Chapitre 11 : Rouge aux joues

Chapitre 11 : Rouge aux joues
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Chapitre 11 : Rouge aux joues



Ce cri déchirant ... encore et toujours. Je serre la main de Bill, je la lui broie même. Je vois bien que je lui fais mal, il serre les dents. Mais il ne me dit rien, comme si il avait senti que j'avais besoin de sa présence.

- Ah, ben vous voilà !!! S'exclame ma s½ur en nous voyant. On vous attendait pour le dessert.

Ellana m'attrape ma main libre et me tire. Je comprends que je dois lâcher mon emprise sur Bill et la suivre. On se retrouve dans la cuisine où elle me fait asseoir sur une chaise. Puis elle se met en face de moi et plonge son regard dans mes prunelles.

- Il faudra qu'on ait une petite discussion ce soir. Je n'ai pas envie de te retrouver tout blanc demain matin.

Elle reste quelques secondes à me fixer pour être sûre que son message est bien passé, puis retourne dans la salle à manger. Je sais que moi aussi je dois y retourner. Mais j'ai peur de me retrouver à nouveaux à coté de la mère de Bill.
Je me lève et commence à sortir de la cuisine. J'entends leurs voix, sa voix. J'avance doucement, mon rythme cardiaque s'accélérant au fur et à mesure que je me rapproche. J'ai chaud et froid en même temps. Quand j'arrive dans la pièce, je m'attends à ce que tout le monde se tourne vers moi et me regarde, mais non. Ellana me jette juste un rapide coup d'½il, tandis que les autres font comme si je n'étais pas là. Je sais très bien que ce n'est pas naturel, qu'ils se forcent à faire comme si rien ne s'était passé. Je m'assoie à ma place et remarque alors que Klaus est absent.
Je commence à m'inquiéter. Mon regard passe de mes parents à Ellana et même Bill, espérant avoir une réponse à ma question. Discrètement, ma s½ur lève son index pour m'indiquer l'étage.
Soulagement ... il est encore là.
Tiens, d'ailleurs le voilà qui descend. Mais au lieu de se diriger dans la salle à manger, il continue tout droit et va dans le salon. Il se tourne vers la chaîne hifi et s=commence à s'en approcher. Ma panique qui s'était dissipée revient rapidement en force.
Pas bon, pas bon du tout. Je sais ce qui va se passer et ce n'est vraiment pas bon signe. Je me lève brusquement et rattrape mon ami. J'essaye de le retenir, de le raisonner mais ce dernier n'est plus avec moi. Il est dans son monde et ne m'entend plus du tout. Il continue d'avancer, me traînant. Quand il atteint enfin la radio, il l'allume et monte le son presque à fond.
Tout le monde nous regarde, ne comprenant pas ce qui se passe. Klaus se détache de moi et se met dans le centre du salon.
Ça commence ...
Il se met à danser au rythme de la musique, se déhanchant de plus en plus sensuellement. Faut vraiment que j'arrête le massacre au plus vite. Je suis le seul à savoir ce qui se prépare et donc le seul à pouvoir éviter la catastrophe devant des inconnus et ma famille aussi.
Réfléchit Tom. Réfléchit.
Et puis tous ces regards posés sur nous deux ne m'aident pas trop à me concentrer. Ils sont tous les 6 à nous fixer avec de grands yeux qui, si ça continue ainsi, vont sortir de leur orbite.
Bon, première solution. Je sors Klaus de la maison ... Non pas bon. C'est devant tout le quartier qu'il va faire son show et se ridiculiser. Ce sera pire. Donc faut qu'il reste ici.
Seconde solution. Faire sortir tout le monde dehors. Ça m'étonnerait que mes parents acceptent que je les vire de chez eux, surtout qu'on a des invités.
Troisième solution. Monter Klaus à l'étage. Ce qui veut dire le porter. Et ça, il va refuser. Et puis il retournera dans le salon pour être proche de la musique. Mauvaise solution.

Je jette un coup d'½il pour voir où ça en est. Il a déjà les mains sous son tee-shirt et se caresse le torse. Il a les yeux fermés et est comme en transe. Du coté des adultes c'est pas mieux. Ils ont la bouche ouverte avec presque le filet de bave qui coule et leurs yeux sont ronds comme des soucoupes. Seul Bill semble ne pas être atteint par ce nouveau phénomène. Je crois qu'il a comprit lui aussi. A vrai dire il est seul avec moi, dans cette maison, à avoir vu Klaus faire son strip-tease.
Je lui lance un regard désespéré.

- Han !!!

Je me retourne vivement vers la source de ce gémissement qui n'est autre que Klaus. Ben maintenant, il n'a plus de haut. Pourquoi c'est moi qui me sens mal là ? C'est pas moi qui me tape la honte et j'y suis habitué. Mais c'est tout comme car c'est mon ami et je vis les choses en même temps que lui.
Franchement il aurait pas pu attendre de rentrer chez lui pour prendre sa dose !!!!
Et voilà que ses mains descendent vers son jogging ... et qui dit jogging, dit pas de boxer. Vu la tournure des choses, dans pas moins de cinq minutes, il se retrouve à poil. Faut vite que je trouve une solution pour l'aider. Il faudrait que ... que je le cache !!!
Ça y est j'ai mon idée. Mais il me faut l'aide de quelqu'un. Bill fera l'affaire. Je me dirige vers lui à grands pas, l'attrape par le bras et l'entraîne à l'étage.

- Tom, qu'est-ce que tu fais ?
- Klaus. Cacher. Drap
, dis je en fouillant dans les armoires.

Je trouve un grand drap blanc qui fera l'affaire. On redescend au salon où c'est pire que quand je suis parti. Mon ami pousse des gémissements de plus en plus équivoques tout en se caressant partout, y comprit au niveau de l'entre jambe. De l'autre coté, Ellana sourit et se retient de rire. Au moins, elle prend la chose à la légère. Ma mère est rouge comme une pivoine et son regard va de Klaus à mon père. Ce dernier, lui, a toujours la bouche grande ouverte et a l'air d'avoir été congelé sur place. Et quant aux parents de Bill, je ne veux même pas les regarder. Y a plus urgent que mes soucis pour l'instant. Sans oublier que ce petit tableau se déroule sur un fond musical entraînant C'est même une compo de mon père.

Je me positionne à gauche de Klaus et Bill à sa droite. On attrape chacun un bout du drap et le tire pour masquer le spectacle ... juste à temps. Klaus est nu derrière le drap et se déhanche d'une façon très provocante. Je vois Bill jeter un coup d'½il derrière lui et rougir en découvrant l'état d'excitation avancé de Klaus.
Je ne sais pas combien il a prit mais ce n'était pas une petite dose.
Parce que en temps normal, une fois qu'il est nu, il sort de sa transe et se rhabille. Et bien évidemment, il n'a pas d'érection douloureuse.
Heureusement que la musique est assez forte. Avec un peu de chance, les adultes n'entendront pas ses bruits.
Mine de rien, ils doivent se demander ce qui se passe. Parce qu'avec Bill, on n'a pas l'air con. On a les bras en l'air, tenant ce foutu drap.
Ah tiens, ça a commencé. Klaus gémit derrière moi et halète. Je tourne la tête et le voit en train de se masturber, sa main droite caressant son torse et jouant avec ses tétons, tandis que l'autre masse ses bourses et que son pouce passe par moment sur le gland rougit.

- Han ... han !!! Ou ... oui ..., gémit il sans retenue.

Je me mets à regarder Bill qui devient de plus en plus rouge. Il sourit à ses parents pour faire genre que tout va bien mais c'est trop flagrant que la situation le gène un peu.
Un énorme boum se fait entendre.
Oula, il y va pas de main morte Klaus aujourd'hui. Ce bruit, c'est signe qu'il vient de s'effondrer à genoux, ses jambes ne le portant plus à cause du plaisir.
Instantanément, Bill se retourne. Je fais de même, mais moins brusquement je veux juste m'assurer que tout va bien.
Et là, ce qui s'offre à nos yeux est le cas extrême. Pas de chance pour Bill, il aura vu le pire.
Klaus est à genoux, la tête penchée en avant, une de ses mains sur son sexe dressé et l'autre sur ses fesses, un doigt en lui. Ce dernier effectue des mouvements de vas et vient. Je comprends mieux pourquoi il est tombé. Je lève les yeux vers Bill qui, je crois, a adopté la couleur rouge sur tout le visage. Il fixe mon ami, ne comprenant sûrement pas ce qui se passe vraiment.
Klaus s'enfonce un second doigt et ses mouvements se font plus saccadés. Il n'est pas loin de l'orgasme. J'espère juste qu'il ne fera pas trop de bruit. Parce qu'en face de moi, les autres commencent à s'agiter. Par chance, Ellana les retient plutôt bien. Je ne sais pas ce qu'elle leur raconte mais c'est efficace.
Bill est toujours en train de regarder ce qui se passe derrière le drap. Je crois qu'en fait il n'arrive pas vraiment à réaliser ce qui se passe sous ses yeux.

- Han ... Bill !!!!!

... Je ne m'attendais pas à ça. Et Bill non plus. En entendant son prénom, il se retourne vivement et baisse la tête, les joues rouges. Il peut faire de la concurrence avec une tomate sans problème.
Les autres l'ont même entendu. Les quatre adultes ont la bouche et les yeux grands ouverts et Ellana est morte de rire. Elle, qui se retient depuis un moment, laisse éclater son hilarité. Et j'avoue que pour moi aussi c'est dur de me retenir.

Klaus s'allonge de tout son long. Il est vidé, dans tous les sens du terme. J'attrape le drap des mains de Bill et le dépose sur mon ami pour cacher sa nudité, le temps qu'il récupère et se décide à bouger. Puis je vais éteindre la musique qui avait accompagné ce spectacle plus qu'inattendu. Bill est toujours au même endroit, dans la même position. Je le pousse vers la salle à manger car il n'est pas décidé à bouger. Il s'assoit à sa place et moi à celle de Klaus, voulant être le plus loin possible de ... cette femme.

- Qui veut de la tarte aux fraises !!? S'exclame ma s½ur comme si rien ne s'était passé.

La paix qui avait commencée à m'envahir grâce à Klaus, se volatilise peu à peu. Tout simplement parce que je sens que la mère de Bill me regarde. Je garde la tête baissée, de peur de revivre ce qui s'est passé au début du repas.
Je repars dans ma contemplation des assiettes. Je crois que je n'aurais jamais autant aimé la vaisselle de ma mère. Ah tiens, celle de Klaus est un peu ébréchée. Je me demande bien pourquoi. Est-ce que c'est en faisant la vaisselle, en la rangeant ou encore en débarrassant la table ? Et c'est qui, qui l'a faite ? Mon père ? Non il ne touche quasiment pas à la vaisselle. Ou alors peut-être Ellana ? Et si c'était ...

- Tom !!!!

Je redresse la tête et me tourne vers la personne qui m'a appelé. C'est ma s½ur. Elle est en train de servir la tarte. Ah, elle veut savoir si j'en veux.
Je tends mon assiette, faisant abstraction des regards posés sur moi. Si on peut même plus se perdre dans ses pensées ...

- Je savais pas que t'avais un hobby pour la vaisselle de ta mère, ironise Klaus en s'avançant vers nous, habillé.

Il s'assoit à ma place, me cachant un peu de Simone. Il tend aussi son assiette pour avoir une part de dessert. Au passage, il en profite pour faire un clin d'½il rempli de sous entendus à Bill. Ce dernier qui allait mettre sa cuillère à la bouche pour goûter à la tarte, arrête son geste n plein milieu et baisse la tête en rougissant.
Ravie de son effet, mon ami émet un petit rire qui me redonne un peu de baume au c½ur.

- Oh ! En voyant les fraises, ça me fait penser à un truc !
S'exclame t'il, attirant l'attention de tout le monde.

Toute la table le regarde, attendant la suite. Si j'étais eux, je ne serais pas si impatient d'attendre la suite de l'histoire. Car le connaissant, dans cet état, il y a 90% de chance pour que ce soit quelque chose de totalement idiot.

- Oh, c'était l'été dernier. J'étais chez un ami et on mangeait des fraises avec de la chantilly. Bien évidemment, on a commencé à jouer avec. Y en avait de partout et nous, c'était pas mieux. Couvert de chantilly et de fraises écrasées de la tête aux pieds. Tout ça pour dire qu'à la fin, je me suis retrouvé avec une fraise dans le cul, faisant des allées et venues.


C'est à ce moment je crois bien que le morceau que mangeais mon père a volé. Il a tout recraché, s'étouffant à moitié.

- Ça va monsieur Leurfman ? Demande-t-il en interrompant son récit.

Mais il le reprend bien vite.

- C'était jouissif !!! Franchement vous devriez essayer si vous ne l'avez jamais fait. Tu sais, continue t'il en se tournant vers Bill, si tu veux, je peux te le faire. Je serais très doux, mon chou.

Heureusement que Bill avait fini sa part, sinon on aurait pu commencer un concours du meilleur lanceur de tarte à la fraise. Il baissa une fois de plus la tête, rougissant encore, ses mains jouant nerveusement avec sa serviette.

- Donc je disais que ...

Mais il est interrompu par ma s½ur qui l'attrape par le bras, l'obligeant à se lever. Ils disparaissent quelques minutes pendant lesquelles un lourd silence s'installe. Quand ils reviennent enfin, Klaus semble tout gêné. Je me demande bien ce qu'a pu lui raconter Ellana. Il se rassoit, la tête courbe.
Euh ... ils se sont donnés le mot là ? J'ai à ma droite Bill qui doit encore penser aux fraises dans un usage autre qu'alimentaire, et à ma gauche Klaus qui j'ignore à quoi il pense mais a la même attitude que Bill. C'est-à-dire qu'il est cramoisi et se triture les mains.

Quelques minutes plus tard, le repas est définitivement fini et aucune autre catastrophe n'est arrivée.

- Bien ! Et si je vous faisais visiter la maison et le jardin, Simone et Gordon
, propose ma mère.
- Excellente idée, dit mon père.
- Avec joie, répond le père de Bill.

Ils partent donc tous les quatre dehors pour voir le jardin. Je me sens soudainement soulagé de ne plus avoir leur présence à mes cotés.

- Les garçons, moi j'ai un rendez vous. Je vous laisse ... et soyez sage, enchaîne ma s½ur, un immense sourire aux lèvres.

Dès son se retrouve tous les trois seuls, Bill se lève d'un coup et se jette sur Klaus.

- Mais qu'est-ce que t'es con !!! Franchement avec ton histoire de fraises. Déjà que tu as pensé à moi en jouissant tout à l'heure ; mais là je cris au scandale !!! Une fraise dans le cul. C'est vrai que ça m'aurait peut-être pas dérangé, mais devant mes parents !!!
- Mais t'es trop bandant p'tit Bill
, se justifie Klaus.
- C'est pas une raison !!
- Roh, c'est bon. Au moins Tom il a rit pendant le repas. C'est bien non ?
- Bien sûr que c'est bien. Je me fais tellement de soucis pour lui. Je ne sais même pas comment je vais devoir le lui dire. Parce ce qu'il faudra bien ...
- Me dire quoi ?
Je demande.

Il se retourne brusquement vers moi, les yeux écarquillés. Je crois qu'il m'avait oublié.

- T ... To ... Tom ? Qu'est-ce que tu fais là ?
- Ben j'habite ici jusqu'à preuve du contraire. Alors ?
- ...
- En fait il parlait de sa sexualité
, réplique Klaus. Il est gay.
- Klaus !!! S'exclame Bill.
- Ben quoi, c'est vrai. Il est très convoité par la gente masculine, continue t'il en passant un doigt sur le torse de Bill, d'une manière sensuelle.
- Je t'ai déjà dit non, s'énerve t'il en repoussant la main de l'aguicheur.
- Oui, je sais t'es amoureux. Pas la peine de me le répéter. Bon, de toute façon je dois vous laisser. Merci pour le repas Tom ... c'était ... délicieux. Surtout la tarte.

Il sort de la maison en fredonnant l'air sur lequel il a fait son strip-tease tout à l'heure, ce qui vaut une fois de plus une teinte rouge pour les joues de Bill.
Ce dernier se tourne vers moi et esquisse un faible sourire.

- Je ... ça te dérange pas que je sois gay ?
- Non.


Donc finalement, je m'étais trompé quand j'avais dit qu'il ne l'était pas. Moi ça me dérange pas puisque mon meilleur et unique ami l'est.
Je commence à débarrasser la table et Bill m'aide. En voulant attraper un verre, nos mains se frôlent. Il retire vivement sa main et s'excuse en bégayant. Il est bizarre depuis tout à l'heure. On dirait qu'il n'ose pas me regarder dans les yeux. Je le vois me jeter des petits coups d'½il furtifs. Lui qui avant me fixait, ça me fait bizarre. On dirait qu'il est gêné, comme si le fait que je sache qu'il est gay le dérange.

- Bill, c'est pas parce que tu es homo que je ne vais plus te parler. Ça me dérange absolument pas. Alors arrête de te comporter étrangement.
- Je le sais très bien Tom. C'est pas pour ça ... enfin, laisse tomber.


On finit de nettoyer la table. Il semble enfin se détendre et commencer à reprendre une attitude normale.
Je monte dans ma chambre et il me suit. J'aime pas trop ça mais je ne vais quand même pas le mettre à la porte. J'entends les parents qui rentrent pour voir maintenant l'intérieur de la maison.
Une fois dans ma chambre, je m'allonge sur mon lit, repensant à tout ce qui vient de se passer. Bill s'assoit sur une chaise et continue de me fixer. Je plonge mon regard dans le sien. J'y lis tellement de choses. Et je n'en connais que quelque unes. Les autres me sont inconnues. Je voudrais tant savoir, pouvoir lire ce qui se passe dans ses yeux. Par moment il est gêné, voire troublé. De temps en temps je vois une lueur de malice et de joie mais il y a un quelque chose qui domine et je n'arrive pas à mettre un nom dessus.

Les adultes passent et repassent dans le couloir.
Ah, ils partent enfin. J'ai cru qu'ils allaient passer l'après midi ici. Bill se lève et je peux lire de la tristesse cette fois dans ses pupilles.

- Je vais devoir y aller, dit il d'une voix triste. Je ... j'aimerais faire quelque chose mais je sais que tu n'aimes pas ... les contacts et toi vous êtes pas trop amis. Alors ...

Il attrape une feuille et commence à griffonner quelque chose dessus. Puis il me la donne et s'en va sans attendre que je la lise.
Je regarde donc ce qu'il y a d'écrit dessus. Je sens le rouge me monter aux joues. C'est ...
Waou !!!



OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

MOUHAHA !!! Je l'aime MON Klaus. Propriété privée hein. Il m'appartient.
Sin
on ça vous plait toujourd autant ?
V
ous avez bien rit ? Parce que moi oui.
A
h oui ! On ne menace pas et on ne tue pas l'auteur pour sa crise de sadiqme à la fin ... MOUHAHA !!! Je suis la meilleure. Oups, je m'égare.
De
s questions ?
D
es remarques ?

Sinon, j'ai vu qu'il y avait des petites curieuses. Si vous voulez me parler, voici mon adresse : ashura-o@hotmail.fr

EDIT : Je pense que le prochain chapitre s'intitulera Des chaines



Sinièn


Pix : Des fraises ... miam
Musique en écoutance : Dessert Rose - Sting

# Posté le dimanche 25 novembre 2007 15:18

Modifié le jeudi 24 janvier 2008 04:41

Pour ...

Pour ...
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Hallo,


TH-demon-interieur-fic : Et oui, tu étais la première a passer sur ce chapitre. Si tu veux envoyer ta déclaration à Klaus, pas de problème, je peux faire l'intermédiaire. Par contre je suis pas sûre qu'il te réponde. Tu sais il plane tellement ... En plus c'est MON bébé. Donc je ne partage pas.
Moi sadique ?? OUAI !!!! Ah que je m'aime XD.
Le titre du prochain chapitre est Des chaînes.


billxtom-Stille : Mdr, je te vois bien te lever de ton siège et tourner en rond en disant "mon dieu, mon dieu". Et pour le sadisme, c'est normal, c'est tout moi.

ceriiise-fic-yaoi : Je suis contente que me fic te plaise. Moi, la meilleure de tout ?? Waou ben merci c'est torp gentil de me dire ça.

GanGs-of-lemon : Tu sais quoi, moi aussi je me demande bien ce qu'Ellana a dit à Klaus, lol. Et puis pour le mot ben tu sauras ça au prochain chapitre.

th-drey2 : Contente que ça t'ai plut. SADIQUE !!! SADIQUE !!! Vive les auteurs sadiques. Vive l'AASM (PCLOIFP) (Association des Auteurs Sadiques et Masochistes ( Puisque Coupant Là Où Il Faut Pas)) !!!!

Tori-Th : Après les larmes, Tori se pisse dessus. Ben dis donc c'est pas bon pour toi de lire ma fic. Que je suis fière de mes idées perverses. Vive les fraises !!!

blackmarketworld : Moi aussi je m'imaginais trop la scène. J'en ai eu l'idée un soir dans mon lit et je voyais trop Bill et Tom tenir le drap avec derrière Klaus à poil en train de se masturber. Je me demande bien pourquoi toutes mes bonnes idées murissent quand je suis en train de m'endormir ...


identites-perdues : Je suis contente que ça t'ai plut et merci pour tes coms. Ravie que MON Klaus te plaise.

Imane : T'aurais pas voulu être à la place de Bill ?? Moi si. Pouvoir voir Klaus en pleine action de travaux manuels... hum han ça donne envie. Tu sais, Klaus est un peu perdu lui aussi (pas de la même manière que Tom) et quand il se drogue il ne sait plus trop ce qu'il fait et ce qu'il dit. Enfin si, il le sait mais ne se rend pas compte de l'effet que peuvent avoir ses actes et paroles.
Pour le fait que Bill voulait enlacer Tom, tu n'est pas loin. Et ce qu'il a écrit c'est un peu un mot doux, mais pas vraiment aussi.


bountyaoi : Désolé mais ta question n'est pas recevable. Tu auras la réponse en même temps que tout le monde.


alles-hier-ist-ohne-mich : La fraise dans le cul ... imagine que la seule fois où je vais sur un site porno gay je tombe sur ça. C'est pas bon pour ma perversité. Maintenant je vois plus les fraises de la même manière. L'autre jour, j'en mangeais et j'étais morte de rire. Ma mère a rien comprit.


titilover19 : Je sais pas si c'est agréable une fraise dans le cul. Mais c'est bien marrant. Pour le film, tu me tiens au courant quand tu te lances dans la réalisation =D.
Que de michancetés !!! Me tuer .... snif ... Faut bien que de temps en temps l'auteur s'amuse avec ses lecteurs. Nan ? Si on peut même plus être sadique !!!!


fan-fic-gus-tav-66 : Klaus n'est pas un abruti. Quand il fait ses crises de folies, c'est toujours à cause de la drogue. Donc il ne s'en rend pas vraiment compte. Et puis il se sent tellement mal que pour lui c'est un moyen d'échapper à ce qui l'entoure et l'oppresse.

fic-th-yaoi-yuri : Merci pour ton com. Je suis ravie que ça te plaise.

x-nais-x6 : Merci pour tes coms. Quand je pense qu'au début Klaus ne devait pas avoir un aussi grand rôle. Je suis contente qu'il plaise toujours autant.

nach-diir-kommt-niichts : Tiens ça me fait penser que je suis pas encore venu te harceler aujourd'hui. Va falloir que je me rattrape. Qu'est ce que je t'aime. Mais bon ça tu es au courant puisque que ya les épousailles en cours. Mine de rien tu m'as bien fait rire avec ton com, le dernier je parle.

o0Mein-Herz-brennto0 : T'étouffe pas mon petit ange. Je suis trop loin pour te faire du bouche à bouche. 'tain, ça me fait repenser à notre conversation où tu m'as dit que tu me faisais l'amour mdr. Ah et puis je vais être gentille, vu que samedi c'est mon annif. tu verras bien ...
Toi tout de suite les idées perverses. Pk une chose coquine ??


Hilf-miir-leben : Moi aussi j'aime les fraises, encore plus encore qu'avant. Bon alors pour Klaus, il n'y a pas encore de fan club. Mais si tu veux le créer, je sais qu'il y aura beaucoup de membres. Pour ce qui est de l'épouser, désolé mais c'est pas possible. C'est MON Klaus, MON bébé.
Ah oui, Bill est amoureux mais je ne dis pas de qui. Mystère ...


x-toi-moi-nous-th-x : Bien sur que je me rends compte d'où j'ai coupé mon chapitre. C'est fait tout exprêt. Et encore heureux que tu n'ai pas le droit de me tuer, parce que sinon t'as pas la suite et personne ne saura le fin mot de l'histoire. MOUHAHA !!! Je me sens comme un dieu là !!!!

So : Merci pour ton com et pour tes compliments, ça me touche énormément.
Alors pour tes questions, Klaus n'est pas amoureux de Tom. C'est son ami et il le considère aussi presque comme un amant, mais pas plus.
Ensuite, Tom est vierge. En fait il n'a connu aucune relation. Mais je vais aborder ça dans les prochains chapitres.
Enfin, Tom est ... ben je sais pas. Bon, il va être attiré par Bill puisque c'est une fic yaoi. Je pense qu'il sera plus Billoussexuel (attirance que pour Bill).
Et pour Bill, il est bien gay même si il refuse toutes les propositions qu'il peut avoir. Il est peu lui aussi Tomissexuel. (Ces termes m'appartiennent !! Pas toucher, sinon je tape!!!)


fics-yaoi-annuaire : Merci pour ton com.

x-fur-miich-x : Mais c'est quoi ces gens qui ont des idées de meurtre !!! Si on peut même plus être sadique !! Tu en demandes beaucoup : que le sadisme s'arrête ... que ça ...

billou-und-tommy : Merci pour ton com. Je suis contente que ça te plaise.

coco : Pas grave si tu as raté le chapitre précédent. Merci pour ton com.

naunau13 : Merci pour ton com. Je suis ravie que cette suite te plaise.

lili : Contente que tu ai bien rit. Bil est amoureux de ... eh ben non je garde le mystère ...

x-bill-und-tom-vampire-x : Merci pour ton com et je suis contente que ça t'ai plut. Je comprends pas, c'est pas la première fois que tu me dis que je réponds pas à tes questions, pourtant je le fais toujours. Parce que quand je relis tes coms, je vois pas tes questions T__T. Désolé.

bananexpowaax124 : KYA !!! Encore un de tes coms !!! Je suis contente que ça t'ai plut au point de presque te faire pipi dessus.
Bon alors je rectifie quelques erreurs dans ton com.
Klaus n'est pas amoureux de Bill. Il aime juste son corps. Il le trouve beau et bon mais ça s'arrête là. Parce qu'il sait très bien en plus que Bill aime quelq'un d'autre et ne couchera pas avec lui.
Tu sais, j'essaye toujours de trouver un titre qui veuille signifier quelque chose, qui ai un impact.


THfan-dream-fic : Klaus a su que Bill était gay le soir où ils sont rentré ensemble alors que Tom était malade. En tout cas, ravie que tu ai bien rit.

th-bloodtears-th : Gêné ? Pourquoi ?
Puis, tu sais, Klaus/Gus, c'était juste pour que les lecteurs aient une idée du physique. Sinon le caractère est made me.
Sache que jamais les coms ne sont innutiles. C'est toujours un plaisir de les lire.


xUnSEr--TrAuMx : J'en avait pourtant déjà parlé que Klaus trouvait Bill interressant physiquement. Il bave même dessus. Sinon, je suis heureuse que tu ai aimé.


yaoi-bill-tom-rine06 : Bah, pourquoi Bill ne pourrait pas regarder Klaus se faire du plaisir. Pour l'instant y a rien entre Tom et lui et puis on peut toujours regarder tant qu'on ne touche pas ... T__T.

marine : Contente de te revoir ma puce. Et je suis ravie que tu ai aimé.


mama : Merci pour ton com et je suis contente que ça t'ai plut.

laura : Merci pour ton com. Je suis ravie que ce chapitre t'ai plut et Klaus aussi.


xlemonx : Tu vas mieux ? Guérie ? J'espère. Et puis c'est normal que tu veuilles savoir ce qu'à écrit Bill. Oui parce que c'est écrit et pas dessiner.


oo0fic-th-2-0oo : Merci pour ton com. je suis contente que tu ai aimé.

x-Bulle--Ephemere-x : Merci pour ton com. Ravie que cette suite te plaise.

In Love : Désolé pour cette vision de pure débauche que tu auras désormais en mangeant des fraises. Je t'ai pas trop traumatisé ?

secret-mem0ries : Contente que ce chapitre t'ai plut.

buryme : Moi, sadique ?? Et fière de l'être MOUHAHA !!! Sinon je suis contente que ça t'ai plut.

Kiara : Remise de tes émotions ?? Elles étaient bonne les fraises ?? C'est pas trop la période t'as réussi à en trouver ?? Je suis contente que tu ai adoré ce chapitre.

Elwing : Tu sais, c'est une fic ma puce donc je suis libre de leur faire un peu n'importe quoi. Donc c'est vrai que les réactions peuvent paraitrent extrème mais c'est comme ça que je voyais la scène et pas autrement.

Nina : YATAAAAAAAAAAA !!! je désespérais de ne pas te voir. Je suis vraiment contente que ces 2 chapitres t'ai plut. Pour la tarte aux fraises, au départ j'étais parti avec un dessert et juste un dessert. Et puis en écrivant j'ai repensé à une scène que j'avais vu. La seule fois de ma vie où je vais sur un site porno gay (curiosité oblige), je tombe sur un gars qui se fait sodomiser par une fraise. J'ai fait le remake de bubulle le poisson rouge :O. Et je me suis "Faut que je l'inclu dans ma fic, obligé."
Merci pour tous tes compliments, ça me touche énormément.



Biyouxx à tous.
Vous n'aimeuh ... même ceux qui laissent pas de com.
J'ai écrit le moitié du chapitre suivant là. Donc dès que j'ai finit, je le poste. Promis.

Je pense poster Samedi.


Sinièn

# Posté le jeudi 29 novembre 2007 06:40

Modifié le jeudi 24 janvier 2008 04:55

Chapitre 12 : Des chaînes

Chapitre 12 : Des chaînes
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Chapitre 12 : Des chaînes



Je relis ces quelques mots qu'il m'a laissés sur cette feuille blanche.
Relire encore et encore. Laisser mes yeux glisser dessus et briller à leur guise.
Mes doigts retracent le contour des lettres, comme pour les graver à jamais. Je souris bêtement, comme une collégienne qui vient de recevoir son premier baiser.
J'ai l'impression de rêver. Pourtant non, c'est bien réel. Il y a son odeur dessus et je reconnais son écriture. Elle est en contraste avec la mienne. Moi, mes lettres sont très “carrées”. Beaucoup de traits, peu d'arrondis. Penchée sur la droite et assez fine.
La sienne est penchée de l'autre coté et ses lettres sont rondes. Des arabesques aux mille variantes.
A croire que beaucoup de choses nous opposent. Notre physique, notre look, notre attitude, notre écriture ... Est-ce que c'est ça qui, finalement, fait que je l'attire ?

- Espérer ...

C'est si peu ce qu'il a écrit ; et tellement en même temps. Un peu comme une illusion que l'on frôle de peur de la briser. Et je frôle ses mots ... des mots que pour moi. Est-ce que finalement ça vaut le coup, que même si le chemin semble sombre et long, que je me perds dans une mer déchaînée où souffle mille vents ... Est-ce qu'il y a quelque chose au bout ?
Peut-être ...
Se perdre pour mieux se retrouver et croire, espérer qu'on peut vivre. Bannir à jamais ce mot ; survivre et le remplacer par un autre ... plus beau, plus fort ... plus “nous”.
Mes yeux se perdent et se noient dans ses phrases. Elles dansent devant moi ... un ballet digne des planches de l'opéra. Mais leur scène n'est qu'une vulgaire feuille et leurs costumes une banale encre noire. Et même si tout ça n'est que simplicité, c'est la chose la plus merveilleuse qui s'offre à mes yeux ... le plus beau spectacle que j'ai jamais vu.
Un sentiment de plénitude m'envahit. J'y crois ...

- Ses bouts de chairs rosées qui se posent sur ta peau diaphane, Dans un bruit de vent heureux. Espérer que ce n'est pas un adieu. Croire que te revoir sera encore meilleur que la fois précédente, Parce qu'avec toi tout est éclatant.

Je tombe allongé sur mon lit, ses mots à lui reposant sur ma poitrine, près de mon c½ur qui cogne comme un fou. A croire qu'il veut sortir pour aller à la rencontre de ces mots. Mais je sais très bien qu'il ne peut pas car des chaînes le retiennent. Solides, incassables. Des chaînes avec de gros maillons qui emprisonnent mon c½ur dans mon corps et l'empêchent de sortir. Parce que je l'ai voulu à un moment.
J'ai laissé cette prison se créer et maintenant je n'arrive plus à en sortir ... ou quand j'essaye c'est trop douloureux.

- Est-ce que c'est vrai ... ce que tu m'as écrit ? Est-ce que toi, tu es différent des autres ?

- To ... mi ...chouuuuu !! Hihihihi !!! Dis Tomi ...


Je fixe le plafond, cherchant une réponse à mes questions. Une blancheur ... encore. Du blanc qui m'entoure. Mais que signifie ce blanc ? Pourquoi je m'y sens de moins en moins bien ? Que je cherche toujours une trace de son opposé ? Comme si une dépendance venait de naître en moi. Je suis enchaîné dans un monde aux deux tontes ... opposées mais qui s'unissent si bien.
Blanc comme ce monde qui jusqu'ici m'a abrité. Où j'ai pu me retrouver et m'échapper. Une absence totale de couleur. Un vide ... comme moi.
Et noir comme le monde de mon ange. Là où je découvre un tout nouvel univers qui, même si parfois, il m'effraye, j'aime m'y plonger. Un tout qui réunit toutes les couleurs ... symbole de mon passé oublié ?

- Plouf ...

Je nage entre deux eaux et je ne sais laquelle choisir. L'une m'est connue et je sais ce qui m'y attend. L'autre est trouble, souvent trop, mais ce que j'y découvre me fait espérer. Quelles chaînes dois-je briser ? Est-ce que je dois me laisser emporter par le torrent que crée Bill autour de moi ou y résister et faire ce que j'ai toujours fait ?

Je reste toute l'après midi couché sur mon lit à réfléchir, relisant ses mots. Et à chaque fois que mon regard croise cette feuille, je ne peux empêcher mon c½ur de s'emballer ; de le sentir battre dans mon corps, propulsant le sang dans chaque cellule de mon être.

Espérer que ce n'est pas un adieu. Adieu ... serais je capable d'en faire un maintenant ? Je ne crois pas. D'autres chaînes m'entourent ... des nouvelles que je ne comprends pas. Je les vois juste s'enrouler autour de moi et me caresser la peau. Elles sont douces ... pas douloureuses comme les autres.
Que signifient elles ? J'aimerais tant comprendre.

- Tom ?

J'ouvre les yeux et tombe sur ma s½ur qui est penchée au dessus de moi.
Elle s'assoit sur mon lit et regarde avec curiosité la feuille qui repose contre mon c½ur.
Je me redresse lentement pour finir assis à mon tour. Quant au papier, il glisse et atterrit sur mes genoux.

- Je te dérange ? Me demande t'elle.

Je secoue la tête de gauche à droite en signe de négation.

- Je sais que ... en ce moment ... enfin ... Tu sais que je t'ai jamais aimé ? Que si je fais ça c'est parce que je l'ai promis.

J'acquiesce, attendant la suite.

- Cette promesse, je me dois toujours de la tenir, même si ... des évènements arrivent et font qu'elle change. Ne t'attends pas à ce que je te laisse t'en tirer comme ça !! Je suis encore ta s½ur et même si je fais de moins ne moins partie de ta vie, je suis là.
- Ellana ... pourquoi ?
- Parce que je me dois d'être là. C'est comme ça. Je le fais car c'est comme ça. J'ai accepté. ... il y a longtemps. Je sais qu'en ce moment beaucoup de choses t'étourdissent. Des questions naissent et tu ne trouves pas de réponse. Je voudrais juste que ... quand tu les découvriras, tu ne m'oublies pas. Fuir n'est pas une solution et s'enfermer encore moins. Si tu apprends à mieux regarder autour de toi, tu verras que tu peux y croire. Moi je suis juste là pour toi. Que tu le veuilles ou pas.
- Pourquoi ... tu ne m'aimes pas ?
- Tom ... Je ne suis pas celle que tu crois. Je ne peux pas te répondre parce que ce n'est pas à moi de la faire. Mais s'il te plait, quand tu comprendras tout ... je suis là. Et si je ne t'aime pas, c'est que je ne peux pas.
- Un jour je comprendrais ?
- J'espère
, me murmure t'elle avant de se lever et de sortir de ma chambre.

Je n'ai rien comprit de ce qu'elle m'a raconté. Enfin quasiment rien. Elle en sait plus qu'elle ne veut le dire mais je sais bien qu'elle restera muette.
Je regarde l'heure. Il est presque 19 heures.
Je décide d'aller me doucher.
Mes habits glissent sur ma peau, la dévoilant au fur et à mesure. Des cicatrices visibles qui m'écoeurent un peu plus chaque jour. Des chaînes qui m'aident à me sentir vivant et qui, en même temps, me tuent un peu plus à chaque instant.
Je glisse sous l'eau bouillante. Ma peau rougit sous la chaleur et de la vapeur emplie la pièce. J'ai chaud, si chaud et pourtant si froid en même temps. Il me manque quelque chose. Je ne sais pas ce que c'est et cela m'effraie.
En me lavant, je remarque que certaines plaies disparaissent. J'ai peur. Mes chaînes m'abandonnent et ne me retiennent plus. Je n'ai plus rien pour m'empêcher de sombrer. Je m'écroule dans le bac de douche, des larmes coulant sur mes joues.

- Tomi ... Ensemble ? Toujours ? Promis ?

La voix de mon ange est si faible. Comme un murmure.

- Dis Tomi ... Je t'aime. Et toi ?

Je pose ma main sur mon c½ur. Je le sens battre à une vitesse folle. Mon ange m'aime. Il m'aime !!! Et je crois que les lianes de fer qui emprisonnaient mon coeur se meurent un peu.
Je pleure toujours mais mon désespoir a laissé place à une joie immense. Je souris et me relève.
Non, j'ai toujours des chaînes qui m'aident. Plus les mêmes, certes. Celles là sont plus belles. Noires, un peu douloureuses à certains endroits mais si belles. Je sors de sous l'eau et me sèche. Puis j'enfile des vêtements chauds et confortables.

La nuit est tombée et la lune s'est levée. Je vais à la fenêtre la regarder. Belle, mais trop blanche, trop lumineuse. Ça me fait mal aux yeux alors je détourne le regard et regarde devant moi.
De là où je suis, je peux voir mon parc, mon repère. Une forme sombre y pénètre. Je me demande bien qui cela peut il être. Personne n'y vient. La forme s'assoit sur la balançoire. Comment ose t'elle venir dans mon domaine ??
Je décide de sortir pour voir qui c'est.

Il fait vraiment froid dehors. Je souffle dans mes mains pour les réchauffer. Je marche et j'ai l'impression de tirer un boulet derrière moi.
Une fois arrivé devant le petit portillon, j'hésite à le pousser. Je suis devant et le fixe, comme attendant l'autorisation de pénétrer dans le parc.

- Tu peux venir.

Je lève la tête et voit la forme sur la balançoire me fixer. Je devine qui c'est mais n'en suis pas totalement sûr.
J'avance lentement. Je veux retarder la confrontation. Mais cette dernière arrive bien trop vite et me voilà en face d'elle. Ou plutôt lui, vu que c'est Bill.

- Tu veux que je parte ?

Je ne sais pas. J'ai envie d'être seul ici et en même temps je ne trouve pas la force de le lui dire. Comme si quelque chose me retenait. Il attend, se balançant légèrement. Et je voudrais faire demi tout mais je n'y arrive pas.
Pourquoi ??
Je m'approche de lui et tends le bras. Mes doigts rencontrent alors le froid brûlant des chaînes qui retiennent la balançoire, qui le retiennent. Je n'avais jamais fait attention à quel point elles pouvaient être douces et rugueuses. Je retrace les maillons, descendant le long pour arriver à quelque chose de complètement différent. C'est très chaud et incroyablement doux.
Il a les mains douces.
Je remarque alors que je caresse sa main, hypnotisé par sa pâleur. Il attrape la mienne et se relève, la serrant toujours, tandis que mes doigts continuent de caresser sa peau. Nous sommes debout, face à face. Moi, je fixe nos mains qui s'enlacent. Lui, il me regarde et les picotements caractéristiques me réchauffent un peu, juste assez pour ne plus frissonner.
Avec sa main, unique lien qui le relit à moi, il me guide et me fait asseoir sur la balançoire. Puis il se met derrière moi. J'attrape le fer dans mes paumes. Froid, tranchant, presque douloureux. Ça l'est même trop. Je vais pour retirer mes mains quand quelque chose me retient. Il vient de poser les siennes, si chaudes et si douces, sur les miennes. Soudain, les chaînes me paraissent moins désagréables.
Et puis je décolle, doucement. Il me pousse, me permettant d'aller un peu plus haut dans le ciel. Et je n'ai qu'une envie quand je m'élève dans la nuit, c'est de redescendre au plus vite pour me rapprocher de lui. Je veux sentir sa chaleur près de moi, sa douceur sur moi.
Il continue de me faire voler quelques instants puis je décide d'arrêter. Mes pieds touchent le sol et lorsque j'essaye de me relever, ma tête tourne. Une ivresse parcourt mon corps. Pour ne pas tomber, je me raccroche aux chaînes de la balançoire.

- Tom ?

Je relève la tête. Bill est juste en face de moi et je sens qu'il s'inquiète. Alors je souris pour le rassurer. Il me rend mon geste. Lentement, ma main se lève et mes doigts rencontrent ses lèvres. Je les laisse juste posés dessus.

- Pas d'adieu. Juste bonne nuit, dis je avant de me retourner et de partir.

Je ne sais pas quelle réaction il a pu avoir. A-t-il comprit au moins ce que je voulais dire ? J'espère.
Juste avant de rentrer chez moi, je regarde quelques minutes la maison de Bill. Mes yeux se dirigent directement vers cette fenêtre où la dernière fois il y avait de la lumière. Cette fois, c'est tout noir. Après tout si c'est sa chambre, c'est normal.
Je finis pa rentrer chez moi. Ma mère est dans le salon en train de lire un livre. Mon père est déjà parti au travail et quant à Ellana, il me semble qu'elle avait une sortie avec des amis ce soir.
Je monte dans ma chambre et enfile mon pyjama. Il est encore tôt. Même pas 21 heures. Mais je me couche quand même, me glissant sous la couette chaude.
Sa feuille est toujours là, à coté de l'oreiller. Je la prends contre moi et retrace une fois de plus les lettres. Je remarque alors que mes mains portent les marques de la balançoire. C'est la première fois que les maillons laissent des traces sur mes paumes. J'observe ces tracent et je passe mes doigts sur les bosses et les creux formés dans ma chaire.
Souvenir de ce moment ensemble, Bill et moi. Mais celles là, ce sont lesquelles ? Je ne pense pas que se soient les douloureuses, ce n'est pas les mêmes marques. Ça n'est pas pareil. Ça y ressemble mais il y a quelque chose en plus. Quelque chose de nouveau. Et cette chose ne cesse de grandir en moi. Je voudrais comprendre mais je n'y arrive pas.
Je finis par fermer les yeux et m'endormir.

Lorsque je me réveille le matin, je suis toujours dans la même position. Couché sur le coté gauche, les doigts de ma main droite dans la paume de mon autre main et la feuille de Bill juste à coté de ma tête.
Je me tourne et me retrouve sur le dos. Il fait vraiment sombre pour 10 heures. Comme si la nuit arrivait. Je me lève et vais ouvrir les volets. C'est couvert dehors. De gros nuages assombrissent le ciel. Des nuages annonciateurs de pluie ... et peut-être d'orage. J'en tremble rien que d'y penser. Je referme vite la fenêtre. Puis je vais prendre mon petit déjeuner et retourne dans ma chambre pour travailler. Je dois rattraper mon retard et faire mes devoirs. Je passe toute la matinée assis à mon bureau, le nez dans mes livres et cahiers.
A midi, quand ma mère m'appelle pour manger, je descends dans la salle à manger et m'aperçois alors qu'il pleut. Ça mouille bien même. Mais il n'y a pas d'orage donc ça me va. Le repas se passe bien. Ma mère et ma s½ur parlent ensemble, comme toujours ; et moi je reste là à manger le minimum suffisant, les écoutant d'une oreille.
Je suis en train de débarrasser quand quelqu'un sonne à la porte. C'est Ellana qui va ouvrir.

- Oh Ellana !! On a plus d'électricité, dit une voix qui me semble familière.

Je me retourne et vois Bill et ses parents trempés, entrer dans la maison. Bill m'adresse un petit sourire, ainsi que ses parents qui me saluent. Mais je ne leur réponds pas. Je ne garde pas un bon souvenir de notre première entrevue. Je continue ma tâche et c'est alors qu'un éclair illumine le ciel noir et un grondement sourd tonne.
Les assiettes que je tiens dans la main tombent sur le sol dans un fracas et se brisent en mille morceaux. Moi, je suis tout tremblant et comme paralysé.
Bill se précipité vers moi et se met devant moi.

- Tom ? Tom ?

Il y a u autre éclair. Non pas ça. Je veux pas. Et de nouveau le tonnerre.
Je me jette dans les bras de Bill, enfouissant ma tête dans son cou, serrant ses habits pour sentir son corps le plus prêt du mien.

- C'est rien Tom. Ça va passer. N'y pense pas.

Je suis tout crispé contre lui. Je sens qu'il m'entraîne avec lui. On finit assis sur le canapé. Je me recroqueville contre lui. Une de ses mains est dans mon dos et tente de m'apaiser. Mais l'orage continue et ma peur grandit en même temps.
Je sens le sofa s'affaisser à coté de moi.

- Ça va aller ?

J'ai reconnue sa voix. C'est Simone, la mère de Bill. Cette voix que je trouve si belle et qui provoque en moi des frissons d'effrois.

- On plouf ensemble ? Hihihi !!!! Je t'aime. Promis ? Plouf Tomi ... Ensemble ? Hihihi !!!! Aaaaahhhhhh !!!!!

Et je vois mon ange ouvrir ses ailes comme pour m'accueillir et un énorme flash lumineux m'éblouir. Ce dernier évanoui, mon ange a disparu. Et j'ai froid si froid. Je me blottis encore plus contre Bill qui resserre son étreinte comme si il avait comprit mon besoin.



OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Verdict ?
--
> Vous aimez ou pas ?
--
> Pas déçu par ce que a écrit Bill ? Vous trouvez ça beau ? Vous pensez à quoi en lisant ces quelques phrases ? Parce que en fait ça fait longtemps que je les ai écrites en pensant à une scène de ce genre et j'attendais le bon moment pour les mettre. En plus j'ai eu comme une illumination avec et je me suis relevée vers 2h du mat pour les noter que une feuille à la va vite.
--> Pour
les chaînes ... Vous en voyez combien de sorte ? Et que représentent t'elles selon vous ?
-->
Et le discours d'Ellana à Tom, vous aimez ? Vous pensez qu'elle essaye de dire quoi ?
--> Ah !
Et pour finir ; la fin. Quand Simone parle et ce que ça provoque chez Tom ... qu'est ce que vous comprenez ?

Si vou
s pouviez répondre à ces quelques questions, ça m'aiderait beaucoup et ça me ferait super plaisir. En plus aujourd'hui c'est mon annif alors vous voulez pas que je sois triste hein ... ?

Biyouxxx à vous tous

EDIT : Merci à tous ceux qui ont répondu à mes questions. J'ai remarqué que la plus part d'entre vous voyait 2 sortes de chaînes. Il y a bien celles du passé, celles qui sont douloureuses. Mais après, il y a encore 2 autres sortes de chaînes. Bien souvent vous les avaient mélangées, car il est vrai que c'est difficile de les dissocier.
Alo
rs je vais vous donner un petit indice. 3 mots : Passé, présent, futur.

ReEDIT : Le titre du chapitre 13 sera Je t'aime
Alors qu
e va t'il se passer ?

Dites, vous pensez pouvoir arriver à mettre 100 coms sur cet article ??



Sinièn


Pix : Mains enchainées
Musique en écoutance : Vorbei - Nevada Tan





ATTE
NTION LES GENS !!!!

Au
jourd'hui jour de grande bonté de votre auteur préférée (comment ça c'est pas moua ... snif ...). Après vous avoir posté cette magnifique suite, je vous annonce la création d'un nouveau blog avec ...





















UNE NOUVELLE FIC YAOI !!!!
Eh, c'est pas tous les jours que j'ai 19 ans. Je vous avais promis une surprise, ben la voilà.

Donc, rendez vous tous ICI ou bien LA ou encore CLIK DESSUS

# Posté le jeudi 29 novembre 2007 09:51

Modifié le jeudi 24 janvier 2008 04:42

Pour ...

Pour ...
*`¯) *`¯)
.`¯ .`¯) .*`¯)
(_.` (_. . ..`
. . . . . . . .(_.*`¯`*.->



Hallo,

Merci à tous ceux qui m'ont souhaité mon anniversaire. Et aussi, petite note en bas à lire.

TH-demon-interieur-fic : Encore heureux que tu n'ai pas tout compris. Sinon ça voudrait dire que j'ai mal écrit. En effet, la voix de Simone fait revenir des souvenirs. Mais t'as pas répondu à mes questions snif.


fic-th-yaoi-yuri : Non t'es pas un boulet, j'ai une lectrice qui n'avait même pas comprit où était le mot de Bill T_T.
Pour les chaînes je suis d'accord sur les blanches et les noires, même si tu n'as pas trop développé la dernière et que je sais pas vraiment si ce à quoi tu penses est bien juste ou seulement un peu. Par contre, pour la troisième ce n'est pas bon. Mais déjà, tu en as vu 3, ce que tout le monde n'a pas remarqué.
Pour Ellana, tu as aussi raison. Et c'est par rapport à la promesse.
Et pour ta dernière explication tu as bien répondu également.
Très bien dans l'ensemble.


Lili : Merci pour ton com. Ravie que ce chapitre t'ai plut.

blackmarketworld : Ah ... tu n'as pas bien comprit quelque chose. Bill n'a pas écrit qu'un seul mot. Il a écrit plusieurs phrases. C'est le passage où Tom parle au début - Ses bouts de chairs rosées qui se posent sur ta peau diaphragme, Dans un bruit de vent heureux. Espérer que ce n'est pas un adieu. Croire que te revoir sera encore meilleur que la fois précédente, Parce qu'avec toi tout est éclatant.
Pour Ellana, elle ne peut pas l'aimer et ne l'aime pas pour diverses raisons que je peux pas te dire car je révèlerais certaines choses. Mais d'autres on trouvé donc si tu lis leurs coms tu peux savoir.


x-fur-miich-x : Pas mal d'avoir vu le mot de Bill comme une déclaration d'amour indirect. On peut le voir comme ça. Mais pas totalement non plus. Ou alors en amour fraternel.
Pour les chaînes il y en a 3. Les chaînes que tu m'as cités sont bonnes mais il en manque une troisième, la plus difficile car j'en ai presque pas parlé.
A propos d'Ellana, tu penses très bien xD. Et pour Simone c'est pareil.


yaoi-bill-tom-rine06 : Tout à un rapport avec le passé de Bill et Tom (sauf les frasques de Klaus xD). Par contre pour ta supposition sur le plouf, il y a bien un rapport avec l'eau, et le cri mais ce n'est pas rapport à une espèce de noyade. J'ai laissé des indices mais faut arriver à les trouver ...

th-drey2 : Alors, tu as enfin comprit ou toujours pas ? Et puis tu as l'ait quand même d'avoir pigé s=certains trucs vu que tu as des réponses justes.
Pour les chaînes il y en a bien 3. Mais celles qui empêchent Tom d'aller vers les autres n'existent pas. Et puis par rapport à celles que tu dis qui ont un rapport avec Bill, c'est un peu flou. Car il y en a 2 qui ont un rapport avec lui.
A propos d'Ellana, tu as raison.
Par contre pour la mère de Bill, il n'aime pas sa présence, vu qu'elle provoque des choses chez lui.


xUnSEr--TrAuMx : Merci pour tous tes compliments ça me touche énormément. En effet le passage avec le “mille vents” est un peu inspiré de 1000 meere. Mais c'était juste à cet endroit. Pour le reste c'est pas voulu si ça t'a fait penser à cette chanson.
Pour les chaînes il y en a bien 3. Les premières que tu m'as décrites sont justes, sauf pour l'histoire de l'ange blanc. Ce dernier est à la fois avec ces chaînes et avec celles que tu me décris ensuite. D'ailleurs, pour les secondes chaînes là tu as totalement raison. Enfin, pour les dernières, ce n'est pas ce à quoi je pensais. Elle sont en rapport avec Bill et, à vrai dire il est difficile de vraiment les trouver et les comprendre car je ne les ai que partiellement abordée.
Pour ce qui est de l'orage, tu es sur la bonne voie. Il a une grande importance. C'est pourquoi j'y reviens. Par contre Simone n'est pas aussi méchante que tu à l'air de penser. Elle aime ses fils et ne pourrait jamais leur faire de mal.


x-bill-tOm-fiic : Euh ... non tu n'avais pas de retard. Je suis née le 1 décembre. Merci pour tes coms. Pour sur que Bill est heureux avec Tom. C'est son frère après tout. Pour Simone, c'est bien ce que tu penses au début. Pour ce qui de savoir si c'est sa vrai mère ou pas, je ne dis rien mais j'ai laissé des petits indices qui peuvent donner la réponse.

Tori-Th : Pauvre toi xD. Tu pleures, tu pisses, t'es perdue. Décidément lire ma fic t'ai plutôt néfaste. Par contre tu ne pas laissé d'autres coms. Je sais ce que tu en as pensé.

Laura : Tu n'avais pas de retard pour mon annif. Je suis née le 1 décembre. Je sais pas si tu comprendras mieux en lisant la suite ... enfin les suites immédiates. Mais j'espère que tu y arriveras quand même.

identites-perdues : Tu t'attendais plus à quoi ? Tu m'as dit que tu ne savais pas mais tu as bien une petite idée quand même, non ?

bountyaoi : Merci pour ton com et je suis contente que ce chapitre t'ai plut.


x-bill-und-tom-vampire-x : C'était ça ta question !!! Mais j'y ai déjà répondu. J'avais dit que je ne savais pas. Pour l'instant je ne vois pas ma fic avec un POV de Bill. Mais bon je ne pensais pas non plus qu'elle allait prendre cette tournure. Vu que je ne sais pas trop ce que je vais écrire d'un chapitre à un autre, je ne peux prévoir ce genre de chose. Mais il m'arrive parfois d'y réfléchir et j'ai quelques idées qui me viennent. Pas forcément un POV de Bill mais quelque chose qui s'y rapproche. Puis ce ne sont que des idées et je ne suis sûre de rien. Ai-je répondu à ta question ?

billxtom-Stille : Alors déjà merci de répondre à toutes mes questions.
Alors, pour ce qui est des chaînes blanches, tu as raison. Ensuite si j'ai bien comprit tu vois encore 2 autres sortes de chaînes. Je me trompe ? Malheureusement, -si j'ai bien comprit- tu m'as séparé les chaînes que tu me décris en 2 sortes alors qu'elles st les mêmes. Donc en fait tu n'en as vu que 2 dans ton raisonnement. Tu n'aurais donc pas vu la 3ième sorte de chaînes, qui est d'ailleurs la plus difficile à voir.
C'est vrai que le discours d'Ellana est confus et c'est normal. Car elle ne peut pas tout dire sans tout révéler. Et ce n'est pas à elle de le faire.
Quant à Simone. C'est pas vraiment qu'il s'est passé un truc dont il a peur avec elle, mais ... rah je peux pas te le dire sans tout dévoiler. Désolée.


Imane : Merci déjà pour tous tes coms. Je suis contente que ça t'ai plut. Alors, pour ce qui est des chaînes blanches, tu as raison. Ensuite pour ce qui est des chaînes noires, tu as aussi raison. Et en fait tu as trouvé la 3ième sorte de chaînes sans, je pense, t'en rendre compte. Les nouvelles, celles que tu associes à un amour possible (et où tu n'as pas tort) sont les 3ième chaînes.
C'est vrai que Tom hésite et c'est normal. Le passé, connu mais douloureux ou le futur, inconnu mais qu'y peut s'avérer heureux. C'est dur de choisir pour lui.
Si Ellana n'aime pas Tom c'est qu'elle ne le peut pas tout simplement. Et comme tu le dis, elle sent que Tom se rapproche de la vérité. Car elle arrive à lire en lui. Comme elle sait quand il se mutile alors que rien ne le montre.
Au fait, tu penses bien xD, quand tu parles de l'amour.
Enfin, pour ce qui est de Simone, il est vrai qu'elle est un élément essentiel du passé de Tom. Mais elle n'est pas si horrible qu'on peut le penser. Je ne peux pas dire pourquoi, car ça reviendrait à tout dévoiler, mais pour Tom c'est dans la logique de son passé.
Ah ! Et je te rassure, tous tes coms me plaisent.
Encore une chose, j'ai dit à tous mes chapitres que tu les aimais. Et puis encore heureux qu'il va se passer quelque chose dans le chapitre suivant. Il se passe toujours quelque chose dans mes chapitres. T'inquiète j'ai comprit où tu voulais en venir.


fics-yaoi-annuaire : J'espère que ça t'as plut.

naunau13 : Contente que ce chapitre t'ai plut et tu n'étais pas en retard pour mon annif.

Nina : Auteur préférée ? OO. Je sens que je rougis. C'est trop gentil.
Si tu ressens les choses comme à la place de Tom, c'est normal. Je fais tout pour que le lecteur s'imprègne des émotions de Tom, comme si c'était lui. Ainsi c'est plus vivant et l'intrigue est encore plus intéressante.
C'est vrai que Tom réfléchit et encore heureux. Car tous ces chamboulements qui se produisent en lui, tous ces évènements qui se passent cachent quelque chose sur son passé. Et il a envie de savoir.
La promesse ... un élément important qui a sa part de mystère. A qui a-t-elle faite cette promesse et pourquoi ? C'est une des parts du passé caché.
Je vais te dire un truc, j'aime pas trop les mots quand il s'agit de sentiments. Je trouve que bien souvent ils gâchent tout. C'est pourquoi je les utilise peu. Les regards et gestes ont plus de valeur à mes yeux.
Pour les chaînes je sais pas trop quoi penser de ce que tu as écrit. Il y a bien les chaînes de son passé, mais je crois que toi tu parles de son passé oublié alors que ce n'est pas ce passé là. Il y a aussi les chaînes de Bill qui représente en quelque sorte l'espoir. Mais en aucun cas, celles-ci n'appartiennent à la mutilation. Et par contre tu n'as pas vu la dernière qui est la plus difficile étant peu abordée.
Pour la fin, tu n'es pas à l'ouest mais c'est pas totalement ça en fait. Il faut prendre les images qu'il voit comme telle. Comme si ça c'était vraiment passé en quelque sorte.


Coco : Merci pour ton com et je suis ravie que ce chapitre t'ai plut.

billou-und-tommy : Merci pour ton com. Pour ce qui est d'aller sur ta fic, ça va être dur car j'en lis tellement que je m'y perds et bien souvent ça me fait mal à la tête plutôt qu'autre chose. Réfléchir à ce qui s'est passé et tout ...


Charlene : NOUVELLE !!!!!! NOUVELLE !!!!!! NOUVELLE !!!!!! YAAAAATTTAAAAA !!!!!!!! T'inquiète pas je suis comme ça avec toutes mes nouvelles lectrices. Merci d'avoir laissé un com. Je suis contente qu'elle te plaise en tout cas.


yaoidrugsandrockandroll : KYA !!!!!! Encore nouvelle !!!! Bienvenue bienvenue !!!! Heureuse de te recevoir sur ma fic. Et surtout heureuse qu'elle te plaise. Et tu seras prévue comme tu l'as demandé.

alles-hier-ist-ohne-mich : Merci d'avoir répondu à toutes mes questions. Pour Bill, je viendrais sûrement à le décrire mais plus tard ... enfin je verrais bien.
Quand tu me parles que tu te demandes si il ne s'est pas passé quelque chose entre eux plus jeunes ... ben continue dans ce sens.
Alors pour ce qui est des chaînes tu t'es trompée. Mais c'est pas facile non plus. Celles dont tu me parles en premier sont fausses et n'existent pas. Par contre il a bien des chaînes qui représentent un espoir avec Bill. Et puis comme 99,9 %, tu n'as pas du tout vu la 3ième sorte de chaînes étant très difficile à voir.
Pour ce qui est du discours Ellana/Tom, reste dans cette voix, c'est la bonne. Et pour Simone aussi. Là, tu as tout juste =D.


nach-diir-kommt-niichts : Tiens t'es encore là toi ?? VIP mais c'était exceptionnel. Moi sadique ?? Ben oui et fière de l'être. Faudrait que tu le comprennes parce que je suis pas prêt de m'arrêter de si tôt.
Et Vive les balançoires !!!!!


Marine : Contente que ça te plaise ma puce.

Mama : La suite ??? Quand j'aurais pleins de coms xD. Sinon, ravie que ça t'ai plut.

x-nais-x6 : Merci pour tes coms. Je te rassure, Tom n'a pas perdu son ange.

buryme : En effet, les chaînes sont en quelque sorte une représentation des sentiments de Tom. Quant à Ellana c'est vrai qu'elle est au courant de tout. Comme tout le monde, sauf Tom.

non-pas-toi : ENCORE !!! Est-ce qu'un jour l'invasion des nouvelles lectrices cessera ?? J'espère pas vraiment. Alors sache que tu peux faire un roman sur ma fic, ça ne me gêne absolument pas du tout. Au contraire. J'aime bien savoir ce que penses mes lecteurs, ce qu'ils ont aimé et ressenti. Pour moi c'est important, ça m'aide à mieux écrire. Comme je sais que ma fic plait à pas mal de personnes mais c'est toujours agréable de savoir que d'autres l'apprécient car tout le monde ne peut pas aimer ce que j'écris, c'est normal après tout.
Enfin, merci d'avoir laissé une trace de toi. Et n'hésite pas à faire un discours sur ma fic.


zwin-th-fic : Merci pour tous ces coms sur chaque chapitre ça m'a fait très plaisir, vraiment. Je suis contente que ma fic te plaise en tout cas. Par contre pour ce qui est de ta fic, j'essaierais d'y aller mais je ne promets rien car j'en lis tellement que je mélange tout et ça devient plus un calvaire qu'un plaisir.

game-of-life : Pour les chaînes tu n'as pas vraiment décris alors je sais pas trop quoi en penser. Pour la souffrance, là je suis ok. Par contre pour le mensonge, je pense pas et pour l'abandon, je vois pas très bien ce que tu veux dire là. Qui est abandonné ? Qui l'a abandonné ?? ...
Ce que cache Ellana et les autres n'est pas quelque chose de mal. Par contre Ellana payée OO non pas du tout. Mais ton autre supposition est juste. Quant à l'orage, c'est bien par rapport à l'accident.


bananexpowaax124 : Je désespérais de ne pas te voir.
Merci pour tous tes compliments. Ça me touche énormément. J'en sui toute émue et rouge de gêne. J'ai pas l'habitude qu'on me complimente ainsi.
Pour les chaînes, déjà y en a 3. Mais les 2 que tu m'as citées sont juste. Il manque juste la dernière qui est la plus difficile à trouver, étant peu abordée.
Pour le discours d'Ellana, tu as tout comprit.
Quand tu parles plus loin des autres chaînes que tu penses à celles de l'amour, c'est celles là qu'il te manquait, la 3ième. Et c'est bien celle de l'amour en quelque sorte.
Le cri, c'est normal ce qui se passe avec. En fait c'est ... ça m'énerve t'ai pas la première qui m'en parle et à chaque fois j'arrive pas à expliquer sans tout dévoiler. Donc tu resteras dans le doute comme les autres. Désolée.
Le mot vent dans le mot de Bill est fait exprès. Il sent qu'il a une importance pour Tom (connexion entre jumeaux).
Enfin, il va bien y avoir en quelque sorte une, voire même des déclarations dans le chapitre suivant.
Ah et je suis désolée mais je vais avoir du mal à lire ta fic car je m'embrouille trop avec toutes celles que je lis déjà et je ne sais même plus ce qui se passe dans les chapitres précédents.


Hilf-miir-leben : Pas grave si t'arrive que maintenant. tu trouves que mes chapitres sont de mieux en mieux ? Je rougis maintenant. Je ne le pensais pas du tout. Moi j'écris et c'est tout.
je suis pas du tout désolée de te décevoir sur le mot de Bill xD. Pour la première phrase, les bouts de chair rosées sont des lèvres. Tu vois mieux maintenant ?
La suite.
Pour la promesse, enlève juste Simone et t'as vu juste. Par contre, elle ne l'aime pas plus qu'elle et c'est sûr qu'elle ne l'aime pas. Mais je ne dirais pas pourquoi, tu l'apprendras plus tard. Ah, pour ce qui est que Bill est son frère, elle essaye juste de lui ouvrir les yeux. Mais c'est pas avec ses paroles qu'il va comprendre qu'ils sont jumeaux.
Et pour la fin, ben je peux rien dire puisque tu n'as rien dit.


THfan-dream-fic : Je te rassure j'ai comprit ton com. Le mot de Bill est simple dans le choix des mots et des phrases et complexe dans le sens où il y a un second sens caché.
Pourquoi un tel aveu ? Pour montrer qu'elle est là, même si tout change autour de lui et qu'elle s'éloigne. Juste ça. Et puis pour le pousser un peu aussi à réfléchir.



Alors pas mal de difficultés pour bien comprendre ce chapitre.
Les chaines, il y en a 3. je vais brièvement vous les citer pour que vous vous situiez mieux. Il y a les douloureuses, celle du passé. Quand je dis passé, je parle de celui qui est connu de Tom, entre ses 7 ans et maintenant. Avant ça, il ignore sa vie.
Après celles qui sont plus douces mais qui parfois font mal. C'est celle de l'ange, de Bill aussi, celles du présent.
Et enfin, il y a les nouvelles chaines. Celles là, je vous laisse méditer dessus.

Biyouxxx à tous.


Sinièn

# Posté le jeudi 06 décembre 2007 13:18

Modifié le jeudi 24 janvier 2008 04:43

Chapitre 13 : Je t'aime

Chapitre 13 : Je t'aime
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Chapitre 13 : Je t'aime



Cette peur qui m'envahit à chaque fois. Ce sentiment effroyable qui prend possession de mon corps. Je me hais tant dans ces moments de faiblesse. Mon sang se glace et mon coeur ralentit jusqu'à se faire silencieux pour repartir dans une folle course à chaque grondement que j'entends. Mes mains tremblent, mon corps entier tremble. Je ne suis plus maître de moi. Je n'ai pas le pouvoir que je devrais avoir sur moi.
Je sens les bras de Bill m'apporter le réconfort dont j'ai tant besoin à chaque fois. Comme si il lisait en moi, comprenant mes craintes en cet instant. Alors je me blottis encore plus, attendant que ça passe. Son odeur m'apaise un peu. J'inspire son parfum afin de chasser cette faiblesse.

- Dis on plouf ensemble ? Plouf Tomi, plouf !!! Hihihihi !!! Promis ?
- Ah ! ... je ... t'aime ...
- Aaaaahhhhhh !!!!! Je t'ai ...
- To ... mi ... chouuuuu !!!! Hihihihi !!!
- Pourquoi ?


Des voix se mêlent, se mélangent. Je ne les reconnais plus. Pourtant elles semblent toutes appartenir à quelque chose ... il y a mon ange noir, le cri et d'autres ... qui se ressemblent étrangement. Je ne comprends plus. Des larmes coulent sur mes joues. Je ne peux les retenir. Mon corps est parcouru de spasmes ... je me trahis moi-même.

- Tom ... j'ai ... je dois aller aux toilettes, me murmure Bill en m'écartant de lui.

Je plonge mon regard dans le sien, essayant de lui faire comprendre de ne pas m'abandonner alors que l'orage n'est toujours pas passé.

- Je reviens tout de suite après. Promis, me dit il avant de disparaître dans le couloir.

Je me recroqueville dans le canapé, enfouissant mon visage entre mes bras et mes jambes. Je l'attends. Je sais qu'il va revenir. Mais que ce soit avant le prochain éclair ... avant que ce bruit qui me fait tant peur ne rugisse une fois de plus.
Et malheureusement pour moi, un éclair fend le ciel, suivi par un grondement. Je me crispe et cherche du regard ce dont j'ai besoin. Je tourne la tête sur la droite et vois Simone qui me fixe, n'osant s'avancer vers moi. Je ne réfléchis plus. Elle est là et est prête à m'aider.
Je me jette alors dans ses bras, qu'elle ouvre en grand pour m'accueillir. Elle a la même odeur que Bill. Mon visage se retrouve niché dans son cou et ses longs cheveux châtains. Ils sont si doux. Une main se loge sur ma nuque et me la masse, tandis que l'autre se pose sur mon bras et le caresse lentement. Je me laisse aller à ces caresses, marque de tendresse qui me rappellent un peu ma mère.
Quelque chose me mouille dans le cou. Je réalise alors que des larmes qui ne m'appartiennent pas coulent sur ma peau. Ce sont ses larmes. La mère de Bill est en train de pleurer contre moi.

- Tom ..., gémit elle entre deux sanglots.

- Je vous aime, mes anges. Je vous aime.

Le dernier mot résonne en moi. Aime. Puis lentement, je m'aperçois que l'orage a cessé. Je me détache brusquement de l'étreinte de Simone. On est seul dans le salon, comme si les autres n'avaient pas voulu nous déranger. Je ne jette même pas un dernier regard à la personne qui m'a réconforté. En passant devant la cuisine, je remarque que ma mère, ma s½ur et Bill parlent. Je ne veux pas les voir. J'ai si honte de ce que je suis.
Une fois dans ma chambre, je m'écroule sur mon lit. Mon visage s'enfonce dans l'oreiller, mais il manque quelque chose. A tâtons, je cherche la feuille et l'attrape pour la poser à coté de moi. Une légère vague épicée vient à moi et je sens alors que c'était seulement ça qui me manquait. Et comme la plus part du temps, après avoir pleuré, je m'endors, épuisé.

- Aime. Aime. Aime. Aime. Aime.


Mon ange pose ses lèvres sur mon front tout en me disant cet unique mot. Sa bouche migre sur mes tempes, puis mes yeux. Elle descend encore embrassant le bout de mon nez, chacune de mes joues pour finir sur mon menton. Ses mains serrent les miennes et il continue sa litanie. Mes doigts reçoivent chacun, eux aussi, un baiser. Je frissonne et ressens juste la joie qui s'empare de mon être. Ses lèvres sont si douces.

Je me réveille à contre c½ur, voulant rester dans ce rêve si chaleureux. Sa voix résonne encore en moi puis finit par disparaître. J'ai dormi tout l'après midi. Étrangement, j'ai faim. Habituellement c'est ma mère ou Ellana qui me rappellent l'heure de manger.

La nuit est en train de tomber et le ciel commence à s'éclaircir. Les nuages noirs se dissipent laissant entrevoir les premières étoiles et une partie de la blancheur céleste.
J'ouvre la fenêtre pour laisser l'air froid, presque piquant venir me caresser, m'électriser. J'inspire l'odeur de l'herbe mouillée, les restes de la pluie dans cette verdure et referme la fenêtre après ces quelques secondes. Mon ventre gargouille, me rappelant mon envie.
Je descends alors. A mi-chemin dans l'escalier, j'entends des voix provenant de la cuisine.

- Ils sont encore en train d'essayer de trouver la panne et la fuite dans la maison, dit une voix que je reconnais comme étant celle de la mère de Bill.
- Je pense que vous aller rester manger à la maison ce soir, réplique ma mère.
- Je ne voudrais pas te gêner ... le gêner.
- Simone, il n'a pas à choisir !! De toute façon ce n'est que retarder l'échéance
, s'exclame ma s½ur.
- Oui, mais j'ai peur. Et si ... si ça recommençait ? Je ne pourrais pas vivre ça une seconde fois. C'était déjà si dur quand ça s'est passé. Je ne le supporterais pas. Son visage ... ses yeux ... sa voix si ... si ... tout en lui ... je l'aime tant.

Elle semble pleurer. Moi, je reste, comme un voleur, dans la pénombre du couloir, écoutant leur conversation dont je ne saisis pas tout le sens.

- Maman, calme toi. Ça ne sert à rien de ressasser le passé. Et je ne pense pas que ça se reproduira. Regarde déjà avec moi. Je suis si heureux. Je n'arrive toujours pas à y croire. J'ai l'impression de revivre.
- Moi aussi Bill. Moi aussi.


Je décide de faire irruption à ce moment, mon estomac ne cessant pas de crier famine. Je fais comme si personne n'était là. Un paquet de gâteau et un bout de pain. Je sais qu'ils me regardent, me fixent. Mais j'évite d'y penser. Puis je repars comme je suis arrivé, sans un mot, sans un regard pour eux. J'aurais pu continuer et monter dans ma chambre pour combler mon ventre. Mais une force me pousse à retourner à ma précédente cachette et d'écouter une fois de plus leur conversation.
Des pleurs me parviennent alors.

- Simone calme toi, dit Ellana d'une voix rassurante. S'il te plait.
- Oui, tu as raison, renifle t'elle. Ça ne sert à rien de me mettre dans de pareils états pour ça.
- Tom est toujours comme ça
, intervient ma mère. Mais c'est déjà mieux qu'avant, beaucoup mieux. Je pense que c'est sur la bonne voie. Et puis on ne peut pas lui demander de t'accepter du jour au lendemain. Il a toujours refusé d'avoir des contacts avec les autres.
- Je sais, tu me l'as déjà dit. C'est juste que ... que c'est dur. Je l'aime.


En entendant ces quelques mots, je sursaute et monte en courant dans ma chambre. Je m'enferme à double tour et laisse mon corps glisser le long de la porte.
De quel droit ... comment peut elle affirmer m'aimer ? Je ne la connais pas et elle ne me connaît pas. Elle n'a pas le droit de tout façon de m'aimer. Personne n'a le droit. Moi-même je ne m'aime pas.
En fait si ... il y a une personne qui a le droit. C'est la seule et l'unique qui peut me le dire.
Mon ange.
Lui seul m'aime. Les autres ce n'est qu'illusion et mensonge. Qu'une pâle copie de ce qu'il appelle aimer.

J'entends encore ses mots résonner en moi. Ils ne veulent pas partir. Ils cognent et me font mal. Comme si ils essayaient de rentrer en moi, au plus profond. Mais je sais bien qu'ils ne sont que des mensonges. J'essaye de les chasser mais ils résistent. Je ne suis pas assez fort. Ils persistent et leur venin commence à se répandre en moi. Plus fort, plus violent, plus douloureux. C'est horrible !!!!
Je dois m'échapper de ce monde, celui où le mot aimer n'est qu'un mot parmi tant d'autres ... qui n'a aucune valeur. Je pourrais aller retrouver mon ange mais je ne l'entends pas, je n'y arrive pas. Je prends avec moi les deux boites blanches, si semblables et si opposées en même temps, et sors de la maison en sautant par ma fenêtre.
Je cours comme si ma vie en dépendait. Le vent me fouette, me glace. Mais je ne ressens rien. Quand j'arrive devant mon orchis, je me laisse tomber à genoux devant elle. Je voudrais pleurer, sentir l'eau salée me brûler la peau, mais je n'y arrive même pas.

- Aide moi. Je t'en pris. Aide moi. Je ne sais plus quoi faire. Je ne veux plus entendre ces mots ... ses mots. Ils sont si horribles dans sa bouche. Elle n'a pas le droit de s'approprier ça, de s'approprier le droit de m'aimer. Moi je la hais. Pourquoi sa voix reste en moi ? Je veux juste qu'elle sorte, juste ça. Rien d'autre. Ne plus entendre ces quelques mots qui n'auraient jamais du sortir de sa bouche.

Tout en parlant à ma perfection, mes mains tremblantes sortent de mes poches ce que j'ai pris juste avant de partir. Je dépose les deux boites devant moi. Je sais très bien laquelle est la mienne et laquelle est celle de Klaus. Une personne normale, ne connaissant pas leur histoire, ne pourrait les différencier, mais moi j'y arrive. Car leur histoire, c'est la mienne. Je soulève chaque couvercle et deux lames identiques s'offrent à moi sous la lumière blafarde de la lune. Je ne sais pas laquelle prendre. Celle de gauche ou celle de droite ? Je cherche un espoir, un signe me montrant ce que je dois faire. Mais rien ne vient, tout reste tel quel et son “je l'aime” hurle encore toujours plus dans mes oreilles. Je pose mes mains sur ces dernières dans une vaine tentative de ne plus entendre. Et ça me fait encore plus mal qu'avant. Je suis comme prisonnier, enchaîné.

J'attrape la lame de gauche et remonte ma manche juste avant de la poser sur ma peau. J'appuie et la fait glisser sur mon épiderme. Le sang se met à perler de ma nouvelle plaie. Comme toujours ça me fait mal, très peu mais je sens quand même la coupure que j'approfondis un peu plus. Je veux avoir mal, m'échapper dans mon monde où je sais que rien ne m'atteint, que je suis à l'abri. Je ferme les yeux et continue de tracer des arabesques sur mon bras. Mais ça ne suffit toujours pas. Alors je passe à ma jambe. Et le sang coule le long de mon corps pour tomber dans la terre noire et rouge de mes précédentes tentatives de fuir. Car même si j'y arrive toujours, je finis à un moment ou à un autre à revenir dans le monde réel.
Le froid est doucement remplacé par une chaleur réconfortante mais les sons ne s'estompent pas. Rien n'y fait. J'ai beau aller plus profond et plus loin sur ma peau, ils résistent. Je vois la lumière blanche devant moi, mais ne peux la saisir. Ma main n'a plus la force de m'infliger cette douce torture qui finalement ne me soulage pas.

Je relâche l'objet de ma presque libération et m'allonge sur le dos. Je ne sais plus quoi faire. Les remèdes à mes maux, à ses mots ne marchent plus. Comme si ils n'étaient plus assez forts. Et c'est alors que la solution s'impose en moi. Je me relève, un peu difficilement. Je titube quelques secondes et finis par retrouver mon équilibre. Je sors du parc d'un pas nonchalant. Je me rappelle encore où c'est. Pourtant cela fait longtemps que je n'y suis pas retourné. J'avance sans me soucier de ce qui m'entoure. Les voitures illuminent la route, m'éblouissant parfois. Les passants m'observent comme si j'étais un chient errant. Ils n'ont peut-être pas tort. J'erre. Puis mon pas s'accélère. J'en ai besoin là, tout de suite. Je ne supporte plus d'entendre ces mots. Et comme si le monde entier s'était ligué contre moi les gens que je croise les utilisent. Ne voient ils pas leur vrai valeur ?
Je suis en train de courir le long de cette grande avenue que j'ai vue et revue des centaines de fois pour ne plus la voir du tout un beau jour. Des lumières, boules blanches, dansent devant moi. Ressemblance avec une piste d'atterrissage, je m'y dirige sans peur, à toute vitesse. Moi aussi je veux atterrir poser les pieds sur terre et comprendre. Sentir l'air emplir mes poumons, la chaleur du soleil réchauffer ma peau meurtrie.
Au fur et à mesure que j'avance, je reconnais l'endroit comme si je ne l'avais jamais quitté. Et je retrouve mon endroit, celui à l'écart des autres, où l'on ne me voit que si l'on y prête attention. Mais les gens filent, roulent, regardant devant eux, mais jamais à coté. Et personne ne me voit. Personne ne voit mon corps grimper sur le bord, faire face au vide, une main accrochée à un hauban. Derrière moi, les voitures roulent du plus vite qu'elles peuvent. Les klaxons criant au chauffard, les pneus crissant sur le goudron, les radios déchaînées. Même avec tout ce bruit, je continue d'entendre ces quelques mots. Je me concentre alors sur ce vide ... un vide noir vers lequel je me penche toujours plus. Le vent souffle dans mes oreilles, sifflant des mots que je ne comprends pas. Je me sens attiré comme un aimant vers ce gouffre sans fond. Je tends mon bras libre, essayant d'attraper ce semblant d'apaisement. Et doucement, les doigts de mon autre main relâchent leur emprise, me faisant toujours pencher un peu plus. Est-ce que cette fois je vais m'arrêter ? Ou vais-je lâcher pour de bon ?
Alors que j'hésite, mon portable vibre dans ma poche. En temps normal je n'y aurais pas prêté attention. Mais là je sens que c'est important, qu'il faut que je réponde. J'appuie sur la touche verte, me demandant qui cela peut il bien être.

- A ... allo ? Dis je d'une voix faible, dans un murmure.

Mais personne ne me répond. Un souffle lent qui s'accélère de plus en plus. Qui est-ce ? Je reste quelques instants à écouter cette respiration. Inconsciemment, je calque la mienne dessus. Mais l'inconnu reste muet. Mon corps, qui s'était reculé, se repenche à nouveau. Seul les bouts de mes doigts me retiennent. Mais plus pour très longtemps. Oui, je vais plonger vers cette délivrance pour ne plus jamais la quitter. Je n'ai plus qu'à ouvrir totalement ma main et je tomberais pour toujours.

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[Je voulais arrêter là, au départ mais deux raisons ont fait que non. Déjà mon chapitre est trop court. Et ensuite ce qui va suivre est toujours en rapport avec le titre de ce chapitre. Donc ça m'aurait embêté de le mettre dans le chapitre suivant. Suis gentille hein ? =D]

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- Je t'aime.

Je ressers ma prise que j'allais lâcher. Je suis suspendu à moitié dans le vide mais bien accroché de l'autre coté. Alors que les doigts qui me retiennent se sont refermés, ceux de mon autre main se sont ouverts. Je vois mon portable tomber du pont ; à ma place. Et c'est comme si je me voyais moi. Pourquoi cette personne m'a t'elle dit ces mots ? Et pourquoi cette fois je ne trouve pas ça déplacé, inadapté ? Et puis surtout qui était-ce ?

Je descends de mon perchoir et m'assois sur le trottoir, m'adossant au mur sur lequel j'étais il y a de cela quelques secondes. Mon c½ur bat à toute vitesse. C'est dû à cette voix mystérieuse. Je sens une chose me serrer le c½ur, le comprimant. Mais ce n'est pas douloureux. Au contraire même. Je crois ... on dirait que ce sont juste les nouvelles chaînes, celles que je ne ressens que rarement qui se font plus présentes, suite à l'entente de ces quelques mots. Je me rends compte alors que la voix de Simone a disparu. C'est calme, sans bruit. Comme si j'étais seul. Et pourtant je sens que je ne le suis pas. Je me relève et rentre chez moi. Pendant tout le trajet, une multitude de questions se bousculent en moi. Quand je pénètre dans ma maison, tout le monde est attablé dans la salle à manger. Les discutions cessent et les regards se tournent vers moi. Mais je n'y prête pas attention et monte dans ma chambre. Il y fait froid, la fenêtre étant restée ouverte. Je la referme, enfile mon pyjama et me couche sous ma couette.

Aimer ... Les gens n'ont que ce mot à la bouche. Ils l'emploient à tout vent, pour tout et n'importe quoi. Ils en parlent comme on parle de la pluie et du beau temps. La valeur de ce mot semble oubliée, effacée. Moi, je n'ai jamais dit à qui que ce soit que je l'aimais. Pas que je déteste les gens ; mais j'estime que ces mots sont réservés à une personne particulière. Je ne sais pas qui c'est et je ne sais pas si je la rencontrerais un jour. Peut-être que je ne dirais jamais ces mots ... je l'ignore.
Et puis après tout qu'est-ce que aimer ? Un sentiment ...
Certain disent qu'on le sait car l'on pense toujours à la personne ; que l'on a des sueurs froides en la voyant ; que l'on ne veut qu'une chose, l'avoir prêt de nous ; que notre estomac se noue. Comme si le fait d'aimer était une réaction en chaîne presque comme un objet avec un mode d'emploi ou une maladie avec des symptômes. Après tout l'on dit bien que certains sont malades d'amour ...
Moi j'ignore tout de l'amour. On dit m'aimer et on dit que la plus belle chose qui puisse arriver c'est d'aimer et de l'être en retour. Je ne sais pas si c'est vrai ou si c'est faux. Je ne juge pas les choses que je ne connais pas. Mais j'estime que les gens qui disent m'aimer devraient être plus respectueux envers ces quelques mots. Ils sont tellement égoistes ...
Ellana, elle, ne m'a jamais dit qu'elle m'aimait. Au contraire même. Ça a le mérite au moins d'être clair et vrai. Ma mère, elle me le dit parfois mais je ne lui ai jamais répondu. Quant à mon père, il est souvent absent et n'est pas très démonstratif. Et puis il y a eu cette femme qui a osé dire ces mots sans me connaître. Moi par contre je la déteste.
Et enfin cette personne au téléphone. Je n'ai pas reconnu la voix. Pourtant je l'ai déjà entendue. Et, étrangement pour la première fois, ces mots m'ont touchés. Eux qui avant glissaient sur moi ont percés ma carapace et ont atteint mon c½ur. Je voudrais tant savoir qui était cette personne. Juste pour la remercier de m'avoir fait ressentir ça. Grâce à elle, j'ai senti des chaînes se resserrer autour de moi, de mon âme et me retenir. Lesquelles ? Je dirais les plus belles. Celles toutes douces que je ne ressens que très peu. Mais qui me procurent un bonheur sans limite. Malheureusement leur sensation s'évapore trop vide et trop brusquement.
Ressentir encore une fois cette sensation, frôler les maillons froids qui me procurent de la chaleur, les serrer encore plus jusqu'à m'en étouffer. Juste ça ... je veux juste ça ... encore une fois.

- Ah ! ... je ... t'aime ...

Un faible sourire, mais qui vient du fond du c½ur se dessine sur mes lèvres. Peut-être était ce mon ange qui m'a dit qu'il m'aimait sur ce pont ? Oui, c'est lui, j'en suis sûr. La même vaque de plaisir est montée en moi. C'était mon ange ... il existe. Et maintenant que je sais ça, chaque fois qu'il me dira ces quelques mots qu'il est le seul en droit de me chuchoter, je laisserais mon c½ur battre à tout rompre.

- To ... mi ... han ... tu, je ... je ... ah ! ... je t'aime.

Je ne sais pas si moi aussi ... mais peut-être que oui ...



OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Euh ... Chais pas pourquoi je le sens mal ce chapitre ... parce que je sens que vous allez être encore plus perdu qu'avant. Je me trompe ?
Si c'est l
e cas, je suis vraiment désolé, je le fais pas exprêt (c'est vrai en plus).
- Sinon
vous en pensez quoi ?
- La discution que surprent Tom, de quoi parlent elles selon vous ? Est ce vous avez une supposition de ce qui s'est passé y a 10 ans ?
-
Pourquoi, à votre avis, le fait de se mutiler et d'aller dans son parc n'a pas fait effet ?
-
Et le pont, ça vous rapelle quelque chose ?
-Selon v
ous, qui lui dit Je t'aime sur le pont ? Je pense que c'est assez facile ça, enfin pour moi. mais vu que je connais tout c'est logique ... bref, je verrais.
-
Et à propos des chaines, c'est un peu plus clair maintenant ou c'est pareil, voire pire ? J'espère que c'est pas pire quand même xD.
- Et
mon petit passage philosophique sur le verbe aimer, c'est une horreur non ? Je suis parti en couille là. Quand je suis lancé je réfléchis plus. j'écris, j'écris et c'est tout. Et bien sur je ne me relis pas, car je n'aime pas ça.
-
Sinon des questions ? Des remarques ?

Je
n'ai encore rien écrit sur le chapitre 14 mais je pense que je vais l'intituler Je, tu ... nous ?
Alors qu
e va t'il se passer ? J'attends vos avis avec impatience.
Biyou
xxx à vous tous

EDIT : Premier chapitre de ma nouvelle fic en ligne --> LA



Sinièn


Pix : Un coeur magnifique je trouve
Musique en écoutance : All the Best Dreams - Codeseven

# Posté le jeudi 06 décembre 2007 14:03

Modifié le jeudi 24 janvier 2008 04:45