.
C'est sur cette vision que je m'endors, bercé par le rire de mon ange, un rire qui a toujours le même effet sur moi ... me rendre heureux.
Lorsque je me réveille le lendemain matin, une odeur étrange flotte dans l'air. J'attrape mon portable pour regarder l'heure, il est onze heures passées. Je vérifie plusieurs fois, mais c'est bien cette heure là. Ce n'est pas une nuit que je viens de faire mais deux là. Je devais vraiment avoir besoin de repos pour dormir autant, sans être réveillé par les infirmières. Je me retourne, sentant un regard familier me brûler la nuque.
- Ellana ?
- Salut petit frère, me sourit-elle.
- M'appelle pas comme ça, tu n'as plus besoin de te forcer.
- Je le pense. Même si au début, je ne te considérais pas comme ça, tu l'es devenu au fil du temps. T'es vraiment trop attachant comme gosse.
Je secoue la tête et hausse les épaules en soupirant, alors qu'un faible sourire vient orner mes lèvres.
- Tu ne m'en veux pas de ne t'avoir rien dit ?
- Le passé est ... passé. On doit faire avec et continuer à avancer. Alors même si je suis encore en colère, je pardonne vite.
Elle s'avance vers moi et vient me tapoter le bout du nez.
- Comment va Klaus ?
- Stagne. Pas d'amélioration, mais ça n'empire pas non plus. Il est toujours dans le coma et ne montre aucun signe de réveil. Son c½ur bat lentement, mais il bat. Par moment, il fait quelques crises, muscles et manque aussi, mais on le bourre de médicaments pour le calmer. Quand j'y pense, vous avez vécu ça aussi, comme ça devait être angoissant.
- Oui. Euh ... je suis pas venue seule. Il est dans le couloir. Il voulait pas rentrer sans que tu le veuilles. Et comme tu sors jamais ... je fais quoi ?
- D'accord.
- Aller Tom, tout va s'arranger.
Elle sort de la chambre de Klaus et laisse place à Bill qui rentre. Ses cheveux tombent sur ses épaules baissées, cachant un peu son visage. Il relève ce dernier et je reçois comme un choc. C'est la première fois que je le vois sans maquillage. Et c'est vrai qu'il me ressemble énormément. Beaucoup trop même, s'en ai presque effrayant.
- Salut, murmure-t-il.
- Bonjour.
- ça va ?
- Oui. Et toi ?
- On va dire oui aussi. Et Klaus ?
- Pareil qu'il y a quatre jours.
- Hum.
On se lance divers regards furtifs, mais aucun de nous deux arrive à garder ses iris ancrés dans ceux de l'autre.
- Je ...
- Je ...
Nous venons de commencer à parler tous les deux en même temps.
- Assieds-toi, propose-je.
- Merci, dit-il en s'exécutant. Je ... je sais pas trop quoi dire. Je ne savais même pas si je devais venir ou pas. Je sais que plus rien n'est pareil entre nous, et du coup je ne sais plus ce que je suis pour toi. Je ne sais même plus qui je suis. Maman m'a raconté sa conversation d'hier ... et, enfin c'est toi qui décides.
Je n'ai jamais rien décidé de ma vie et voilà que maintenant, tout repose sur mes épaules. Ma colère remonte comme un geyser en moi.
- C'est facile de tout mettre sur mon dos ! Et j'ai droit à un peu d'aide ou pas ?
- Pardon ? S'exclame-t-il en relevant la tête, plantant enfin son regard dans le mien.
- Si je te dis que je ne veux plus jamais te voir, tu partiras et c'est tout ? Tu suivras mon choix ?
- Oui, marmonne-t-il.
Je me lève et l'attrape par les épaules pour le mettre debout.
- Je t'ai connu plus combatif Bill. Beaucoup plus, et pour moins que ça. Qu'est-ce qui y a ? M'énerve-je.
- Parce que tu crois que c'est facile pour moi !! Je suis face à l'homme que j'aime, qui est mon frère jumeau et qui vient tout juste de l'apprendre. J'ignore ce que je suis pour toi, si j'ai encore un espoir de te voir après ça, et je ne sais même pas de quelle manière. Frère, ami ? Plus ? Débite-t-il.
Calmement, je réponds :
- Aucun.
Ses bras tombent lourdement le long de son corps et ses yeux s'écarquillent.
- Tu veux donc m'oublier.
Il se retourne et commence à partir. Mais j'attrape sa main et le retiens.
- Par contre tu n'as pas changé pour ça, rigole-je. Tu fabriques toujours tes propres réponses, avant que j'ai eu le temps de donner la mienne.
- Avant on avait pas besoin de se questionner, on devinait tout entre nous.
Je me colle à son dos et encercle sa taille, tandis que mon menton repose sur son épaule.
- Je ne sais pas comment c'était avant. Même si ta mère m'en a beaucoup raconté, pour moi, ce n'est pas encore vraiment mon passé. C'est celui d'une autre personne, une personne que je connais quand même très bien. Et puis avant, c'était Tomi, pas Tom. Et toi t'étais mon ange, pas Bill. On est plus pareil.
- Moi, je veux retrouver le Tomi de mon enfance.
- Il est mort Bill. Il est mort pendant l'accident. Mais moi, je suis là. Et j'ai besoin de Bill, pas de mon ange. Tu veux bien ?
Lentement, il pivote sur lui-même pour me faire face. Nos corps sont collés l'un à l'autre et je peux sentir son souffle sur mon visage.
- Tu m'as dit que ...
- Aucun c'est vrai. Je crois que je n'arriverais jamais à te considérer comme mon frère. Je ne peux pas. Comme Simone et Gordon resteront des amis, et mes parents, mes parents. Un amant ... j'ai besoin de temps pour faire le point sur mes sentiments et tout. Quand à un ami ... je ne sais pas trop si tu l'as été de toute façon. Au début je te haïssais, puis après je suis tombé amoureux de toi.
- Mais on peut le devenir.
- Pas envie. Un ami, j'en ai qu'un, et il est derrière moi.
- Alors ...
- Je veux qu'on reprenne tout. On est parti sur des bases bien trop branlantes, et on pourra rien faire avec.
- D'accord.
Il se recule et me tend sa main.
- Bill Kaulitz, dit-il en souriant.
Je rigole et serre sa main en répondant.
- Tom Leurfman.
- Ta réponse est mieux que la première fois, au moins tu ne me fuis pas comme la peste.
- Parce que j'ai envie, vraiment envie, de te connaître.
Je l'aime encore de ce sentiment unique, et je sais que lui aussi. Mais j'ai besoin de mettre un peu d'écart entre nous, juste le temps que je reprenne ma respiration pour affronter ce nouveau cap. Sauf que là ... je suis tenté par ses lèvres rouges d'avoir été mordues, et je ne peux résister à l'envie de les embrasser. Rapidement, je pose ma bouche contre la sienne et l'embrasse un peu. Lorsque je me détache de lui, il est totalement surpris.
- Ravi de faire ta connaissance Bill.
Passage très rapide; je poste depuis un cyber-café.
Bon, ce chapitre n'est pas le dernier, il en reste encore un, et par contre là c'est sur, se sera le dernier.
Alors vous en pensez quoi de toutes ces révélations ? Je parie que personne n'avait pensé que Tom prenait Anya et Owen pour ses vrais parents depuis le début.
La suite, ben on verra en fonction de ma connexion et de ce que j'arrive à écrire.
EDIT (3 fois en 3 jours, je vais arriver à le faire !!) : Alors je n'ai pas eu le temps de vous dire, mais comme la suite est la fin, j'attends énormément de coms sur ce chapitre, encore plus que d'hab !! Alors lâchez-vous !!
Ensuite, à ceux qui m'en laissent, un immense merci je vous lis tous et je suis très émue.
Et pour la question de continuer à écrire, bien sûr !! Je suis toujours écrivain à la YAC donc vous pourrez m'y lire de temps en temps. Sinon, j'ai un projet de fic HPDM (Harry Potter/Draco Malfoy). De toute façon, je vous tien au courant, ne vous inquiétez pas !!
Biyouxxx
Pix : Pièces de puzzle grises, mélange entre le noir et le blanc ^^
Musique en écoutance :
