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Chapitre 8 : Anges
J'ai froid.
J'ai chaud.
Je frisonne. Je suis en sueur.
J'entrouvre les yeux. Il fait noir, tout est noir.
Deux formes se dessinent devant moi ... deux anges.
L'un est noir, l'autre est blanc. Celui qui se fond dans la pénombre qui m'entoure est agenouillé près de moi. Il me caresse le visage. L'autre, qui contraste tant avec la noirceur qui m'enveloppe est plus loin. Il est debout et nous regarde, l'ange noir et moi, avec un sourire. On dirait qu'il veille sur nous.
Mes paupières se font lourdes. Je résiste, ne voulant pas quitter ces deux anges. Mais je n'y arrive pas et sombre dans un sommeil sans rêve.
J'ai horriblement mal à la tête. Je porte ma main à mon front et m'aperçois qu'il est trempé. La lumière qui pénètre dans la pièce où je me trouve m'aveugle. Je tente d'ouvrir les yeux, en vain. Mes mains trouvent ce qui semble être une couette et la tire pour que je me cache dessous. Là, j'arrive à ouvrir mes yeux. Je reconnais enfin l'endroit où je me trouve qui n'est autre que mon lit, donc ma chambre.
Je me décide enfin, après plusieurs minutes à tenter de me réveiller, à sortir la tête de mes draps. La douleur au crâne me lance toujours et se propage même dans mes membres.
Je regarde l'heure sur mon réveil. 10h38.
Merde !!!!!!
Je me lève d'un bond, faisant abstraction de mes muscles qui me font mal. Ma tête tourne et j'ai bien du mal à rester sur mes jambes mais avec équilibre et assurance, j'arrive à m'habiller. J'attrape mon sac de cours et me dirige vers la porte de ma chambre. Mais je n'ai pas le temps de l'atteindre que je m'écroule au sol, mes jambes n'arrivant plus à me porter. Je m'écrase dans un bruit sourd et crie. Puis plus rien.
Quand je rouvre les yeux, je suis à nouveau allongé dans mon lit et Ellana se tient assise à coté de moi. Je tente de m'asseoir mais elle m'en empêche.
- Où tu comptes aller comme ça ? Me demande t'elle.
- En cours, je marmonne.
- Mais bien sûr. Dans l'état que tu es, tu vas aussi faire les jeux olympiques.
- Qu'est-ce que j'ai ?
- Quelle idée de sortir aussi dehors par -5. Et en plus après t'être mutilé !!Je baisse la tête. Je me sens mal. Je fais que des conneries et j'embête tout le monde avec. Maintenant je me souviens de tout. Et je ne me rappelle pas être rentré chez moi. Quelqu'un a dû me porter. Je suis qu'un boulet.
- Bon c'est pas bien grave, se calme un peu ma s½ur.
Tu as juste attrapé un bon rhume et ton corps est plutôt faible. Tu t'es pas mal fait mal ces derniers temps. Tu en demandes trop à ton corps. Laisse lui le temps de récupérer. En plus t'as une entorse ... n'oublie pas.Je crois que ça va être dur d'oublier la douleur qui me lance dans le pied. Ellana me tend un verre d'eau et un cachet que je devine être pour la douleur. J'avale le tout et me recouche. Les souvenirs d'hier soir sont un peu embrouillés mais me reviennent progressivement.
- Ellana ? C'est qui qui m'a ramené à la maison ?Je la vois se tendre sous ma question.
- Klaus. Pourquoi ?
- T'es sûre ? Je sais pas pourquoi je crois que c'est quelqu'un d'autre.
- Euh ... eh bien oui. J'en suis sûre. Aller repose toi.Elle sort de ma chambre. Elle m'a menti. Ce n'était pas Klaus. C'était mon ange, le noir je crois. Mais je n'arrive pas à me souvenir de son visage. Je me souviens juste de son regard veillant sur moi ... de sa main sur mon front repoussant un dread ... de sa voix me rassurant ... de ses lèvres posées sur ma joue.
J'écarquille les yeux. Il ... Il m'a embrassé. Ma main se pose immédiatement sur ma joue. Mon ange noir a posé ses lèvres sur moi. Je me mets à sourire et ferme les yeux, me laissant envahir par cette vague de bien-être. Le sommeil me gagne petit à petit et, pour une fois, je n'ai pas peur d'y croiser mes démons. Car je sais que dans ce monde noir, un ange veille sur moi désormais.
- Tom, Tomichou !!!!J'émerge doucement, reconnaissant immédiatement à qui appartient cette voix. Mes paumières se soulèvent et je vois Klaus disparaître de ma chambre. Il vient, il me réveille et il part. Ben qu'est-ce qui lui prend ? Je m'assoie péniblement dans mon lit et me frotte les yeux. J'entends des voix se diriger vers ma chambre. Il y a Klaus et ... je connais l'autre mais n'arrive pas à mettre un nom dessus. Puis les deux personnes rentrent dans ma chambre et je suis assez surprit de la scène qui se passe sous mes yeux. Klaus et ... Bill parlent ensemble ... et rient même. Je cligne plusieurs fois des yeux pour être certain de ne pas rêver.
Ben non, je suis bien réveillé.
- Eh Tom ! T'es là ? Me demande mon ami en agitant sa main devant mon visage.
- Gné ?
- Je te disais donc que Bill t'a ramené les cours.
- Ah, je réponds sans grande conviction, le regard toujours dans le vide.
- Et que je lui ai roulé le patin du siècle.
- Ah ... Hein !!?? J'hurle comme un fou.
Klaus et Bill se mettent à rire et moi je ne comprends plus rien. Je n'arrive même pas à imager ces deux là en train de s'embrasser. Finalement, Klaus se calme un peu et plonge son regard dans le mien. Tout devient clair à présent. Mais bon j'ai eu peur quand même.
- Je ne vais pas vous déranger plus longtemps, réplique Bill.
Je te laisse les cours sur ton bureau. Merci Klaus. Tom, je ... enfin ... au revoir.Je me retrouve seul avec mon ami que je fixe avec insistance. J'attends des explications là.
- Bah il est pas si méchant que ça, dit Klaus en redressant les épaules
J'hausse un sourcil.
- Oui bon d'accord. On a parlé. En fait au départ, je lui ai demandé si il pouvait te prendre les cours car la quiche que je suis ne suit rien. Et puis ... on a commencé à parler ... et enfin ... je ... je m'étais trompé à son compte. Il est pas comme je le pensais. C'est quelqu'un de bien. Je crois même qu'on peut lui faire confiance.En entendant la fin de sa phrase, je manque de m'étouffer avec ma salive et tousse. Bill a lobotomisé mon ami. C'est obligé. Hier il le haïssait plus que tout et aujourd'hui il me parle de lui faire confiance.
- Je vais te laisser aussi. Tu dois avoir hâte de rattraper tes cours, bosseur que tu es. Pluche Tom.Il sort lui aussi de chez moi. J'attends d'être sûr qu'il est chez lui pour me diriger vers mes cours. Je prends les feuilles entre mes mains. Un parfum s'en dégage ... un parfum épicé.
- Hihihihi !!!!!Ah non ça va pas recommencer. Je fais abstraction du rire et commence à lire les notes de Bill. Il a vraiment une belle écriture. Je lis la première page puis continue. Je remarque alors des gribouillages dans la marge. Il devait s'ennuyer et s'est occupé comme il pouvait. Mais plus j'avance dans ses notes, et plus les gribouillages se font précis. Arrivé à la quatrième feuille, je reconnais tout de suite ce qu'il a dessiné. Ce sont des petits anges. Ils sont magnifiques. La précision des traits est vraiment fine. Les ailes semblent donner vie au dessin et l'on pourrait croire que les anges vont s'envoler. J'arrive enfin à la fin de ses notes. Ça va, j'ai à peu prêt tout comprit. Il n'y a que l'anglais mais ça c'est normal.
Ah tiens, il y a encore une feuille. Je la prends et commence à lire, pensant trouver encore des cours. Mais ce n'est absolument pas ça.
C'est ... je ne sais pas trop ce que c'est d'ailleurs. Un texte ...
In mir
Wird es langsam kalt
Wie lang
Können wir beide hier noch sein
Bleib hier
die Schatten wollen mich holen
Doch wenn wir gehen
Dann gehen wir nur zu zweit
Du bist
Alles was ich bin
Und alles was durch meine Adern fließt
Immer werden wir uns tragen
Egal wohin wir fahren
Egal wie tief
Ich will da nicht allein sein
Lass uns gemeinsam
In die Nacht
Irgendwann wird es Zeit sein
Lass uns gemeinsam
In die Nacht.
Ich höre wenn du leise schreist
Spüre jeden Atemzug von dir
Und auch wenn das Schicksal uns zerreisst
Egal was danach kommt, das teilen wir
In die Nacht
Irgendwann
In die Nacht
Nur mit dir zusammen
Halt mich
Sonst treib ich
Alleine
In die Nacht
Nimm mich mit
Und halt mich
Sonst treib ich
Alleine
In die Nacht
Du bist alles was ich bin
Und alles was durch meine Adern fliesst.
Dir mein Bruder . . .(
Traduction pour les quiches en allemand comme moi)
Les larmes coulent sans retenue sur mes joues. C'est magnifique. Apparemment il aurait écrit ça en cours. La feuille glisse de mes mains et atterrit sur le sol dans une douceur infinie. Je la ramasse et vois cette fois le verso. Il a dessiné un ange sur toute la page. Il est encore plus beau que les précédents. Le corps recroquevillé sur lui-même et ses ailes toujours dressées vers le ciel. Je redessine du bout des doigts les contours de cet être qui me semble si fragile et si fort en même temps.
- Tom ! Tu viens manger ! Me crie ma s½ur du couloir.
Je range soigneusement la feuille et descend dans la salle à manger. Mon père est là ce soir. C'est plutôt exceptionnel.
Le repas se passe tranquillement et mon père insiste pour que je reste avec eux à leur soirée cinéma mais je ne peux pas.
- S'il te plait Tom. Je te demande pas grand-chose. Je te vois si peu, me supplie mon père.
- Pour une fois Tom, intervient ma mère.
J'attrape mon manteau et l'enfile. Je les entends soupirer. Désolé, je n'y peux rien. Je suis comme ça. Je sors de la maison et entends avant de refermer la porte un sanglot étouffé de ma mère.
J'avance péniblement, n'étant pas vraiment remis de mon entorse. Mais ça va déjà beaucoup mieux. Je clopine un peu encore mais ce n'et rien. Je marche vers mon petit parc. J'ai besoin de voir mon orchis, de lui parler de mon ange ... et puis ... peut-être que si je vole j'arriverais à le voir une nouvelle fois.
Une petite brise vient me caresser le visage comme pour me rassurer. Je lève la tête et vois la blancheur céleste me sourire.
Arrivé dans mon endroit qu'à moi, je me dirige vers ma perfection et l'embrasse doucement. Je peux encore deviner mon désarroi de la veille autour d'elle. Je m'allonge et la caresse du bout des doigts.
- Tu es si belle, je murmure de peur de briser la magie du silence.
Puis après lui avoir parlé de mes peurs, je me relève et m'assoie sur la balançoire. Son grincement si particulier m'apaise. Tout doucement, je commence à me balancer, mes jambes imprimant d'elles même le mouvement d'avant en arrière. Je me penche en arrière, me retenant avec mes bras tendus et laisse ma tête se détendre. Le vent se met à souffler, m'accompagnant dans ma danse.
- Je crois que l'ai trouvé, je lui souffle, un air de mélancolie dans la voix.
... Oui, comme toi. A part que moi il est noir. ... C'est un ange noir. ... Oh oui !! ... J'essaye. Pousse moi un peu encore.Une bourrasque plus forte se met à souffler dans mon dos me poussant un peu dans mon ascension.
- ... J'espère. Je veux tant voler à ses cotés. ... Je vole ...J'ouvre doucement les yeux et je me sens libre comme un oiseau. Je vole comme eux, caressant les nuages, frôlant les étoiles. Mes mains s'ouvrent et je les tends vers le ciel. Je tombe au sol, le sable amortissant ma chute. Mais je reste toujours dans cette même position, allongé sur le dos, les bras tendus et les mains ouvertes, mes yeux fixant avec envie la nuit. Peut-être que si je tends assez les bras, je pourrais toucher mon étoile. Et alors je la mettrais à coté de celle de mon ange pour ne plus jamais le quitter.
Rester à jamais avec lui ... Comme dans une apogée céleste et divine, croire que tout est possible, briser les chaînes qui retiennent les rêves et s'envoler vers un nouveau monde ... son monde ... un monde qui me protège.
Je ferme les yeux et tente de me souvenir de chaque détail de son monde. Une chanson, un air, une ode de paix.
Une odeur ... familière mais indescriptible.
Et ... je n'y avais pas prêté attention car j'étais épuisé mais ...
- Hihihihi !!!!Oui, ce rire. Ce rire qui me fait parfois peur. Il fait partit de son monde. Est-ce son rire ? Le rire de mon ange. Je souris à cette pensée. Alors je le laisse m'envahir complètement. Et il résonne dans ma tête.
- Hihihihi !!! Tomi ... Mon Tomi rien qu'à moi. Hihihihi !!!Rigole encore bel ange. Oh oui, rien qu'une fois encore ... rigole pour moi. Et parle moi ... rigole ... illumine encore mon monde de ta noirceur apaisante ... rit.
Je mets à l'accompagner, ne réfléchissant plus à ce que je fais. Mon rire résonne dans les rues calmes. Les étoiles brillent d'avantage, le vent souffle plus fort et je continue de rire, étonnant ma fleur, mon ami et son âme s½ur. Mais je m'en moque car je ris avec mon ange. On rit. Pour la première fois j'envisage un “on” avec quelqu'un. Depuis toujours ça a été les autres et moi ... mais jamais “on”. Alors même si mon ange n'est pas vraiment là, je sens qu'il n'est pas loin. Il suffit juste que j'y crois ... que je crois en lui ... en nous.
Je me décide à rentrer chez moi. Il est presque minuit. Sur le trottoir, devant ma maison, je me retourne et regarde celle de mes voisins. C'est là qu'habiterait Bill. C'est là que ma mère irait tous les jours. Une lumière est allumée à l'étage. Probablement une chambre. Est-ce que c'est celle de Bill ? De ses parents ? Ou même de son frère ou de sa s½ur. Quand j'y pense j'ignore tout de sa famille. Je vois le rideau bouger légèrement et devine une forme qui tente de se cacher sur le coté. J'hausse les épaules et me décide à rentrer chez moi. Quand je passe la porte de la maison, Ellana est dans le canapé et apparemment m'attend.
- Tu aurais pu rester quand même ce soir.
- Pas envie.
- Papa était vraiment triste et maman ... elle a pleuré comme d'hab. Je sais que tu avais besoin de sortir de la maison mais tu aurais pu, pour une fois, leur faire plaisir.
- J'essaye ...
- Enfin. Au moins tu rentres un peu plus heureux après tes balades nocturnes. Aller, je vais aller me coucher.
- Attends !Elle se retourne et m'interroge du regard.
- Est-ce ... Est-ce que tu sais ... qui a racheté la maison des Kreustrauch ?
- Euh ... eh bien ... hésite t'elle.
- T'étais au courant alors que c'était les parents de Bill.
- Oui. Je ...
- Pourquoi tu ne m'en as pas parlé ?
- Tu ne m'a pas posé la question, me répond elle avant de monter les marches de l'escalier.
Je reste dans la hall, un peu perdu. Pourquoi aurais je posé la question aussi ? Mais un bâillement de ma part me sort de mes songes. Je monte dans ma chambre et mets mon pyjama. Je me dirige vers mon lit pour m'y coucher mais, à la dernière seconde, je fais demi tour et me dirige vers mon bureau. J'attrape dans mon tiroir la boite des beaux jours ainsi que la feuille avec le texte et le dessin de Bill.
Le tout en main, je me couche sous ma couette et le pose à coté de moi, précautionneusement. Le monde de mon ange me gagne petit à petit et je souris bêtement, n'opposant aucune résistance, écoutant juste son rire, me berçant doucement vers des rêves remplis de sons mélodieux.
Je me réveille le lendemain matin avec la sensation d'avoir vraiment dormi. Un sommeil reposant, réparateur ... un sommeil de bébé. Je vais prendre une douche, m'habile et descend à la cuisine. Je prends pour une fois un petit déjeuner copieux sous les yeux ahuris de ma mère. Puis je décide d'aller voir Klaus et par la même occasion je lui poserais quelques questions.
Je toque chez mon ami et c'est son père qui m'ouvre. En me voyant, il pousse un grognement digne d'un yéti et disparaît.
Je ne lui adresse même pas la parole et monte directement dans la chambre de Klaus. Il n'y a pas de bruit, il doit encore dormir. J'ouvre doucement la porte. Les persiennes laissent passer quelques rayons de soleil qui éclairent la pièce. Je vois une énorme forme dans le lit et comprends immédiatement qu'il n'est pas seul. Bien envie de lui faire un réveil digne de lui, je me dirige sur la pointe des pieds vers sa chaîne. Je l'allume, monte le son à fond et lance la lecture d'un cd d'hard rock. Les deux corps sursautent et se tournent immédiatement vers moi. Amusé, j'éteins la musique et fais un sourire à Klaus. Ce dernier se tourne vers son amant de la nuit dernière et lui demande de partir en vitesse. En gros, il le jette dehors. Mais l'autre doit être habitué car il ne proteste pas et s'en va.
Je m'allonge à coté de mon ami qui enfoui sa tête dans son oreiller.
- T'es con. Pour que tu viennes me réveiller comme ça, c'est que tu vas bien.
- Il s'est passé quoi hier avec Bill ? Je le questionne sur un ton froid.
- Hein ? Me demande t'il en relevant la tête.
Aaaaahhhh !!! Euh, eh bien. Après lui avoir demandé de te prendre les cours, il m'a demandé comment tu allais. Là, j'ai commencé à m'énerver sur lui. Je te passe les insultes. En fait je lui ai vidé mon sac. Lui, il m'a simplement écouté et m'a souri. C'est là qu'il m'a demandé si on pouvait rentrer ensemble et qu'il m'expliquerait.
- ... Et ?
- Euh ... ben ... il m'a expliqué pleins de choses. Mais ... c'est pas à moi de te raconter tout ça. Si tu veux lui parler, lui poser des questions, vas y. C'est tout ce que je peux te dire. Tu sais que t'as posé ta tête en plein sur le sperme de ... de ... de Paul !!! D'ailleurs ça pue le sexe à plein nez ici.Je sursaute et regarde le matelas. Il y a bien le ... les traces de leurs ébats. Je tire une tête de dégoût qui le fait rire.
- C'est rien Tom. Suffit de les laver.Il sort de son lit, étant nu et me tend sa main.
-
Tu viens on va prendre une douche, me dit il d'une voix aguicheuse et en me faisant un clin d'½il.
J'attrape sa main à sa plus grande surprise et le tire jusqu'à la salle de bain. Il me suit, surprit. Je le pousse dans la douche et sans prévenir, j'allume brusquement le jet d'eau froide.
- Tooooooooommmmmm !!!!!!! Hurle t'il.
Il éteint rapidement l'eau gelée et allume celle qui est chaude.
Fallait pas me proposer une douche. Ce matin je suis d'humeur espiègle. Je vais lui chercher son tee shirt préféré et un jogging. Pas de boxer surtout. N'oublions pas qu'il déteste ça.
Bon, moi dans tout ça, j'ai les cheveux dans un sale état. Je lui laisse un mot et rentre chez moi où je me jette sous la douche pour me laver les cheveux. Je sors de ma salle de bain une dizaine de minutes plus tard.
Alors que je descends les marches pour aller regarder la télé, on sonne à la porte. Ce doit être Klaus. Je lui ouvre, ne regardant même pas à quoi il ressemble. Il a sûrement fait exprès de se maquiller pour me provoquer. Je m'assoie dans le canapé et allume la télé.
- Euh ... Tom ?Je sursaute et me retourne vers l'origine de la voix. C'est pas Klaus qui se trouve en face de moi mais un tout autre spécimen.
- Bi ... Bill ?
- Bonjour Tom, me sourit il.
Je ... excuse moi de venir te déranger mais je crois que j'ai laissé par inadvertance des feuilles à moi dans mes notes.
- Le texte ?Il se raidit et semble soudain paniqué.
- Tu ... tu ... la ...lala ... l'as lu ? Bégaye t'il.
- Désolé. Savais pas que c'était privé.
- Oh non !!! C'est pas grave. C'est juste que j'aime pas trop que les gens lisent mes textes.
- Je vais te le chercher.Je reviens quelques instants plus tard, sa feuille en main et lui rend.
- C'est beau, dis je dans un murmure.
- Merci.
- Ton frère doit être content.Il se raidit à nouveau et ses mains tremblent. J'aurais peut-être pas dû en parler. Je vois bien que le sujet est sensible et désagréable pour lui.
- Pardon.
- C'est pas ta faute. C'est juste que ... mon frère ... c'est lui que je suis venu retrouver ici. Il me manque horriblement.Sa voix tremble et je sens qu'il ne va pas tarder à pleurer.
- Bill !! Je ne pensais pas te voir chez nous de si bonne heure, s'exclame ma mère derrière nous, faisant s'envoler le malaise environnent.
Tu sais que j'ai invité tes parents à venir manger chez nous ce midi. Il faut bien qu'entre voisins on face connaissance.
- Oui, je sais. J'étais juste venu chercher quelque chose. Je vais vous laisser.Bill s'en va et moi je retourne à ma télé pour regarder un film. Deux heures plus tard, l'horloge de la maison sonne midi et un certain remue ménage s'installe en cuisine. Ma mère est aux fourneaux et s'active. Je vais pour l'aider un peu quand ma s½ur descend, sûrement pour l'aider aussi et je déglutie.
Elle a mit une robe blanche avec de longues manches évasées un peu transparentes. Ses longs cheveux châtains sont détachés et tombent allègrement sur ses épaules, encadrant son visage radieux. Elle est magnifique.
- Bonjour petit frère, me salue t'elle en passant devant moi.
Dans la cuisine, elle embrasse notre mère et enfile un tablier. Moi, je continue de la contempler. Je ne l'ai jamais vu aussi belle. On dirait presque un ange. Un ange en contraste avec le mien.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO
Court se planquer sous sa couette.
Je sais pas trop quoi en penser de ce chapitre. Et comme en plus je suis très fatiguée depuis presque une semaine, je pense que je l'ai raté.
Vous en pensez quoi ?
Des remarques ? (doit y en avoir un paquet vu comment j'ai galéré pour écrire juste ça)
Des questions ? Je le répète, n'hésitez pas. Je réponds TOUJOURS aux questions qu'on me pose.
Au chapitre prochain qui s'intitule Rapprochements ou éloignements ?Sinièn
Pix : Dessin pas de moi
Musique en écoutance : In die nacht - Tokio Hotel
PS :
Imane, c'est la promesse.