Pour ...

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Hallo

X-fur-miich-x : La relation Bill/Tom va avoir des hauts et des bas surtout au début. Un pas en avant, deux pas en arrière puis trois pas en avant ... ça va être comme ça au début mais ça finira bien par aller mieux puisque c'est une fic yaoi donc ils vont bien finir au lit ensemble.

Imane : Xaou !! Tu t'es défoulé sur les coms dans ce chapitre !!
Tu as bien fait d'opter pour la seconde option. Le "savon" est plus un prétexte qu'autre chose. Tu vas en apprendre un peu sur la famille de Bill dans le chapitre 7. Je n'ai pas évoqué pourquoi Tom refuse qu'on le touche. ça arrivera plus tard. En effet, je mets l'évidence sur l'odeur épicée pour montrer le rapport entre eux et leur passé.
Sache que tu ne me dérange absolument pas si tu me demandes de te prévenir. Laisse moi juste un com sur le post "prévenir".
Ma fic "Un mimétisme parfait" aura une suite mais ce n'est pas trop ma priorité.


Tokio-drive : Epicé a bien un rapport avec le passé et Bill mais ce n'est pas tout à fait ce que tu m'as dit.

Lili : Merci pour ton com. C'est une bonne dépendance les fics. Tu te poses quoi comme question ??

X-KNOcK-ME-OuT-X : Je suis contente que la relation entre Tom et le vent te plaise. J'aime beaucoup écrire ces passages moi-même ... peut-être parce que je m'y retrouve. Pour Klaus, je sais pas trop si va y avoir conflit ou pas. Peut-être au début ... mais franchement je sais pas.

Blackmarketworld : Non, il ne reste pas longtemps à quatre pattes. c'est qu'il va vite le Tomi lol.


Yaoi-bill-tom-rine06 : Rien à me redire mais merci pour tes coms. Pour ton idée de la conversation ... ça viendra peut-être plus tard. J'y avais déjà pensé mais je sais pas si je le ferais et quand.

BrokenxLovex124 : Alors là ça c'est du com. Quand je l'ai vu, j'avais qu'une hate, c'était de le lire. Tu as dedans tellement de chose vraies. Tu as comprit tout ce que je voulais faire passer indirectement, de façon subjective. Et ça me touche énormément que tu ais comprit. Tu vas voir que le "presque amant" a toute son importance dans le chapitre 7. D'ailleurs c'est un peu toi qui m'a donné cette idée.

Naunau13 : Merci pour tes coms. Je suis contente que ça te plaise.

X-nais-x6 : Tu as bien comprit, c'est le vent (tramontane). la musique en écoutance est bien un manga ... un très beau manga d'ailleurs. Le chapitre 7 a bien un rapport avec le passé de Tom mais on en apprendra pas plus.

Tori-Th : C'est vrai que ce soit yaoi ou pas on s'en fou tant que c'est bien écrit. Mais même si pour l'instant il n'y a rien de sexuel ça va arriver à un moment ou à un autre.

Bountyaoi : Désolé de te décevoir, mais Bill ne va rien apprendre à Tom sur son passé.


BopToTheTop : Déjà, j'ai pas d'école. Donc j'ai largement le temps d'écrire. mais c'est vrai que j'écris vite. Je peux faire un chapitre en même pas quatre heures quand j'ai tout en tête et de l'inspiration à volonté. Ce qui, entre nous, n'est pas rare. Loin de là même. T'étais pas loin de trouver pour le "passé épicé".
T'as envoyé combien de mail ... lol ?


Buryme : Tu trouves Tom bizarre de parler au vent ... ben alors tu vas me trouver bizarre aussi car je le fais. je parle même à la lune.

Th-drey2: Le passé de Bill est bien en rapport avec le passé de Tom mais on apprendra rien dans le chapitre suivant.

TH-demon-interieur-fic : Oh non pas elle !! Je rigole. J'adore lire tes coms. C'est toujours un plaisir de te voir débarquer sur ma fic. Tu le sais que je suis sadique. On ne me changera pas.
Juste pourquoi tu me parles de tchèque ?? J'ai une petite idée mais j'en suis pas sûre.


Yaoi-T-H : Merci d'avoir laissé un petit com. Si t'es à fond dedans c'est très bien.

Ch0ups-Fleur-Rose : ENCORE !!!??? Non, je te rassure, c'est rien contre toi. Au contraire je suis très contente que tu sois là. C'est juste qu'il n'y a pas un chapitre ou je n'ai pas de nouvelle lectrice. Et ça m'étonnes à chaque fois. je suis toute happy et hystérique.
Alors déjà, merci d'avoir laissé une trace de ton passage. je veux bien te prévenir mais pourrais tu s'il te plait me laisser un com dans le post "Prévenir". c'est plus simple pour moi. Merci.


Ina : Je sais très bien que le nombre de coms ne fait pas la fic. Mais c'est pour insiter ceux qui n'en laisse jamais à en mettre. Et puis je ne mets pas de palier trop élevé et je fais en fonction du nombre moyen. Et puis c'est pas à chaque fois. Mais merci quand même de me laisser un com. c'est très gentil de ta part.

X-bill-und-tom-vampire-x : C'est OFFICIEL !!! L'invasion des nouvelles lectrices a commencé. Mais j'en suis très heureuse. Je t'avoue que je n'ai pas vraiment pensé à qui dominerait qui pour les lemons. mais je pense que Tom va avoir mal aux fesses vu que c'est lui qui a le caractère faible. Et en même temps ... J'ai pas décidé et je verrais bien le moment venu. je ne te garantie rien.

Lesmiss-vip : Merci pour ton com même si j'aurais aimé avoir ton avis sur ma fic. Mais je pense que si tu veux être prévenu c'est que tu aimes.

...Lou... : Nouvelle ?? En tout cas je n'ai jamais eu de com de ta part. Merci quand même d'en avoir laissé un. Au plaisir de te revoir.

Elwing : Je pensais pas te voir. Et finalement, tu m'as laissé un com. Je suis trop contente. Ellana ... c'est qu'elle a un certain rôle à jouer dans cette fic.

Coco : Patience. Faut laisser le temps à l'auteur d'écrire.

Billxtom-Stille : Accro à ma fic ? C'est une bonne drogue ça. En effet, le chapitre suivant va avoir un rapport avec le passé de Bill (et de Tom).

TwinZest-de-citron : Faut bien que j'avance un peu. Alors si Tom se braque sans arrêt, je suis pas sorti de l'auberge. Mais il y a eu réticence au début que Bill l'a porté quand même.


Titilover19 : Tramontane, c'est le nom d'un vent. Tu es préssé d'apprendre toute l'histoire, non ? Je ne vais quand même pas tout dévoilé d'un seul coup. C'est le début. Tom ne va pas apprendre de but en blanc et si vite qui est Bill ... plus tard.

Mama : Merci pour ton com. C'est toujours un plaisir.

Laura : Tu ne sais peut-être pas quoi mettre dans les coms mais au moins t'en mets. Et je te remercie pour ça.

Good-nightmares : Tu as du courage pour lire toutes mes fics.

Yo : Je pense avoir comprit ton idée. Merci d'avoir laissé un com.

Ptite nouvelle : Comme je le dis plus haut à Ina, je mets surtout un nombre minimum de coms pour inciter ceux qui n'en laisse jamais à le faire. Parce que en tant qu'auteur, c'est le seul moyen qu'on a de savoir si notre fic est appréciée, comprise ... ect. Mais merci quand même à toi de m'avoir laissé un com.


Tout le monde a bien comprit que le chapitre suivant traiterait du passé et qu'il y aurait un rapport avec Bill. Mais vous êtes trop pressé et voulez toutes que Tom apprenne tout. Patience ... ce n'est que le début. Je pense que ça va être une longue fic. Tant mieux pour vous non ?


Sinièn

# Posté le lundi 05 novembre 2007 03:37

Modifié le jeudi 24 janvier 2008 04:26

Chapitre 7 : Passé épicé

Chapitre 7 : Passé épicé
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Normal
ement, je devais mettre la suite que demain mais ... vu que je suis trop happy, je vous la mets ce soir.
Si
je suis trop heureuse, c'est déjà parce que mes examens de santé de la semaine dernière sont normaux (même presque parfait) et puis surtout parce que Ma loutre en sucre m' a fait un super cadeau ; un OS rien que pour moi. Alors pour la remercier et puis lui montrer combien je l'aime, je lui dédie ce chapitre (en particulier le passage entre Tom et Klaus) ... tout simplement parce qu'elle est elle et que je l'aime énorment.

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Chapitre 7 : Passé épicé



Je grimpe péniblement sur mon lit et me laisse retomber lourdement.
Mais qu'est-ce qui m'a prit de le laisser me porter ? Mais c'était si bien.
Je sens encore son odeur sur moi. Je ferme les yeux et laisse ce parfum épicé emplir mes poumons.

- Tomi ? Tomichou !!

Je sursaute, ouvrant les yeux en grand. Je cherche autour de moi la personne qui m'a parlé. Mais il n'y a personne. Je suis seul dans ma chambre. Mais qui a parlé alors ? Est-ce que j'entends des voix maintenant ? Manquerait plus que je fasse comme Jeanne d'Arc.
Je ferme à nouveau les yeux, un sourire niais sur le visage. Il sent si bon.

- Hihihihi !!!

Cette fois je me relève carrément. Je n'ai pas rêvé. J'en suis sûr. J'ai entendu quelqu'un rire. Je détaille ma chambre, cherchant la cause de cette voix, en vain. Je suis bel et bien seul.

- Tom. Hihihihi !!!

Encore. Mais cette fois j'ai les yeux ouverts. Et il n'y a bien personne avec moi. Je l'entends encore rire.
Un beau rire.
Un rire d'enfant je dirais.
Un rire heureux.
J'ai presque envie de lui répondre de la même manière.
Alors je me mets à rire. Mais moi, c'est nerveux.
J'entends des voix ... une voix plus particulièrement. Je deviens fou.
Ou alors ... serait ce mon démon ? Est-ce qu'il se montrerait enfin à moi ? Les démons de mon passé oublié reviendraient-ils ? Si seulement ils pouvaient me montrer leur visage ...

- Pourquoi tu ris ?

Je sursaute et fais face à la personne qui m'a parlé. Là, il y a bien quelqu'un. Ellana vient de pénétrer dans ma chambre et me regarde d'un drôle d'air.

- Pour rien. Tu devrais pas être en cours ?
- Mais c'est que tu deviens curieux. Y a une grève si tu veux tout savoir. Maman m'a dit que tu t'étais tordu la cheville. Je vais te soigner.


Elle m'attrape le bras et m'aide à me relever. On se dirige vers la salle de bain. Une fois à l'intérieur, je m'assoie sur le rebord de la baignoire, tandis que ma s½ur fouille dans l'armoire à pharmacie. Elle en sort une pommade et un bandage.
Je ressors de là un quart d'heure plus tard. J'arrive un peu à prendre appui sur ma cheville sans que ça ne me fasse mal. Je vais pour retourner dans ma chambre quand elle m'interrompt.

- On a un invité. La moindre des politesses est d'aller le remercier.

Je grogne. Je ne veux pas le revoir. Il va se moquer de moi. Il a probablement déjà tout raconté à ma mère. Telle que je la connais, elle doit être en train de pleurer. Mais je descends quand même en sentant le regard lourd d'Ellana.
J'entends des voix provenant du salon. Je m'y dirige en sautant à moitié. Ma mère est assise sur le canapé, me tournant le dos. Et en face d'elle, Bill parle en faisant de grands gestes. La conversation a l'air très animée. Ma mère rigole même. Je m'approche un peu, restant dans l'ombre.

- Et là, il m'a prit par les jambes et je me suis étalé de tout mon long. Papa s'est vanté pendant deux jours de sa victoire.
- C'est bien Erwan ça
, rigole t'elle.
- C'est bien vrai. Et dire que ... Tom ...

Il m'a vu. Bon je ne me cachais pas mais j'aurais aimé en savoir plus sur cette histoire. Il me fixe et me sourit. Ma mère se retourne et me regarde à son tour. Pourquoi c'est toujours moi qu'on regarde ?
Je tourne la tête et me dirige vers la cuisine. Je me sers un grand verre de jus d'orange.

- Je savais pas que Bill se trouvait dans le frigo, ironise ma s½ur.

Je lui lance un regard noir. Ma mère rit à nouveau. Je n'ai jamais réussi à la faire rire comme ça. Je n'ai pas essayé non plus mais je sais que je n'y arriverais pas. Je m'assoie sur une chaise et soupire.

- C'est pas vrai !!?? S'exclame t'elle du salon.
- Si, si.

Les voix se rapprochent et bientôt nous nous retrouvons tous dans la cuisine. Ils s'assoient autour de la table et commencent à discuter. Bill est au centre de la conversation. Ma mère et Ellana ne cessent de lui poser des questions sur sa vie. Moi, je me sens intrus. C'est à peine si l'on prête attention à moi ... sauf lui. Il n'y a que lui qui me regarde.
Ses mains sont posées sur la table et je me perds dans leur contemplation. Tellement que je ne le vois pas se pencher vers moi pour me parler.

- Et toi Tom ? Me demande t'il.

Je relève la tête et me retrouve à quelques centimètres de son visage. Mes yeux rencontrent les siens et je m'y noie.
J'oublie sa question.
J'oublie ma mère.
J'oublie ma s½ur.
J'oublie tout.
Je ne vois plus que ses deux prunelles noisette qui me fixent. Que ce sourire qui s'étire toujours plus sur ses lèvres.
Je n'entends plus que ma respiration qui s'accélère. Que les battements de mon c½ur qui cogne dans ma poitrine.
Je ne sens plus que son souffle sur ma peau. Que son odeur qui m'entoure.

- Dis Tomi ... Hihihihi !!

La voix me fait revenir à la réalité. Je me relève brusquement, faisant tomber ma chaise et pars de la cuisine d'un pas qui se veut rapide et assuré mais qui ne l'est absolument pas. Jouant contre ma volonté le remake du canard boiteux, je grimace de douleur et gémis le plus silencieusement possible.

- Tu ne devrais pas prendre appui dessus.

Je ne prête pas attention à ses dires et continue d'avancer. Mais le sort ayant décidé de s'acharner contre moi, je m'empêtre dans mon baggy et trébuche. Je ferme les yeux, me protégeant le visage avec mes bras, attendant de rencontrer le sol. Mais ce moment n'arrive jamais.
J'ai atterri dans des bras que je reconnais immédiatement. Ses bras. Il a son visage si près du mien. Je ne le vois pas mais sens son souffle dans mon cou. Et je sens toujours son odeur épicée. Je me demande bien si c'est un parfum ou son odeur naturelle.

- To ... mi ...chouuuuu !! Hihihihi !!!

Je me relève précipitamment et le repousse violemment. Je vois trouble. Tout est flou autour de moi. Pourquoi ? C'est peut-être dû aux larmes qui coulent sans retenue sur mes joues.
Des étoiles dansent devant mes yeux. Et ses yeux remplis d'étoiles ... mes yeux remplis de larmes ... remplis de larmes ou d'étoiles ? Et si c'était les étoiles qui pleuraient ? Est-ce que j'ai une étoile ? Mon étoile brille t'elle ? Des larmes pour son étoile qui brille dans ses yeux ... qui pleure sur mon étoile ... une étoile qui pleure ... Mais pourquoi c'est lui qui pleure ?

Je reste pétrifié devant ce spectacle. Bill me fixe et des larmes coulent de ses magnifiques yeux. J'ai comme l'impression que c'est de ma faute. Je tends la main vers lui et essuie avec mon pouce, les perles salées qui abîment son beau visage. Je le vois fermer les yeux, semblant savourer chaque seconde de ce contact.
Un sourire naît sur ses lèvres et je sens deux bras m'attirer contre son corps et me serrer.
Je me raidis ... ma respiration se coupe ... j'ai chaud ... mais je frissonne.

- Par ... pardon, me dit il en se reculant.

Il baisse la tête, n'osant croiser mon regard. Et ça me fait mal qu'il m'évite. J'ai une boule à l'estomac, un n½ud qui se resserre et me donne la nausée.

- Euh ... Bill, tu pourrais peut-être rester manger ce soir, intervient ma mère.

Parfait. Le malaise palpable s'évapore et j'en profite pour m'éclipser le plus rapidement possible. J'entends juste une fois en haut des escaliers que les parents de Bill sont d'accord pour qu'il reste manger chez moi. Je déglutis difficilement et m'enferme dans ma chambre.

Je m'assoie à mon bureau et commence mes devoirs. Je n'ai que des exercices de maths pour demain. J'ai donc rapidement finit.
Après ça, je me déshabille, éparpillant un peu partout mes habits et file dans ma salle de bain où je me glisse sous le jet d'eau brûlant. J'essaye d'oublier qu'il est là, chez moi. Qu'il va manger à la même table que moi. J'essaye d'oublier jusqu'à son existence.
Je ne sais pas combien de temps je reste sous la douche mais quand je me décide à en sortir, Ellana me prévient que l'on mange dans dix minutes. J'attrape des vêtements propres et les enfile. Puis je descends dans la salle à manger où tout le monde est déjà attablé. Je me mets à ma place et commence à grignoter. Je n'ai pas très faim. Je n'ai jamais très faim.
Pendant tout le repas, les discutions vont bon train. Ma mère, Ellana et Bill n'arrêtent pas. Moi, je reste en retrait. Et puis je n'aime pas parler. C'est pas aujourd'hui que ça va changer. Le dîner finit, Bill s'en va et me dit “à demain”. Je ne lui réponds même pas, retournant dans ma chambre.
Là, j'enfile un pantalon et un grand tee-shirt aux manches longues puis me glisse dans mon lit. Quelques minutes plus tard, je m'endors.

- Aaaaaaaahhhhhhhhhhh !!!!!!!!!!!!

Je me réveille en sursaut, transpirant de partout. Ma respiration est saccadée. J'essaye de retrouver mon souffle, cherchant l'oxygène.
La porte de ma chambre s'ouvre sur Ellana, inquiète. Elle s'avance vers moi et s'assoit sur mon lit.

- Eh Tom, ça va ? Me demande t'elle. Ça fait au moins un quart d'heure que je t'entends gémir dans ton sommeil et là tu viens d'hurler. Qu'est-ce qui y a ?
- Le ... Le ... le démon enfant ... aux yeux noirs. C'est le démon enfant aux yeux noirs.
- Hein ?
- Le démon enfant aux yeux noirs. Il rit. Le démon rit. Les yeux noirs ... le démon ... l'enfant il rit ...
- Tom tu veux que j'appelle Klaus ?
S'inquiète t'elle.
- Oui.
- Tu bouges pas. Je l'appelle.
- Oui. L'enfant ... le démon ... son rire ...


Ma s½ur sort de ma chambre tandis que je continue de divaguer sur mon cauchemar. Je m'allonge sur mon lit, fixant le plafond.
Cinq minutes plus tard, Klaus déboule dans ma chambre. Il s'allonge à coté de moi et me fixe.

- Ellana m'a dit que tu avais fait un cauchemar. C'est rien Tom. Hein ? On va dormir ensemble. Le démon ne viendra pas te voir.

Je ne l'écoute qu'à moitié. En fait mes pensées se dirigent toutes vers mon bureau ... mon monde blanc. Mais j'hésite.

- Tu peux y aller si tu veux, réplique mon ami.
- Je n'ai pas envie.
- Alors arrête de le fixer. Tu te fais du mal pour rien.


Je me retourne un peu et le regarde enfin. Je lui souris. Sa présence me rassure, me calme. Et son regard me redonne espoir. On reste un petit moment à se fixer, ne cherchant rien d'autre. Puis je me lève et ouvre le tiroir de mon bureau. Je reviens m'installer sur mon lit avec la petite boîte blanche. Je la pose entre nous deux et l'ouvre. Il y a comme toujours la lame qui y trône, fière d'elle.
Je lève un instant les yeux sur Klaus et le remercie du regard. Puis ma main se dirige vers la lame et la prend. Je la dirige vers mon visage et commence à tracer des lignes imaginaires. Mais je n'ai aucune trace de mon acte puisque ce n'est pas ma lame ... mais celle de Klaus ... celle des beaux jours comme il me l'a dit. J'ignore si c'est un beau jour ... peut-être plus tard.
Je me tourne vers lui et lui fait la même chose. Je retrace les contours de son visage, de ses yeux, de ses lèvres ...avec notre lame. Lui, il me sourit simplement. Pas besoin de mots. Juste deux yeux verts qui me parlent de la plus belle façon ... c'est suffisant.
Je pose l'objet de mes beaux jours à plat sur ses lèvres. Nos regards ne se quittent plus. On se dit nos souffrances, notre amour, nos peines, nos peurs, nos envies ... tout et rien en même temps. Lentement, je rapproche mon visage du sien. On se fixe toujours ... et pour l'éternité. Sceller d'un geste pur ce qui nous semble si fragile et si dur. Délicatement, je pose mes lèvres sur le froid de la lame. On ferme les yeux en même temps, savourant ce début de promesse, d'engagement. Je me sens si bien. Je viens de m'unir à mon ami. A lui de faire de même.
Je me relève d'un bond et sors de ma chambre. Je reviens deux minutes plus tard avec des morceaux de sucre. Je les pose sur mon bureau et lui fais signe de venir. Klaus s'approche, me souriant toujours. Il écrase deux ou trois morceaux et regroupe les multiples grains en une parfaite ligne. Il se penche et en sniffe la moitié. Puis je fais de même avec l'autre moitié. On se sourit bêtement, les yeux brillant, pétillant.
Il reste encore un morceau de sucre. Il me le tend au niveau de la bouche. Je comprends ce qu'il veut faire. Alors je l'attrape à moitié entre mes lèvres et attends. Je vois que Klaus hésite un peu. Je le rassure par un regard tendre, rempli d'espoir. Il s'avance vers moi, entrouvre la bouche et croque la moitié qui dépasse de ma bouche. Nos lèvres se frôlent un bref instant et s'en est encore plus savoureux. C'est notre façon à nous de se dire tout ce qu'on arrive pas à prononcer avec des mots.
Une personne extérieure qui verrait cette scène ne comprendrait rien, serait même peut-être choquée. Mais pour nous ça signifie tant. Une manière tellement simple de nous dire qu'on s'aime à notre façon. On partage la souffrance de l'autre sans vraiment la connaître et on est là pour l'aider. Les démons ne peuvent nous atteindre quand l'autre est avec nous.

- Tom ... me murmure t'il, un sourire de moquerie s'étirant sur ses lèvres. On dirait que tu viens d'avoir un putain d'orgasme !!! Éclate t'il de rire.
- ...

Klaus, le retour. Il n'arrive jamais à garder son sérieux. Et c'est pour ça aussi qu'il compte autant pour moi. Il arrive toujours à me faire rire. Je lui donne une petite tape derrière la tête et rigole à mon tour. Il ramasse avec le bout de ses doigts les quelques grains de sucre éparpillés sur mon bureau et les mange. Puis je vois, soudain, qu'il retrouve son air sérieux.

- Il ... Il est venu. Pourtant elle m'a assuré qu'il n'était pas monté. Tom, est-ce qu'il est venu ?
- Qui ?
- Bill. Je sens son odeur. Il est venu dans ta chambre.
- Je ... non.


Il cherche du regard d'où peut bien provenir l'odeur qu'il dit sentir. Il se dirige vers la boule de vêtements sous la fenêtre.

- Pourquoi il y a son odeur sur tes habits ? Me demande t'il.
- Je ...

Je veux lui dire la vérité mais j'ai peur. Comment vas t'il réagir ?

- Tu sais que je le hais. Je ne veux pas qu'il t'abîme. Pas toi. Il a l'air d'un ange comme ça mais c'est un démon. Et je ne veux pas qu'il devienne le tien. Tu en as déjà assez !! S'énerve t'il. Tom, dis moi. Il t'a fait quelque chose ? Il ...
- Klaus. Il ne m'a rien fait. Il m'a juste aidé à rentrer chez moi.
- Ta mère ... elle lui a parlé ?
- Oui.
- Ils complotent quelque chose sur toi. J'en suis sûr. Tu savais que tous les jours elle allait voir ses parents quand on est au lycée.
- Hein ?
- Oui, c'est mon père qui me l'a dit. Ta mère va tous les jours chez ses parents et elle y reste longtemps en plus.
- Mais ... comment ... ils habitent où ses parents ?
- Quoi !!? Tu n'es pas au courant ?? Ils habitent juste en face de chez toi. Chez les anciens Kreustrauch. C'est eux qui ont racheté leur maison. Ils nous cachent quelque chose et j'aime pas ça.
- Je savais pas.


Je tombe de haut. Alors en fait je suis voisin avec Bill. Et ma mère va voir ses parents tous les jours. Mais pourquoi ne m'a-t-elle rien dit ? Je me laisse glisser le long du mur, parmi tous mes habits. C'est vrai qu'il y a son odeur. Je n'y prêtais plus attention mais elle a empli toute ma chambre. Je me relève d'un bond et ouvre la fenêtre en grand. Il fait affreusement froid mais je veux que cette odeur s'en aille. Seulement elle reste et continue de m'asphyxier. Je prends mes affaires et les jette dehors.

- Tu as peur Tomi ? Hihihihi !!! Moi je te protègerais ... toujours. Hihihihi !!!

- Non !! Vas t'en !! Pars !! Je crie. Laisse moi.

Je me bouche les oreilles et ferme les yeux mais je continue d'entendre son rire et de voir ses yeux noirs. Ses yeux qui se mettent à briller ... à se remplir de larmes.

- Plouf Tomi. Hihihi !!! Plouf et plouf. Dis on plouf ensemble ?? Hihihihi !!!!


Je sens soudain une douleur à mon bras et tout devient blanc. Je rouvre les yeux et vois Klaus paniqué, la lame de rasoir à la main, des gouttes de sang perlant dessus. Mes yeux se dirigent immédiatement sur mon membre douloureux et je vois le sang couler. J'arrache vivement la lame des mains de mon ami et continue ce qu'il avait commencé.
Mais le rire continue, devient même plus fort, plus mélodieux, plus heureux. Et moi je sombre, me charcute un peu plus profondément sous les yeux de mon ami. Mon monde n'arrive pas à me rejoindre. Il est si proche de moi mais le démon enfant le repousse avec son rire. Mes deux bras sont en sang et je ne vais toujours pas mieux. Je serre l'objet qui d'habitude m'aide dans ma main et, sur un coup de tête, je saute par la fenêtre.

Je cours vers mon parc. Peut-être que là j'irais mieux. C'est toujours aussi beau. Je rejoins ma perfection en pleurs et m'allonge autour d'elle.

- Pardon. Pardon. Pardon. Pardon, dis je dans une litanie désespérée.

Je sais que Klaus m'a suivi et est assit sur une balançoire. Il surveille juste que je ne le quitte pas.
Et moi je continue de m'excuser auprès de ma fleur.
M'excuser de ne pas être venue la voir plus tôt.
M'excuser de l'avoir trompée avec un autre.
M'excuser de lui avoir menti.
M'excuser d'être ce monstre.

Et je sens son odeur de vanille m'entourer progressivement, faisant fuir l'autre. La chassant pour me laisser enfin respirer. La voix, le rire s'en vont aussi et je sombre épuisé dans un sommeil léger, rempli de blanc.
Deux bras me soulèvent et me portent. Je grogne. Je suis encore endormi et je ne veux pas quitter mon rêve sans couleur. Et puis ces bras ne me plaisent pas. Pourtant je les connais. J'en suis sûr. Mais ils ne sont pas confortables. Puis je sens que je change de personne. Une autre vient à me porter. J'ignore qui c'est mais ce dont je suis sûr c'est que je ne veux pas quitter ses bras. Je m'y sens si bien. Et puis ils sentent si bon. Une odeur de vanille épicée. Une odeur parfaite.
Mon rêve blanc se rempli peu à peu de noir et une voix enchanteresse s'élève. Un chant qui m'apaise. Je plonge doucement et avec volupté dans un nouveau monde noir et rempli de sons plus beaux les autres que les autres. Et toujours cette odeur de vanille épicée qui me ... protège. Oui ce monde me protège. Je ne le quitterais pas. Je veux y rester.
Mais comment le retrouver une fois réveillé ? J'ai peur de ne pas y arriver.


OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

C'est le début ... la roue du passé est lancée.
V
ous en pensez quoi ?
E
st ce que c'est une bonne manière d'aborder ce virage ? Car il faut bien l'admettre ; la fic prend un virage avec ce chapitre.
De
s remarques ?
D
es questions ? J'yponds toujours.


B
iyouxxx
V
ous n'aime toutes !!!!


Au
prochain chapitre qui s'intitule Anges (c'est pas définitif comme titre, il se peut que je le change)



Sinièn


Pix : Tunel en sous sol
Musique en écoutance : Believer - Kill Hannah.

# Posté le lundi 05 novembre 2007 08:55

Modifié le jeudi 24 janvier 2008 04:34

OS

OS
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Hallo,

Co
mme je l'ai dit dans mon chapitre 7, je suis super heureuse ce soir. je sais pas trop pourquoi et je cherche pas vraiment à comprendre. Je ne veux pas m'embêter de questions futiles.
J'é
tais tellement heureuse, que j'ai eu envie de faire un OS.
Et ce
soir, pour couronner le "je ne sais pas pourquoi", j'ai envie de le dédier à quelqu'un en particulier. Je ne le connais pas vraiment mais le peu que je sais de lui m'a énormément touché. Me demandez pas pourquoi, je ne sais pas. Ces choses ne s'expliquent pas. Je ne sais pas si il lira cet OS. Peut-être, peut-être pas ; ce n'est pas ce qui compte. Je veux juste qu'il sache queme si on ne se connait pas, je pense souvent à lui et que je le soutiens.
Je ne sais pas pourquoi, c'est comme ça.
Do
nc, Tomas je te dédie cet OS, car c'est en pensant à toi que je l'ai écrit.



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Une semaine.
Une semaine que je ne l'ai pas vu.
Une semaine qu'il ne passe plus par là.
Une semaine sans ma raison de vivre.
Une semaine ... c'est long.

Pourtant je n'ai rien fait de mal. Je l'ai juste regardé. Oh, c'est vrai, certains appellent ça épier. Moi je dirais plutôt observer.
Tous les jours, il venait dans ce parc, faisant face à l'appartement de mon père. Il y venait avec des amis. Des garçons et des filles ... tous comme les autres. Mais lui, même si il était avec eux ne leur ressemblait pas. Je l'observais de la fenêtre de ma chambre, détaillant le moindre de ses gestes, la moindre de ses expressions.
Il était vraiment beau.
Un teint pâle, presque blanc.
Des cheveux noirs et sombres comme mon âme.
Des yeux chocolats cernés de noir beaucoup trop tristes à mon goût.
Des mains avec des doigts fins incitant au pêché.
Un corps de rêve.
Moi j'étais tout l'inverse. Blond avec des dreads. Un teint plutôt halé malgré le peu de soleil filtrant à travers les barreaux de ma fenêtre. Je l'enviais tellement ... je le lui enviais.

J'avais passé des heures à l'observer dans le noir de ma prison. Je connaissais la signification de ses moindres gestes. Je pouvais deviner à l'avance ce qu'il allait faire, comment il allait réagir, ce qu'il allait dire.
Et puis il y a une semaine, une de ces filles qui sont comme eux m'a vu. Elle m'a montré du doigt et s'est moquée de moi. Les autres l'ont suivi, même lui. Mais je voyais bien dans son regard qu'il avait honte. J'ai continué à le regarder, ne prêtant pas attention à ses soi-disant amis. Mais je crois que mon regard les a gêné car ils sont tous partis, y comprit lui et ne sont pas revenu.

Depuis une semaine je guette leur endroit, espérant qu'il viendra.
Aujourd'hui, il pleut. Ce n'est pas pour ça que je modifie mes habitudes. J'ouvre la fenêtre de cette pièce sensée me protéger et attrape les barreaux entre mes mains. Je pose ma tête conte le fer froid et attends. L'eau chaude de ce mois de juin rentre dans ma chambre et me mouille par la même occasion mais ça m'est égal. La nuit commence à tomber sur le bitume de leur monde. Je ne le connais pas et n'ai pas le droit de le connaître. Mon père me l'a interdit. Il dit que je risque de faire du mal si je sors. Alors je reste enfermé dans une pièce, observant ce monde qui m'entoure mais que je ne peux qu'effleurer.

Je suis en train de boire les gouttes d'eau qui me caressent le visage quand je remarque une silhouette différente, qui se démarque des autres. Mes mains agrippent les tiges de fer et mes yeux se mettent à briller.
Il est revenu.
Il s'est assis sur un banc, face à moi, et me regarde. C'est la première fois que nos regards se croisent vraiment. Et je vois des larmes couler de ses magnifiques yeux, se mêlant à la pluie. Il tend une main vers moi, comme désespéré et la referme dans le vide, pleurant toujours.
J'ai une envie soudaine d'aller le rejoindre. Je sais que je n'ai pas le droit mais c'est plus fort que moi, comme un appel céleste guidant les morts. Je ne peux y résister. Je sors en silence de ma chambre et longe le couloir. Mon père regarde la télé. Il dort. Je prie de tout mon c½ur pour ne pas me faire remarquer. La porte d'entrée semble si proche et si loin en même temps.
Plus que quelques mètres ...
Je retiens ma respiration de peur d'être entendu. Puis j'atteins enfin la poignée. Je pose ma main dessus. Elle est froide, lisse, sens la transpiration. Je la tourne lentement. Un déclic se fait entendre. Je sursaute et stoppe tout mouvement, attendant la sentence de mon père. Mais elle n'arrive jamais. Le sommeil de mon père doit être lourd. Je tire alors le dernier rempart avec leur monde et avance en tremblant. Je suis sur le palier.
Et je me sens si grand en cet instant.
Je me mets à courir, dévalant les escaliers quatre à quatre. Puis je pousse dans un grand fracas la porte d'en bas et me retrouve dans la rue, sous la pluie.

Et c'est là que la peur me prend. J'ai peur d'aller le voir. Alors je me cache dans une ruelle et fais ce que je sais faire de mieux ; l'observer. Il fixe toujours ma fenêtre, comme si il m'attendait. Lassé, je pense, il se relève et commence à partir. Il jette un dernier coup d'½il à ma prison et s'en va. Mais pour partir, il passe devant ma cachette.
Et moi, refusant de le laisser, je l'attrape par le bras et le tire dans cette ruelle sombre. Je le plaque contre le mur et me colle à son dos pour l'empêcher de partir.

- Tom ... soupire t'il.

J'ignore comment il a eu mon nom mais je ne cherche pas à comprendre. Je sens son corps contre le mien, son odeur provocante m'enivrer les sens.

- Fais le Tom. S'il te plait, me supplie t'il.

Je le retourne et nous nous faisons face pour la première fois. Je remarque immédiatement que ses yeux brillent d'une lueur que je ne leur avais jamais vue. Il pose ses mains sur mes joues et rapproche son visage du mien. Je comprends ce qu'il va faire mais je ne sais pas si c'est bien ... si je dois. Et lorsqu'il pose ses lèvres sur les miennes, toutes mes questions s'envolent.

Je savoure notre premier baisé. Avec le goût de la pluie, c'est encore plus enivrant, comme le goût d'un fruit défendu. Ses mains glissent sous mon tee shirt, caressant, griffant ma peau. Involontairement, je gémis et lui mords la lèvre inférieure. Une nouvelle saveur se mêle à notre baisé. Un goût de fer, d'interdit, de mal, de pêché, de sang ... Sa langue vient lécher les quelques gouttes perlant sur mes lèvres.

- Oublie les, me chuchote t'il.

Je ne comprends toujours pas de quoi il me parle mais je ne cherche pas plus loin et rapproche nos deux corps. Je sens son désir contre ma cuisse. Le mien commence à s'éveiller et je me maudis pour ça. Je me maudis pour ce que je suis en train de faire ... pour ce que je vais faire.
Il m'embrasse à nouveaux d'une façon désespérée et pose ses mains sur la fermeture de mon baggy. Ses doigts que j'ai si longuement admirés s'active à la défaire. Mon bas tombe tout seul. Je sens les gouttes de pluie couler sur mes cuisses. Leur douceur et leur chaleur m'excitent encore plus.
Je m'empresse de faire subir le même sort à son pantalon et à son boxer. Il est à moitié nu devant moi.
Il est beau. Ses yeux me supplient en silence. Une de ses mains vient se poser sur ma joue et la caresse tandis que l'autre s'introduit dans mon boxer et joue avec ma virilité.
S'en ai trop.
J'attrape son poignet et le retourne violemment. Il est coincé entre le mur et moi et gémit. Je ne cherche même pas à savoir ce qui me pousse à faire plus ... à faire ça.
Je le pénètre violemment sans le préparer, d'un coup brut.

Il hurle mais me demande de continuer. Je m'exécute et commence un vas et vient puissant et fougueux. Je sens un liquide couler le long de mon sexe. Je crois savoir ce que c'est mais ne m'en préoccupe pas. Je continue mes allées et venues en lui. Et c'est même lui qui cherche à aller plus vite et plus profond.
J'attrape ses mains et les plaque de chaque coté de sa tête. Je vais encore plus vite, sentant la jouissance imminente.
Il continue de gémir et d'hurler. De douleur, de désir ? Je ne sais pas. Et c'est dans un coup encore plus agressif que je sens son étau de chair se resserrer autour de moi et qu'il se déverse contre les briques du mur. Je le suis deux coups de rein plus loin puis me retire.
Il s'écroule à genoux, me tournant toujours le dos. Je regarde mon sexe et le vois taché de rouge. Ce liquide s'était bien ça ... son sang. Son corps m'a appartenu pendant ce bref instant et j'en suis fier.
Je me rhabille et vais pour l'aider mais il me repousse.

- Non !

Il s'assoit et me regarde. Je suis accroupi devant lui et ne sais que faire.
Sa main vient se poser une nouvelle fois sur ma joue. Elle la caresse un peu puis descend sur mes lèvres dont elle retrace les contours. Il me sourit ... son premier sourire ... son premier vrai sourire car dans ses yeux, trône une lueur de bonheur.

- Merci Tom, me chuchote t'il.

Je lui rends son geste et vais pour parler mais il pose un doigt sur ma bouche pour m'en empêcher.

- Les questions n'auront jamais leur place entre nous Tom. C'était la première et la dernière fois ... grand frère.

Je le regarde perplexe. Il se relève, se rhabille et s'en va en courant. Je n'ai même pas eu le temps de lui demander son nom. Tous ses amis, les autres, l'appellent Ulrich ... mais je ne sais pas pourquoi, j'ai toujours su que ce n'était pas son vrai prénom. Et là, un s'impose en moi ... Bill.
Mon regard se pose sur une marre rouge et un peu blanche par endroit. Son sang et son sperme. J'y trempe un doigt et lèche. C'est bien son goût. Un rire nerveux me prend et des larmes coulent sur mes joues. Je rentre chez mon père en silence.

La porte d'entrée est entrouverte, comme je l'ai laissée. Je pénètre l'appartement. Il dort encore. Il ne s'est aperçu de rien et ne saura jamais ce qui s'est passé. Je retourne dans ma chambre et vais à la fenêtre.
C'est vide sans lui.

Les jours passent et je guette comme toujours, avec espoir, son arrivée. Puis les mois défilent aussi et il ne revient toujours pas. Je garde encore son goût contre mes lèvres. Et les mois se transforment en années et toujours aucune trace de lui. Je vieillis lentement toujours dans ma prison en cherchant des réponses à mes questions en vain. Jusqu'au jour où le jour de mes 22 ans, une personne rentre dans l'appartement de mon père alors que ce dernier est au travail. L'intrus s'avance vers moi et pleure. Ses bras sont en sang. Je pose ma main dessus et porte mes doigts à mes lèvres. Je reconnais immédiatement son goût. Mais alors que je le sers contre moi, je sens une chose froide et pointue me transpercer le c½ur. Je recule et tombe à terre, une lame plantée dans ma poitrine. Il s'allonge contre moi et alors que la vie me quitte, il me déshabille. Puis il fait de même pour lui et s'allonge sur mon torse en sang. Nos deux sangs se mélangent. Il va mourir lui aussi. Je ferme les yeux et avant de partir définitivement je l'entends me parler une dernière fois.

- Excuse moi Tom mais je t'aime.


Sinièn

# Posté le lundi 05 novembre 2007 16:51

Modifié le jeudi 24 janvier 2008 04:35

Pour ...

Pour ...
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Hallo

Je fais les RAR vendredi et vous mets la suite qui est presque finit d'être écrire le jour même ou le lendemain.

En fait, j'attends juste que Marine (tu m'en dois encore 6 puce) et ma Loutre (t'as le chap 6 ET 7 lol) me mettent leurs coms. Donc prenez vous en à elles si vous avez pas la suite --". Non je rigole. Faut surtout pas s'en prendre à mes puces à moa.
Je les harcèle comme je peux et vous préviens (pour celles qui m'ont laissé un com sur les articles correspondants) dès que la suite est en ligne.


RAR Chapitre 7


Buryme : Je corrige une petite chose dans ton com. L'échange entre Klaus et Tom n'est pas un rituel. C'est la première fois qu'ils font ça. Réfléchit, jusqu'à y a quelques jours, ils n'avaient pas révélés à l'autre leur souffrance (Tom : mutilation - Klaus : drogue).

Th-drey2 : La voix provient bien de quelque part mais ce n'est pas un lieu matériel. En effet, à la fin, Klaus passe bien Tom à Bill parce que à vrai dire il n'a pas trop le choix. C'est qu'il peu être lourd le Tomi.


X-fur-miich-x : En effet, les révélations vont arriver tout doucement. Je pense pas que dans le chapitre suivant on en apprenne tant que ça mais après ... Je te laisse imaginer.
Bill est bien le voisin de Tom.
Tu as raison dans le sens où la mère de Tom en sait énormément mais pas sur ce que tu as dit.


BrokenxLovex124 : Comme je suis trop contente de te revoir à chacun de mes chapitres. J'adore tes coms et n'ai qu'une hâte en les voyant, c'est de les lire.
Je suis désolée que tu ais eu envie de pleurer, je voulais pas. Tu sais, comme je te l'ai dit dans mes réponses du chapitre précédent, c'est toi qui m'a rappelé le “presque amant” et du coup qui m'a donné l'idée pour le passage entre Klaus et Tom. J'avais imaginé la scène en essayant de m'endormir et c'est que c'était quelque chose de très émouvant. Le lendemain, je me suis vite mise à l'écriture de ce passage et j'ai essayé de faire passer tout ce que j'avais ressenti en visualisant cet échange.
“On dirait qu'il est vivant.” Ben encore heureux qu'il est vivant ... Non, j'ai bien comprit ce que tu voulais dire par là. C'était juste pour t'embêter.
Pour Ellana, elle a toute son importance dans la fic. Comme tu le dis, elle en sait beaucoup sur Tom mais pas assez en même temps pour l'aider. Elle sait tout en fait mais n'a pas toutes les cartes en main pour intervenir efficacement. Le seul qui les a c'est Bill. Parce que même Klaus ne peut aider Tom totalement.
Je dirais que Bill est à la fois un démon et un ange. Et d'ailleurs, le chapitre suivant va te faire encore plus réfléchir sur son statut.
Tu me fais rire parce que tu dis que je calcule tout alors qu'en fait je calcule rien du tout. Quand je viens d'écrire un chapitre, je sais pas ce qui va se passer dans le suivant. Les idées me viennent au fur et à mesure que j'écris. Je réfléchis pas trop. Je me laisse emporter par l'histoire et sors tout ce qui me vient à l'esprit.
Maintenant c'est moi qui ai envie de pleurer parce que tu dis me touche beaucoup. Vraiment, merci du fond du c½ur pour tes mots si touchants.
Rectification, je suis toute émue et pleure. C'est peut-être bidon mais tes coms me touchent vraiment et je pensais pas que ... enfin c'est trop pour mon petit c½ur.


Yaoi-bill-tom-rine06 : Mdr, non je vais pas faire mourir Tom maintenant. Il va pas mourir du tout même. Pour la relation entre Klaus et Tom, c'est la même qu'avec un amant sans de sexe. Tout simplement parce qu'ils s'aiment énormément et ont besoin l'un de l'autre. Merci pour tous tes coms.

Billxtom-Stille : Tu as bien comprit, Klaus a mutilé Tom car ce dernier était complètement perdu et les vaines tentatives de Klaus pour le ramener à la réalités ne faisaient rien. Aux grands maux, les grands moyens comme on dit.

Bountyaoi : C'est vrai que ça peut paraître gonflé que tout le monde parle sans se soucier de Tom mais ils ont l'habitude. Depuis toujours c'est comme ça.

Nina : Tu t'es remise de tes émotions ? Ça va ? Y a pas de mots pour décrire mais tu m'as quand même fait un long commentaire que j'ai adoré lire. Toutes tes phrases me touchent énormément. Je te rassure, tu n'as pas dis de bêtises, c'est bien Bill qui prend Tom à la fin. Ça y est j'ai la petite larme qui coule et le sourire niais collé sur mes lèvres. Merci pour tout.

TwinZest-de-citron : Ne t'inquiètes pas, tu finiras par comprendre Tom ... enfin j'espère. Tu ne dois pas être la seule qui ais du mal à le cerner et c'est l'effet que je recherche de toute façon.

Blackmarketworld : Merci pour tes coms et tes compliments qui me touchent à chaque fois.


Ina : Ravie que tu aimes autant. C'est toujours un plaisir d'avoir un com de ta part.

Tokio-drive : Eh bien je vois à quel point il t'as plut ce chapitre. Remise de tes émotions ? Non, parce que c'est pas finit ...

Tori-Th : Alors procédons pas hypothèse.
Bill et Tom ont bien été séparés et en effet la raison n'a pas été abordée jusqu'à présent.
Tom a bien eu un accident qui, comme je l'ai dit dans les chapitres précédents, lui a fait perdre la mémoire. Je reprends mes mots, “amnésie rétrograde”.
Pour le reste, je vais te laisser réfléchir encore un peu mais je peux t'assurer que tu es sur la bonne voie ;)


Naunau13 : Merci pour tout pour ton com.

X-nais-x6 : Remise de tes émotions ? Si j'ai bien comprit, t'as été servi au niveau des sentiments dans ce chapitre ; entre la peur, l'hilarité et le rassurement. Et je te préviens que tu risques encore de passer par de nombreux stades sentimentaux.

Lili : Tu sais, il va bien falloir qu'ils se rapprochent quand même nos deux twins. Parce que sinon c'est une fic sans fin que je vais faire. (se voit à 90 ans encore en train d'écrire O_o).


TH-demon-interieur-fic : Aïe !!! Combien pour ce chapitre ? J'ose même pas compter. En plus tu me les sèmes un peu partout (lol).
Tu as bien comprit, Tom commence à avoir des souvenirs. T'aimes pas mon Bill (snif) Pourtant il est gentil comme tout. Non ?
Euh ... eh bien pour les veines, disons que miraculeusement, elles sont épargnées (c'est une fic je fais ce que je veux, na!). Mais ça m'a quand même fait réfléchir sur le fait qu'il perde du sang à chaque fois. Et j'en ai tenu compte dans mon chapitre suivant. Merci à toi de m'avoir ouvert les yeux sur ce petit problème.
Pour tes deux petites questions, c'est bien Bill qui porte Tom à la fin et c'est bien aussi lui qu'on entend quand il dit plouf. Mais attention, c'est pas le Bill actuel.
Bah, finalement tu m'as pas trop laissé de com. Suis un peu déçue ...


Lesmiss-vip : Qu'est-ce que tu n'as pas comprit dans ma fic ? N'hésite pas à me poser des questions, j'y réponds toujours. S'il te plait, répond moi et explique moi tout car si il y a bien une chose que je n'aime pas, c'est de laisser une lectrice dans l'incompréhension.

Elwing : Oh ma puce, tu m'as encore laissé un com. Merci de tout mon c½ur. C'est vrai qu'on parle beaucoup de la voix mais cette dernière se déclenche toujours quand Tom sent l'odeur de Bill. Voilà pourquoi je parlais d'odeur dans le titre du chapitre.

Imane : O_o comment tu t'es défoulée sur les coms !! J'en reviens pas. Réfléchit un peu pour Ellana. Pourquoi ferait elle ça par obligation ? J'en ai parlé dans les chapitres précédents. C'est pour une raison bien particulière. Si tu trouves pas, je te le dirais. Tu sais, Tom est pas mal perdu. L'arrivée de Bill chamboule toute sa vie alors les questions, il s'en pose mais il y en a tellement qu'il ne se concentre que sur celles qui ont un rapport entre lui et Bill. Pour sa mère, c'est plus secondaire même si il s'en pose.
Alors, Tom se dégage des bras de Bill à cause de la voix qui l'effraie beaucoup. Moi perso, si j'entendais des voix je réagirais pareil. En suite, il ne fait pas du tout le lien entre Bill et ses démons. Et c'est bien à cause de la voix qu'il pleure et non parce qu'il n'est plus dans les bras de Bill. Tom est totalement perdu et submergé par des émotions et des évènements qui le dépassent totalement. Du coup il craque par moment.
Quant à Klaus, c'est juste un pressentiment et tu vas voir qu'il va y avoir un sacré changement dans le chapitre suivant dans ses relations avec Bill.


Hasard-ou-destin : Nouvelle ? Je sais plus. En tout cas, si c'est le cas, merci de laisser une petite trace de ton passage. Ça fait toujours plaisir. J'espère te revoir dans mes autres chapitres.

XUnSEr--TrAuMx : Et une !! Une de plus !!! Une nouvelle lectrice encore. Mais bon je vais pas me plaindre, au contraire. Je suis très contente que tu laisses un com et si en lus ma fic te plait, c'est encore mieux. Pour te répondre, c'est bien la voix de Bill enfant qu'entend Tom. Au plaisir de te revoir.

Bereits-gestorben : En quoi les rêves de Tom sont bizarres ? Comme tu n'as pas approfondit tes idées, j'ai un peu de mal à comprendre. Mais peut-être pourras-tu m'expliquer.

Nach-diir-kommt-niichts : Désolée que tu ais les larmes aux yeux. Ne t'inquiètes pas, tu as bien comprit. Les passages en italiques sont des souvenirs. Pour Klaus, je pense qu'on peut dire que je me suis inspirée de mon passé et des gens que je cotoie et qui me sont chers. Je te rassure, c'est prévu que Tom et Bill sortent ensemble et même couchent ensemble. je sais pas trop comment je vais amener ça mais je verrais bien le moment venu.
Quand tu me demandes si Klaus aime vraiment Tom, tu parles d'amour d'amoureux ? Parce que si c'est le cas, ils ne sont pas amoureux.
Tu m'as demandé de te prévenir pour les suites mais tu ne m'a pas laissé de lien où je dois aller. C'est où que je dois te prévenir alors ??




RAR OS


Tori-Th : Pleure pas (tend un mouchoir). C'est mieux là ? Bon alors je t'explique. J'ai écrit cet Os sur un coup de tête sans vraiment réfléchir. C'est vrai qu'on pourrait créer toute une histoire autour. Alors pour faire simple, on va dire que les jumeaux ont été séparés pour X raison et Tom vit enfermé dans l'appartement de son père parce que soit disant qu'il est dangereux. Alors même si tom ne se souviens pas de son frère et ne le reconnais pas, il reste toujours attiré comme un aimant par lui et ne peut résister à l'envie de le rejoindre. Bon, la suite tu l'as connaît (c'est l'Os). Pour ce qui est de la fin, Bill revient des années après et le tue parce qu'il ne pourra jamais être avec lui et préfère qu'il meurt plutôt qu'il vive loin de lui. C'est très égoïste je l'avoue. Puis il se donne la mort pour le rejoindre. Comme ça, ils pourront s'aimer autant qu'ils veulent dans l'autre monde.
J'ai répondu à ta question ?
Aller, sèche tes petites larmes, gardes en pour ma fic T__T.


Hasard-ou-destin : Comme tu le dis, c'est pas trop ait pour être comprit cet Os. C'est plus le ressenti, les émotions qui comptent.


Imane : Non, ne nous quitte pas !!! Reste s'il te plait !!! Sinon je perds une fidèle lectrice que j'adore beaucoup. Comment je suis égoïste ?? Un peu d'accord. Mais je veux pas que tu meures parce que, sans compter que je perds une lectrice, je perds aussi une personne formidable. Alors tu ne restes ICI !!! C'est un ordre !!!


Merci aux autres qui m'ont aussi laissé un com.


Sinièn

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Je me suis fait victimiser par Elle

7 choses à faire avant de mourir

- Dire je t'aime à chaque personne vivant sur terre
- Dévaliser les magasins genre House of Wear
- Voir les Tokio Hotel
- Remercier ma mère pour tout ce qu'elle a fait pour moi depuis ma naissance
- Trouver un remède à tous les maux qui polluent cette terre
- Devenir un homme et après ...
- Faire l'amour et avoir THE orgasme avec Tomas en dominant (mouhahaha ça c'est mon rêve ultime.)

Mes 7 personnalités préférées

- Bill
- Tom
- Mat Devine
- Georg
- Gustav
- Freud (rien en rapport avec les autres mais c'est un génie ce mec)
- Moua (comment ça vous saviez pas que j'étais célèbre ?? O_o Mouhahaha)

Mes 7 groupes/chanteur préférés

- Kill Hannah
- Sonata Arctica
- Nightwish
- Tokio Hotel
- 30 second to mars
- Lolicon <3
- Nevada Tan

Les 7 choses à savoir sur moi

-Que je suis une pure perverse
-Que je suis un estomac sur patte
-Que je chiale pour un rien que ce soit de bonheur ou de tristesse
-Que je suis réservée et extravertie en même temps (vous assure c'est possible)
-Que j'aime le chocolat
-Que je fais des rêves érotiques toutes les nuits où je suis un mec (miam :p)
-Et que j'aime aimer.

7 choses que je dis souvent

- Yataaa !!!!!!!
- Fais caguer !!
- Crotte (ça c'est à cause de ma Loutre, elle m'a traumatisée avec cette phrase xD)
- Eh néné (rien en rapport avec les seins, c'est un truc par rapport à mon neveu)
- Pardon (parce que je rotte tout le temps. le détail qui tu T__T)
- Gné ?
- Twincest

7 chansons que j'adore autre que Tokio hotel

- Scream - Kill Hannah
- Schizophrène - Lolicon
- Wer bin ich - Lafee
- Warmness On The Soul - Avenged Sevenfold
- Believer - Kill Hannah
- Worked Up So Sexual - The Faint
- Fade to Black - Sonata Arctica

7 Victimes :

Etant dans une période grande bonté, je ne victimiserais personne.

# Posté le jeudi 08 novembre 2007 17:51

Modifié le jeudi 24 janvier 2008 04:36

Chapitre 8 : Anges

Chapitre 8 : Anges
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Chapitre 8 : Anges



J'ai froid.
J'ai chaud.
Je frisonne. Je suis en sueur.
J'entrouvre les yeux. Il fait noir, tout est noir.
Deux formes se dessinent devant moi ... deux anges.
L'un est noir, l'autre est blanc. Celui qui se fond dans la pénombre qui m'entoure est agenouillé près de moi. Il me caresse le visage. L'autre, qui contraste tant avec la noirceur qui m'enveloppe est plus loin. Il est debout et nous regarde, l'ange noir et moi, avec un sourire. On dirait qu'il veille sur nous.
Mes paupières se font lourdes. Je résiste, ne voulant pas quitter ces deux anges. Mais je n'y arrive pas et sombre dans un sommeil sans rêve.

J'ai horriblement mal à la tête. Je porte ma main à mon front et m'aperçois qu'il est trempé. La lumière qui pénètre dans la pièce où je me trouve m'aveugle. Je tente d'ouvrir les yeux, en vain. Mes mains trouvent ce qui semble être une couette et la tire pour que je me cache dessous. Là, j'arrive à ouvrir mes yeux. Je reconnais enfin l'endroit où je me trouve qui n'est autre que mon lit, donc ma chambre.
Je me décide enfin, après plusieurs minutes à tenter de me réveiller, à sortir la tête de mes draps. La douleur au crâne me lance toujours et se propage même dans mes membres.
Je regarde l'heure sur mon réveil. 10h38.
Merde !!!!!!
Je me lève d'un bond, faisant abstraction de mes muscles qui me font mal. Ma tête tourne et j'ai bien du mal à rester sur mes jambes mais avec équilibre et assurance, j'arrive à m'habiller. J'attrape mon sac de cours et me dirige vers la porte de ma chambre. Mais je n'ai pas le temps de l'atteindre que je m'écroule au sol, mes jambes n'arrivant plus à me porter. Je m'écrase dans un bruit sourd et crie. Puis plus rien.

Quand je rouvre les yeux, je suis à nouveau allongé dans mon lit et Ellana se tient assise à coté de moi. Je tente de m'asseoir mais elle m'en empêche.

- Où tu comptes aller comme ça ? Me demande t'elle.
- En cours, je marmonne.
- Mais bien sûr. Dans l'état que tu es, tu vas aussi faire les jeux olympiques.
- Qu'est-ce que j'ai ?
- Quelle idée de sortir aussi dehors par -5. Et en plus après t'être mutilé !!


Je baisse la tête. Je me sens mal. Je fais que des conneries et j'embête tout le monde avec. Maintenant je me souviens de tout. Et je ne me rappelle pas être rentré chez moi. Quelqu'un a dû me porter. Je suis qu'un boulet.

- Bon c'est pas bien grave, se calme un peu ma s½ur. Tu as juste attrapé un bon rhume et ton corps est plutôt faible. Tu t'es pas mal fait mal ces derniers temps. Tu en demandes trop à ton corps. Laisse lui le temps de récupérer. En plus t'as une entorse ... n'oublie pas.

Je crois que ça va être dur d'oublier la douleur qui me lance dans le pied. Ellana me tend un verre d'eau et un cachet que je devine être pour la douleur. J'avale le tout et me recouche. Les souvenirs d'hier soir sont un peu embrouillés mais me reviennent progressivement.

- Ellana ? C'est qui qui m'a ramené à la maison ?

Je la vois se tendre sous ma question.

- Klaus. Pourquoi ?
- T'es sûre ? Je sais pas pourquoi je crois que c'est quelqu'un d'autre.
- Euh ... eh bien oui. J'en suis sûre. Aller repose toi.


Elle sort de ma chambre. Elle m'a menti. Ce n'était pas Klaus. C'était mon ange, le noir je crois. Mais je n'arrive pas à me souvenir de son visage. Je me souviens juste de son regard veillant sur moi ... de sa main sur mon front repoussant un dread ... de sa voix me rassurant ... de ses lèvres posées sur ma joue.
J'écarquille les yeux. Il ... Il m'a embrassé. Ma main se pose immédiatement sur ma joue. Mon ange noir a posé ses lèvres sur moi. Je me mets à sourire et ferme les yeux, me laissant envahir par cette vague de bien-être. Le sommeil me gagne petit à petit et, pour une fois, je n'ai pas peur d'y croiser mes démons. Car je sais que dans ce monde noir, un ange veille sur moi désormais.

- Tom, Tomichou !!!!


J'émerge doucement, reconnaissant immédiatement à qui appartient cette voix. Mes paumières se soulèvent et je vois Klaus disparaître de ma chambre. Il vient, il me réveille et il part. Ben qu'est-ce qui lui prend ? Je m'assoie péniblement dans mon lit et me frotte les yeux. J'entends des voix se diriger vers ma chambre. Il y a Klaus et ... je connais l'autre mais n'arrive pas à mettre un nom dessus. Puis les deux personnes rentrent dans ma chambre et je suis assez surprit de la scène qui se passe sous mes yeux. Klaus et ... Bill parlent ensemble ... et rient même. Je cligne plusieurs fois des yeux pour être certain de ne pas rêver.
Ben non, je suis bien réveillé.

- Eh Tom ! T'es là ? Me demande mon ami en agitant sa main devant mon visage.
- Gné ?
- Je te disais donc que Bill t'a ramené les cours.
- Ah
, je réponds sans grande conviction, le regard toujours dans le vide.
- Et que je lui ai roulé le patin du siècle.
- Ah ... Hein !!??
J'hurle comme un fou.

Klaus et Bill se mettent à rire et moi je ne comprends plus rien. Je n'arrive même pas à imager ces deux là en train de s'embrasser. Finalement, Klaus se calme un peu et plonge son regard dans le mien. Tout devient clair à présent. Mais bon j'ai eu peur quand même.

- Je ne vais pas vous déranger plus longtemps, réplique Bill. Je te laisse les cours sur ton bureau. Merci Klaus. Tom, je ... enfin ... au revoir.

Je me retrouve seul avec mon ami que je fixe avec insistance. J'attends des explications là.

- Bah il est pas si méchant que ça, dit Klaus en redressant les épaules

J'hausse un sourcil.

- Oui bon d'accord. On a parlé. En fait au départ, je lui ai demandé si il pouvait te prendre les cours car la quiche que je suis ne suit rien. Et puis ... on a commencé à parler ... et enfin ... je ... je m'étais trompé à son compte. Il est pas comme je le pensais. C'est quelqu'un de bien. Je crois même qu'on peut lui faire confiance.

En entendant la fin de sa phrase, je manque de m'étouffer avec ma salive et tousse. Bill a lobotomisé mon ami. C'est obligé. Hier il le haïssait plus que tout et aujourd'hui il me parle de lui faire confiance.

- Je vais te laisser aussi. Tu dois avoir hâte de rattraper tes cours, bosseur que tu es. Pluche Tom.

Il sort lui aussi de chez moi. J'attends d'être sûr qu'il est chez lui pour me diriger vers mes cours. Je prends les feuilles entre mes mains. Un parfum s'en dégage ... un parfum épicé.

- Hihihihi !!!!!

Ah non ça va pas recommencer. Je fais abstraction du rire et commence à lire les notes de Bill. Il a vraiment une belle écriture. Je lis la première page puis continue. Je remarque alors des gribouillages dans la marge. Il devait s'ennuyer et s'est occupé comme il pouvait. Mais plus j'avance dans ses notes, et plus les gribouillages se font précis. Arrivé à la quatrième feuille, je reconnais tout de suite ce qu'il a dessiné. Ce sont des petits anges. Ils sont magnifiques. La précision des traits est vraiment fine. Les ailes semblent donner vie au dessin et l'on pourrait croire que les anges vont s'envoler. J'arrive enfin à la fin de ses notes. Ça va, j'ai à peu prêt tout comprit. Il n'y a que l'anglais mais ça c'est normal.
Ah tiens, il y a encore une feuille. Je la prends et commence à lire, pensant trouver encore des cours. Mais ce n'est absolument pas ça.
C'est ... je ne sais pas trop ce que c'est d'ailleurs. Un texte ...

In mir
Wird es langsam kalt
Wie lang
Können wir beide hier noch sein

Bleib hier
die Schatten wollen mich holen
Doch wenn wir gehen
Dann gehen wir nur zu zweit

Du bist
Alles was ich bin
Und alles was durch meine Adern fließt
Immer werden wir uns tragen
Egal wohin wir fahren
Egal wie tief

Ich will da nicht allein sein
Lass uns gemeinsam
In die Nacht
Irgendwann wird es Zeit sein
Lass uns gemeinsam
In die Nacht.

Ich höre wenn du leise schreist
Spüre jeden Atemzug von dir
Und auch wenn das Schicksal uns zerreisst
Egal was danach kommt, das teilen wir

In die Nacht
Irgendwann
In die Nacht
Nur mit dir zusammen

Halt mich
Sonst treib ich
Alleine
In die Nacht

Nimm mich mit
Und halt mich
Sonst treib ich
Alleine
In die Nacht

Du bist alles was ich bin
Und alles was durch meine Adern fliesst.

Dir mein Bruder
. . .(Traduction pour les quiches en allemand comme moi)

Les larmes coulent sans retenue sur mes joues. C'est magnifique. Apparemment il aurait écrit ça en cours. La feuille glisse de mes mains et atterrit sur le sol dans une douceur infinie. Je la ramasse et vois cette fois le verso. Il a dessiné un ange sur toute la page. Il est encore plus beau que les précédents. Le corps recroquevillé sur lui-même et ses ailes toujours dressées vers le ciel. Je redessine du bout des doigts les contours de cet être qui me semble si fragile et si fort en même temps.

- Tom ! Tu viens manger ! Me crie ma s½ur du couloir.

Je range soigneusement la feuille et descend dans la salle à manger. Mon père est là ce soir. C'est plutôt exceptionnel.
Le repas se passe tranquillement et mon père insiste pour que je reste avec eux à leur soirée cinéma mais je ne peux pas.

- S'il te plait Tom. Je te demande pas grand-chose. Je te vois si peu, me supplie mon père.
- Pour une fois Tom, intervient ma mère.

J'attrape mon manteau et l'enfile. Je les entends soupirer. Désolé, je n'y peux rien. Je suis comme ça. Je sors de la maison et entends avant de refermer la porte un sanglot étouffé de ma mère.

J'avance péniblement, n'étant pas vraiment remis de mon entorse. Mais ça va déjà beaucoup mieux. Je clopine un peu encore mais ce n'et rien. Je marche vers mon petit parc. J'ai besoin de voir mon orchis, de lui parler de mon ange ... et puis ... peut-être que si je vole j'arriverais à le voir une nouvelle fois.
Une petite brise vient me caresser le visage comme pour me rassurer. Je lève la tête et vois la blancheur céleste me sourire.
Arrivé dans mon endroit qu'à moi, je me dirige vers ma perfection et l'embrasse doucement. Je peux encore deviner mon désarroi de la veille autour d'elle. Je m'allonge et la caresse du bout des doigts.

- Tu es si belle, je murmure de peur de briser la magie du silence.

Puis après lui avoir parlé de mes peurs, je me relève et m'assoie sur la balançoire. Son grincement si particulier m'apaise. Tout doucement, je commence à me balancer, mes jambes imprimant d'elles même le mouvement d'avant en arrière. Je me penche en arrière, me retenant avec mes bras tendus et laisse ma tête se détendre. Le vent se met à souffler, m'accompagnant dans ma danse.

- Je crois que l'ai trouvé, je lui souffle, un air de mélancolie dans la voix. ... Oui, comme toi. A part que moi il est noir. ... C'est un ange noir. ... Oh oui !! ... J'essaye. Pousse moi un peu encore.

Une bourrasque plus forte se met à souffler dans mon dos me poussant un peu dans mon ascension.

- ... J'espère. Je veux tant voler à ses cotés. ... Je vole ...

J'ouvre doucement les yeux et je me sens libre comme un oiseau. Je vole comme eux, caressant les nuages, frôlant les étoiles. Mes mains s'ouvrent et je les tends vers le ciel. Je tombe au sol, le sable amortissant ma chute. Mais je reste toujours dans cette même position, allongé sur le dos, les bras tendus et les mains ouvertes, mes yeux fixant avec envie la nuit. Peut-être que si je tends assez les bras, je pourrais toucher mon étoile. Et alors je la mettrais à coté de celle de mon ange pour ne plus jamais le quitter.
Rester à jamais avec lui ... Comme dans une apogée céleste et divine, croire que tout est possible, briser les chaînes qui retiennent les rêves et s'envoler vers un nouveau monde ... son monde ... un monde qui me protège.
Je ferme les yeux et tente de me souvenir de chaque détail de son monde. Une chanson, un air, une ode de paix.
Une odeur ... familière mais indescriptible.
Et ... je n'y avais pas prêté attention car j'étais épuisé mais ...

- Hihihihi !!!!

Oui, ce rire. Ce rire qui me fait parfois peur. Il fait partit de son monde. Est-ce son rire ? Le rire de mon ange. Je souris à cette pensée. Alors je le laisse m'envahir complètement. Et il résonne dans ma tête.

- Hihihihi !!! Tomi ... Mon Tomi rien qu'à moi. Hihihihi !!!

Rigole encore bel ange. Oh oui, rien qu'une fois encore ... rigole pour moi. Et parle moi ... rigole ... illumine encore mon monde de ta noirceur apaisante ... rit.
Je mets à l'accompagner, ne réfléchissant plus à ce que je fais. Mon rire résonne dans les rues calmes. Les étoiles brillent d'avantage, le vent souffle plus fort et je continue de rire, étonnant ma fleur, mon ami et son âme s½ur. Mais je m'en moque car je ris avec mon ange. On rit. Pour la première fois j'envisage un “on” avec quelqu'un. Depuis toujours ça a été les autres et moi ... mais jamais “on”. Alors même si mon ange n'est pas vraiment là, je sens qu'il n'est pas loin. Il suffit juste que j'y crois ... que je crois en lui ... en nous.

Je me décide à rentrer chez moi. Il est presque minuit. Sur le trottoir, devant ma maison, je me retourne et regarde celle de mes voisins. C'est là qu'habiterait Bill. C'est là que ma mère irait tous les jours. Une lumière est allumée à l'étage. Probablement une chambre. Est-ce que c'est celle de Bill ? De ses parents ? Ou même de son frère ou de sa s½ur. Quand j'y pense j'ignore tout de sa famille. Je vois le rideau bouger légèrement et devine une forme qui tente de se cacher sur le coté. J'hausse les épaules et me décide à rentrer chez moi. Quand je passe la porte de la maison, Ellana est dans le canapé et apparemment m'attend.

- Tu aurais pu rester quand même ce soir.
- Pas envie.
- Papa était vraiment triste et maman ... elle a pleuré comme d'hab. Je sais que tu avais besoin de sortir de la maison mais tu aurais pu, pour une fois, leur faire plaisir.
- J'essaye ...
- Enfin. Au moins tu rentres un peu plus heureux après tes balades nocturnes. Aller, je vais aller me coucher.
- Attends !


Elle se retourne et m'interroge du regard.

- Est-ce ... Est-ce que tu sais ... qui a racheté la maison des Kreustrauch ?
- Euh ... eh bien ...
hésite t'elle.
- T'étais au courant alors que c'était les parents de Bill.
- Oui. Je ...
- Pourquoi tu ne m'en as pas parlé ?
- Tu ne m'a pas posé la question
, me répond elle avant de monter les marches de l'escalier.

Je reste dans la hall, un peu perdu. Pourquoi aurais je posé la question aussi ? Mais un bâillement de ma part me sort de mes songes. Je monte dans ma chambre et mets mon pyjama. Je me dirige vers mon lit pour m'y coucher mais, à la dernière seconde, je fais demi tour et me dirige vers mon bureau. J'attrape dans mon tiroir la boite des beaux jours ainsi que la feuille avec le texte et le dessin de Bill.
Le tout en main, je me couche sous ma couette et le pose à coté de moi, précautionneusement. Le monde de mon ange me gagne petit à petit et je souris bêtement, n'opposant aucune résistance, écoutant juste son rire, me berçant doucement vers des rêves remplis de sons mélodieux.

Je me réveille le lendemain matin avec la sensation d'avoir vraiment dormi. Un sommeil reposant, réparateur ... un sommeil de bébé. Je vais prendre une douche, m'habile et descend à la cuisine. Je prends pour une fois un petit déjeuner copieux sous les yeux ahuris de ma mère. Puis je décide d'aller voir Klaus et par la même occasion je lui poserais quelques questions.
Je toque chez mon ami et c'est son père qui m'ouvre. En me voyant, il pousse un grognement digne d'un yéti et disparaît.
Je ne lui adresse même pas la parole et monte directement dans la chambre de Klaus. Il n'y a pas de bruit, il doit encore dormir. J'ouvre doucement la porte. Les persiennes laissent passer quelques rayons de soleil qui éclairent la pièce. Je vois une énorme forme dans le lit et comprends immédiatement qu'il n'est pas seul. Bien envie de lui faire un réveil digne de lui, je me dirige sur la pointe des pieds vers sa chaîne. Je l'allume, monte le son à fond et lance la lecture d'un cd d'hard rock. Les deux corps sursautent et se tournent immédiatement vers moi. Amusé, j'éteins la musique et fais un sourire à Klaus. Ce dernier se tourne vers son amant de la nuit dernière et lui demande de partir en vitesse. En gros, il le jette dehors. Mais l'autre doit être habitué car il ne proteste pas et s'en va.
Je m'allonge à coté de mon ami qui enfoui sa tête dans son oreiller.

- T'es con. Pour que tu viennes me réveiller comme ça, c'est que tu vas bien.
- Il s'est passé quoi hier avec Bill ?
Je le questionne sur un ton froid.
- Hein ? Me demande t'il en relevant la tête. Aaaaahhhh !!! Euh, eh bien. Après lui avoir demandé de te prendre les cours, il m'a demandé comment tu allais. Là, j'ai commencé à m'énerver sur lui. Je te passe les insultes. En fait je lui ai vidé mon sac. Lui, il m'a simplement écouté et m'a souri. C'est là qu'il m'a demandé si on pouvait rentrer ensemble et qu'il m'expliquerait.
- ... Et ?
- Euh ... ben ... il m'a expliqué pleins de choses. Mais ... c'est pas à moi de te raconter tout ça. Si tu veux lui parler, lui poser des questions, vas y. C'est tout ce que je peux te dire. Tu sais que t'as posé ta tête en plein sur le sperme de ... de ... de Paul !!! D'ailleurs ça pue le sexe à plein nez ici.


Je sursaute et regarde le matelas. Il y a bien le ... les traces de leurs ébats. Je tire une tête de dégoût qui le fait rire.

- C'est rien Tom. Suffit de les laver.

Il sort de son lit, étant nu et me tend sa main.

- Tu viens on va prendre une douche, me dit il d'une voix aguicheuse et en me faisant un clin d'½il.

J'attrape sa main à sa plus grande surprise et le tire jusqu'à la salle de bain. Il me suit, surprit. Je le pousse dans la douche et sans prévenir, j'allume brusquement le jet d'eau froide.

- Tooooooooommmmmm !!!!!!! Hurle t'il.

Il éteint rapidement l'eau gelée et allume celle qui est chaude.
Fallait pas me proposer une douche. Ce matin je suis d'humeur espiègle. Je vais lui chercher son tee shirt préféré et un jogging. Pas de boxer surtout. N'oublions pas qu'il déteste ça.
Bon, moi dans tout ça, j'ai les cheveux dans un sale état. Je lui laisse un mot et rentre chez moi où je me jette sous la douche pour me laver les cheveux. Je sors de ma salle de bain une dizaine de minutes plus tard.

Alors que je descends les marches pour aller regarder la télé, on sonne à la porte. Ce doit être Klaus. Je lui ouvre, ne regardant même pas à quoi il ressemble. Il a sûrement fait exprès de se maquiller pour me provoquer. Je m'assoie dans le canapé et allume la télé.

- Euh ... Tom ?

Je sursaute et me retourne vers l'origine de la voix. C'est pas Klaus qui se trouve en face de moi mais un tout autre spécimen.

- Bi ... Bill ?
- Bonjour Tom
, me sourit il. Je ... excuse moi de venir te déranger mais je crois que j'ai laissé par inadvertance des feuilles à moi dans mes notes.
- Le texte ?


Il se raidit et semble soudain paniqué.

- Tu ... tu ... la ...lala ... l'as lu ? Bégaye t'il.
- Désolé. Savais pas que c'était privé.
- Oh non !!! C'est pas grave. C'est juste que j'aime pas trop que les gens lisent mes textes.
- Je vais te le chercher.


Je reviens quelques instants plus tard, sa feuille en main et lui rend.

- C'est beau, dis je dans un murmure.
- Merci.
- Ton frère doit être content.


Il se raidit à nouveau et ses mains tremblent. J'aurais peut-être pas dû en parler. Je vois bien que le sujet est sensible et désagréable pour lui.

- Pardon.
- C'est pas ta faute. C'est juste que ... mon frère ... c'est lui que je suis venu retrouver ici. Il me manque horriblement.


Sa voix tremble et je sens qu'il ne va pas tarder à pleurer.

- Bill !! Je ne pensais pas te voir chez nous de si bonne heure,
s'exclame ma mère derrière nous, faisant s'envoler le malaise environnent. Tu sais que j'ai invité tes parents à venir manger chez nous ce midi. Il faut bien qu'entre voisins on face connaissance.
- Oui, je sais. J'étais juste venu chercher quelque chose. Je vais vous laisser.


Bill s'en va et moi je retourne à ma télé pour regarder un film. Deux heures plus tard, l'horloge de la maison sonne midi et un certain remue ménage s'installe en cuisine. Ma mère est aux fourneaux et s'active. Je vais pour l'aider un peu quand ma s½ur descend, sûrement pour l'aider aussi et je déglutie.
Elle a mit une robe blanche avec de longues manches évasées un peu transparentes. Ses longs cheveux châtains sont détachés et tombent allègrement sur ses épaules, encadrant son visage radieux. Elle est magnifique.

- Bonjour petit frère, me salue t'elle en passant devant moi.

Dans la cuisine, elle embrasse notre mère et enfile un tablier. Moi, je continue de la contempler. Je ne l'ai jamais vu aussi belle. On dirait presque un ange. Un ange en contraste avec le mien.



OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Court se planquer sous sa couette.
J
e sais pas trop quoi en penser de ce chapitre. Et comme en plus je suis très fatiguée depuis presque une semaine, je pense que je l'ai raté.
Vo
us en pensez quoi ?
D
es remarques ? (doit y en avoir un paquet vu comment j'ai galéré pour écrire juste ça)
D
es questions ? Je le répète, n'hésitez pas. Jeponds TOUJOURS aux questions qu'on me pose.

A
u chapitre prochain qui s'intitule Rapprochements ou éloignements ?



Sinièn




Pix : Dessin pas de moi
Musique en écoutance : In die nacht - Tokio Hotel



PS : Imane, c'est la promesse.

# Posté le vendredi 09 novembre 2007 06:46

Modifié le jeudi 24 janvier 2008 04:38